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 En tête à tête [Missy]

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Dwight Jackson
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MessageSujet: En tête à tête [Missy]   Dim 31 Oct - 12:47

Je fermais les yeux, les bras croisés sur la poitrine, l'épaule contre le mur, un pied par terre, l'autre contre une poubelle d'une rue malfamée. Le temps passait et je m'impatientais. Je fis craquer les os de ma nuque. Il commençait à faire froid et il y avait une légère fumée blanche qui sortait quand je respirais bouche ouverte. J'étais pas frileux, mais y'avait quand même des limites. On était en train de me faire poireauter comme dans un bizutage et je n'aimais pas ça. Ils étaient en train de me mettre à l'épreuve ou quoi? Ca n'allait pas durer bien longtemps si ça continuait. J'avais faim. C'était malin ça.

Je me décidais à bouger, me redressant, décroisant les bras pour foutre les mains dans les poches. Je fis quelques pas dans la rue, jusqu'à croiser une fenêtre cassée. Mon reflet me renvoya l'image d'un homme que j'avais bien du mal à reconnaître. Cela faisait quelques temps que j'étais comme ça, mais c'était toujours bizarre de ne pas se reconnaître. Bah, au moins j'étais tranquille quant à la police, mais il me fallait refaire toute une célébrité, vu que je n'avais plus la même tronche. Rah bah, moi j'avais rien demandé, on m'avait tout refait gratos. Tant mieux, pour l'instant, on pouvait dire que j'avais une sorte de famille. Mais fallait pas non plus qu'ils me cherchent sinon ils finiront comme la famille qui m'avait vu naître, c'est à dire en bain de sang, torturés et ma très chère soeur violée. Ah!

Un large sourire traversa mes traits alors que je reprenais la marche. Ca c'était le bon temps. Si je ne voulais pas me rouiller, fallait recommencer, non? Heureusement qu'on m'en avait proposé une, de mission. Bien que surtout, fallait que je surveille une donzelle. J'étais pas là pour faire la babysitter, mais si fallait ça pour pouvoir avoir du sang sur les mains, alors tant pis, j'allais me sacrifier pour une fois. Fallait pas être trop demandeur en ce moment. J'avais pas encore vu une jolie proie à zigouiller... Pas encore, mais je sentais que cela n'allait pas tarder. Je finis par arriver au lieu de rendez-vous. Un coin de rue, avec un vendeur à hot-dog. Même tard le soir, il était là, les passants se faisaient rares et je baillais alors que je prenais place sur une poubelle, le dos vouté, les cheveux dans mon dos.

Je ne savais pas qui on allait tuer, où on allait tuer, le pourquoi, le comment. Tout ce qu'il comptait, c'était bien qu'on allait tuer et c'était la seule chose qui me motiver. Le rendez-vous avait été fait par Miss Otehima. Drôle de nom pour une russe, non? Bah, c'était pas mes affaires. Le seul problème que je voyais, c'était que c'était bien une demoiselle qui allait apparaître et mes instincts meurtriers allaient vouloir que je lui saute dessus, littéralement. Il allait falloir que je me retienne. Mais plus elle tarderait, plus j'aurai envie de tuer. Pour ta survie, Miss Otehima... Dépèche-toi.
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Missy Otehima
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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Mar 2 Nov - 19:13

    La Dodge Caliber noir roulait doucement vers le lieu de rendez-vous qu’avait donné Missy. Où elle devait rejoindre un intéressé de la famille et qui avait été engagé comme aidant pour la jeune femme pour l’exécution de trois personnes ce soir. Cette « mission » n’avait rien de bien compliqué pour elle, mais Vladimir avait insisté à ce qu’elle soit accompagné et assisté sous prétexte qu’il voulait voir ce que Rampage avait dans le ventre. Mais elle fut bien avertit de se méfier de lui, en lui faisant part qu’il aimait tuer les femmes. Missy allait compter là-dessus, mais elle n’avait aucunement peur de cet homme, car elle voulait d’abord se donner sa propre idée de lui. Donc pour la peur, c’était à voir…

    Elle arriva à la rue correspondante, garant sa voiture près d’un vendeur à hot-dog. Après avoir fermé le contact, elle rangea son baretta dans sa housse sous son manteau et débarqua aussitôt de son véhicule. Une fumée sortit tout de suite de sa bouche, preuve qu’il faisait froid et qu’elle avait bien fait d’emmener son manteau. Pour ce genre de circonstance, elle optait pour des vêtements sombre, quelque fois avec un peu de sobriété, mais confortable… Au cas où il faudrait courir. En apparence, elle était de noir de la tête aux pieds, ses jeans s’agençait bien avec ses converse. Seule sa chemise était blanche, mais caché par son manteau en feutrine capuchonné. Elle balaya du regard la rue quasiment vide où seul le vendeur à hot-dog occupait et elle avança vers celui-ci, mais croisa soudain une ombre perché sur une poubelle. Sans plus attendre, elle se tourna mieux vers elle, remarquant la silhouette masculine. Il avait tout les caractéristiques qu’on lui avait données. Athlétique, imposant et les cheveux l’aidaient à le reconnaître. Sauf qu’elle pouvait ajouter qu’elle le trouvait d’une certaine manière… Attirant ?


    « Bonsoir… Rampage ? »

    Sa voix était calme, basse. Les mains dans ses poches, elle en sortit une pour la lui tendre. Missy était de nature polie et elle le restait peu importe avec qui elle avait affaire. Le temps des présentations devait se faire vite, car bientôt ils devront rejoindre une autre rue, mais à pieds. Là, se trouvait une vielle entrepôt où leur trafic de drogue se déroulait tranquillement. Sauf que les dealers auraient perdu une partie de marchandise assez importante et une punition était de mise, car ça sentait le vole derrière tout cela. Elle devra lui expliquer tout ça, dans le prochain post mais pour le moment, elle l’invita à marcher vers une ruelle.

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Dwight Jackson
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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Mer 3 Nov - 11:01

Sur ma poubelle je me rappelais de quelques unes de mes victimes, cherchant à améliorer mes façons de procéder. La police avait été sur les traces de Bloodbath un bon paquet d'années, sans jamais arriver à me chopper, pourtant, c'était pas non plus pour autant que je me terrait dans un terrier à lapins en attendant qu'ils me choppent, loin de là, je vivais presque au grand jour et je me faisais de nouvelles victimes. Pourquoi ils n'avaient pas réussi à mettre la main sur moi, hmm? Quelle bande de bras cassés. Mais ce qui était bien aujourd'hui, c'était que Markarov m'avait offert un nouveau visage. La compensation pour le moment, c'était de faire du babysitter. Pouf... Très difficile, du moins, ça, c'était du sarcasme ironique. Ca serait surtout très chiant. Enfin, si la demoiselle me laissait faire tout le boulot, elle pourrait peut-être s'en sortir vivante... Une erreur humaine est si vite arrivée, elle ne regarde pas où elle met les pieds et hop, mourue! Et puis j'irais retrouver Markarov et lui dirait bêtement qu'on l'avait agressé. Oh, surement qu'il prendra pas le mensonge, mais au moins j'aurai contenté mon appétit insatiable de chair fraiche et tendre d'une demoiselle...

« Bonsoir… Rampage ? »

Et merde, à force de bailler aux corneilles à ce carrefour plus déprimant qu'un lendemain de Noël, voilà que je me faisais surprendre dans mes propres pensées... Elle connaissait mon nom, donc c'était la fille que je devais accompagner. Sans l'ombre d'une gêne quelconque, je la détaillais de la tête aux pieds, malgré le fait qu'elle portait un manteau. Dommage, j'aurai pu découvrir bien des monts et des vaux. Une beauté comme ça, c'était du gachis que de la laisser vagabonder vivante... Un sourire machiavélique traversa sans que je ne m'en rende compte mes lèvres closes, pour tout signe de présentation. Je descendais de ma poubelle et regarda sa main qu'elle tendait. Si elle croyait que j'allais la lui serrer, elle pouvait toujours courir. Si jamais je la touchais, c'était pour en faire de la pâté pour chat... Non, pas pour chat, pour chien, ouai, parce que je ne voudrais pas que les chats deviennent malades avec de la chaire humaine. Elle dut comprendre que je n'étais pas là par choix, encore moins par envie parce qu'elle indiqua une ruelle, que je pris immédiatement sans attendre d'explications. Pas besoin d'info, pas besoin de présentation, encore moins de dessin. Qui on allait tuer, quand on allait tuer, pourquoi on allait tuer, où on allait tuer, c'était pas mes oignons, elle n'aura qu'à le dire si elle le voulait, mais c'était pas moi qui allait lui demander tout ça, j'en avais rien à faire.

Les russes devaient être devins, car pour le moment, les filles que j'avais vu chez eux n'étaient pas celles que je voulais massacrer pour le moment. Je suivais un modèle très précis et malheureusement, je n'avais pas encore trouvé ma prochaine victime dans les rues de Seven Sins City. La russe, visiblement Miss Otehima était drôlement bien jolie, des yeux clairs, une peau pâle, des cheveux noir corbeau. Vraiment le type d'un ange déchu. Magnifique. Ma main gantée, alla serrer la petite cuillère au fond de ma poche. Non, non, non, non, pas encore, pas encore... Je marchais tout droit, sans lambiner, sans papilloner, toutes mes pensées étaient centrées sur: non tu ne dois pas la tuer... pas encore... Markarov serait vraiment pas content s'il apprenait que son agent avait été zigouillé alors qu'elle n'avait pas fait son boulot, là, c'était certain, ça retomberait sur moi. Mais c'était plus fort que moi, cette fille attisait ma curiosité et je me rappelais des cours de biologie. Il faut toujours faire des expériences, il n'y a que comme cela que l'on progresse. Merci professeur... Je m'y attèlerais dès que la demoiselle m'aura dit où nous allions et pour quoi faire... J'allais passer une bonne soirée, finalement...
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Missy Otehima
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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Jeu 4 Nov - 20:43

    Sans vraiment se soucier de l’indifférence de Rampage face à sa main, elle continua la marche, suivant de près l’homme. Pour l’instant, il ne faisait pas bonne impression, mais Missy ne s’en faisait pas pour autant. Elle avait surtout hâte de le voir à l’œuvre, lorsqu’il agira lors de la punition. Son patron lui avait bien prévenu que ce serait quelque chose à voir et à ne pas manquer. Missy avait compris que la famille l’avait à l’œil pour cela, mais est-ce qu’ils l’inviteront à être l’un des membres ? Ça aussi, elle avait hâte de voir. Depuis peu, depuis qu’elle l’a vu, Rampage la fascinait… Ils arrivaient tout deux à une autre ruelle et Missy la guida vers la gauche, juste avant de commencer son explication. Enfin, elle l’entama par une phrase pour briser le silence.

    « Tu n’es pas très bavard… Enfin, ce n’est pas grave. » Dit-elle dans un léger sourire tout en regardant droit devant elle. « Donc, ce soir, on va faire une visite surprise dans un entrepôt qui se trouve à quinze minutes de marche d’ici… On doit y aller à pieds par simple discrétion, car je ne veux pas que les types tendent de s’échapper ou se cacher en nous voyant. Donc, le truc est simple, ça va être leur fête et on les élimine après. Ils sont trois... »

    Elle arrêta son explication là-dessus, en pensant que c’était bien suffisant. Si son compagnon désirait d’autres informations, il n’aurait qu’à lui demander. Missy glissa une main dans son manteau, vérifiant son arme, se préparant physiquement et mentalement de ce qui allait venir avec les dealers. Le faite qu’aucun d’eux n’étaient Makarov, les tués était facilement optionnelle, sauf si ça avait été le cas, une simple punition aurait été apte. Elle songeait à laisser Rampage liquider les gars, mais elle voulait savoir quelque chose…

    « Tu es… armé ? » Elle s’était tournée vers lui sans cesser de marcher, regardant son visage qui la captivait encore plus. « Si c’est le cas, je te laisse t’occuper d’eux et tu me montrera ce que tu as dans le ventre. »

    Un nouveau sourire vint à ces lèvres. Elle devrait avoir peur de lui ? Pour l’instant, c’était toujours indéfini, mais les pensées de la jeune femme étaient surtout occuper par l’élimination des dealeurs. Et puis, elle était en mesure à ce défendre, très bien même. Ça donnait l’impression que Rampage la sous-estime, elle qui est pourtant une tueuse, de corps et âme. Cette facette était voilée cependant et elle aurait du mal à le lui montrer, surtout qu’elle venait de lui donner le travail de l’élimination, mais c’était son choix et elle l’assumait d’un sourire énigmatique. Encore une fois, Missy guidait son « coéquipier » dans les ruelles isolées de Seven Sins.

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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Ven 5 Nov - 2:30

Marcher dans la rue, comme un couple ordinaire. Rien que l'idée me donnait tout plein de frissons bien désagréables. J'aimais pas cette situation. Ils ne pouvaient pas m'envoyer deux trois imbéciles à décapiter que je sois tranquilles, plutôt que ce genre de cinéma. D'accord, on devait faire ses preuves, mais j'avais déjà tout un palmarès à mon actif. Depuis le cassage de gu*ule par l'autre chiot de Keller, je devais tout recommencer à zéro. Et s'il y avait bien quelque chose qui ne passait pas, c'était mon CV à tout recommencer. Il était suffisament rempli à mon humble avis. Pourquoi ne pouvaient-ils pas se fier à ça, hein? Keller, j'aurais sa peau un jour.

« Tu n’es pas très bavard… Enfin, ce n’est pas grave. Donc, ce soir, on va faire une visite surprise dans un entrepôt qui se trouve à quinze minutes de marche d’ici… On doit y aller à pieds par simple discrétion, car je ne veux pas que les types tendent de s’échapper ou se cacher en nous voyant. Donc, le truc est simple, ça va être leur fête et on les élimine après. Ils sont trois... »

Pff... Mais qu'elle était cruche. Pas bavard... Parce qu'il fallait être une pie pour faire bonne impression. Je ne voyais pas pourquoi je devais parler, je ne voyais pas pourquoi je devais LUI parler. Si elle n'avait rien d'intéressant à raconter, alors qu'elle se taise. Zut à la fin. J'aimais pas déjà la tournure que cela prenait, si on devait rendre la torture encore plus difficile, non, non, non. C'est à peine si je réagis aux débuts de ces paroles. Elle enchaîna par la description de la mission, enfin, le début. Visite surprise... OK... Ca c'était ma spécialité... Arriver sans un bruit, dans une ombre et observer le regard terrifié de sa victime dans le blanc des yeux. Magnifique. HEIN? 15 minutes, mais fallait grouiller! Pas question de tenir la papote pendant un quart d'heure. Allez, mémé, dépèche-toi. Ouai, ouai, de la discrétion, mais de la rapide discrétion alors... Avance ton popotin... Ca me tuait les nerfs la marche lente... Qu'ils essaient de s'échapper, qu'ils essaient de se cacher, ils ne connaissaient pas Rampage, et la demoiselle non plus ne connaissait pas le tueur en série que je pouvais être. J'étais plus un animal qu'autre chose maintenant, l'attrait du sang, sa douce odeur et le formidable souvenir de ce cours de biologie. J'avais hâte de le mettre en pratique. Faire leur fête, pas de problème, les éliminer pas de problème, ils sont trois, pas de pr... QUOI? Je me figeais dans mes pas, le regard rond comme des soucoupes, droit devant moi. En moins d'une seconde, je l'avais attrapé par le col de son manteau et l'avais plaquée contre le mur, rapprochant mon visage à quelques centimètres du sien.

- Trois? TROIS? Tu me fais chier pour... TROIS couillons? C'est même plus une babysitter que je dois être, c'est mère poule.

Je la lachais brutalement, préférant shooter dans une poubelle plutôt que de lui défoncer son joli petit minois. Ce faisant, mes cheveux tressés volèrent au vent, genre l'Oréal parce que je le vaux bien, ou bien Herbal Essence ou une connerie du genre. J'y croyais pas, bon sang. Les russes étaient vraiment des quilles en la matière. Ah, ça fait le beau, le fort, le résistant, mais ils envoyaient deux mains pour trois branleurs de premier ordre. C'était comme si il y avait deux tapettes à mouches contre trois scarabées... Franchement, un de nous était de trop et je parierais que c'était celui qui avait un chromosome Y... Ouai, moi quoi... Si elle pouvait pas faire le boulot toute seule, c'était bien qu'elle servait à rien. Calme, calme, calme... Je ferais du hachis avec son visage plus tard. Les Markarov avaient bien dit de ne pas l'abîmer, elle. Je ferais attention, du moins pour l'instant.

« Tu es… armé ? Si c’est le cas, je te laisse t’occuper d’eux et tu me montreras ce que tu as dans le ventre. »

Nous avions repris la route, d'une part pour que je passe mes nerfs tranquillement, d'autre part parce que la mission n'attendait pas non plus. Quand elle me demanda si j'étais armé, je la regardait comme une vache regarde un train passer. Elle devait vraiment se foutre de ma tronche. Ou alors elle ne savait absolument pas qui était Rampage. Je soupirais, je devais vraiment refaire mon CV en entier? Elle n'était qu'un soldat dans cette guerre de prise de pouvoir de la ville. Pourquoi je devais m'enquiquiner à tout lui expliquer? Je haussais les épaules et fourrais mes mains dans mes poches.

- Nan. J'ai pas besoin. J'ai pas besoin de montrer ce que j'ai dans le ventre et j'ai pas envie de materner non plus. La mission, c'est quoi? Les zigouiller, les torturer, les faire parler? Si c'est une des deux premières réponses, tu me les laisses, si c'est la dernière, j'ai pas envie de jouer et je te les laisse. Mais arrête de m'insulter comme un bleu qui débute, j'étais déjà en train d'étudier la pression des artères et du flux sanguins alors que ta mère portait des couches-culottes.
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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Ven 5 Nov - 23:35

    La jeune femme fut contrainte à se faire attraper par le col, juste avant de se faire plaquer contre le mur. Rampage semblait… frustré. Ah mais, la jeune femme avait omis certain détail, dont le fait qu’à part les trois hommes, il y avait leurs gorilles, leur membre de groupe, les autres méchant quoi ! Mais la jeune femme tue l’idée de lui annoncer… Et qu’il le voit par lui-même. Quad l’homme la relâcha pour se défouler sur une poubelle non loin d’eux, Missy arrangea son manteau comme si de rien n’était et continua la route.

    Rampage avait prononcé ces premiers mots de la soirée, sauf qu’il ne sortait que sa frustration que la jeune femme avait sûrement provoquée. Bien entendu elle y pensait, seulement, ça l’a laissait toujours indifférente, comme si elle se fichait de ce qu’il pensait, mais au fond, elle adorait... ?

    Tandis qu’ils prenaient une nouvelle fois une autre ruelle, la jeune femme sentit le besoin de mettre les points sur les « i » avec Rampage, à propos de cette mission qui semblait maintenant le désintéresser complètement. Même qu’elle convoitait l’idée de lui en dire plus sur le plan qu’on lui avait fournit, mais ce n’était sans doute pas nécessaire… Enfin, elle se lança quand même.


    « Tu deviens de plus en plus intéressant mon cher ! Seulement, ne pense pas que je t’insulte, car cette soirée est plus importante que je ne te laisse croire… Enfin, à toi de le découvrir…. Et puis, pour ton information, nous sommes là pour les zigouiller. »

    Ils continuaient de marcher quelques minutes avant d’arriver à un cul de sac, là où ils devront franchir une porte qui allait les mener directement dans l’entrepôt où le groupe, et plus précisément le gang de rue se dissimulait. Cette porte en métal était verrouiller par une serrure, dont la seule clé était garder par Missy et cette entrée était utiliser seulement par les Makarov. Mais avant d’y pénétré, la jeune femme s’arrêta pour prendre une pause et soupira. Elle se tourna vers son compagnon et lui dit d’une vois basse :

    « Donc en entrant, je t’indiquerais qui sont nos gars, mais avant de commencer à les liquider, il faudra commencer par tuer leurs hommes… Ils seront éparpillés un peu partout dans les couloirs, donc si tu n’as pas d’arme à feu, tant mieux, les armes blanches sont la bienvenue pour le moment. »

    Son arme à feu à elle ? Disons qu’il était là dans un but de préservatif, donc au cas où. À part cela, elle gardait un couteau dans un fourreau sur sa ceinture. Elle se dirigea vers la porte en sortant la clé.

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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Sam 6 Nov - 3:59

« Tu deviens de plus en plus intéressant mon cher ! Seulement, ne pense pas que je t’insulte, car cette soirée est plus importante que je ne te laisse croire… Enfin, à toi de le découvrir…. Et puis, pour ton information, nous sommes là pour les zigouiller. »

Intéressant? Pff... J'en n'avais rien à br... enfin, rien à faire quoi. C'était pas pour ça que je la regardais, méfiant comme pas deux. Plus importante qu'il n'y croyait? J'avais horreur des surprises. Voilà qu'elle jouait encore plus avec mes nerfs et dans le coin, il n'y avait pas de poubelles à tirer au but. Elle m'avait cherché. Et tant pis pour les conséquences. Une de mes mains s'éleva, comme pour à nouveau l'attraper par le col, sauf que pendant qu'elle grimpait en direction de la gorge, l'autre, sortie de la poche s'éleva aussi, mais prenant un axe différent. Et bientôt alors qu'une baffe magistrale claquait sur la joue droite de la russe, l'autre l'agrippa fermement par le bras, comme pour la retenir de ne pas tomber ou de ne pas dévier. Je n'avais pas l'intention d'en rester uniquement là et passais ma jambe derrière le genou de la jeune femme. Par simple fait de la gravité, cette dernière glissa en arrière, retenue uniquement par ma main enserrée autour de son bras. Quand son dos toucha le sol, plus ou moins délicatement, quoi que je n'avais aucune idée de la manière douce et délicate, je m'acroupis à mon tour, un pied de chaque côté de son corps, à cheval sur elle, presque, sans pour autant la toucher.

- Je déteste les devinettes. Si tu veux pas avoir ton visage éparpillé aux quatres coins de ce taudis, tu vas me dire tout de suite ce que vous attendez de moi. Si jamais tu me ments, je te jure que même tes parents ne te reconnaîtront pas.

Assez parlé, je me les gelais, j'avais pas envie d'être là. C'était un avertissement. C'était un avertissement explicite. J'allais certainement pas revenir sur mes paroles. Ma voix n'avait rien de bienveillant et était plus froide que la mort. J'avais pas d'arme sur moi, mais mes poings suffiraient largement à lui éclater le nez et à lui arracher les yeux. Je me redressais donc et continuais ma route sans adresser un regard à la russe, sans même chercher à l'aider pour se relever. Nous étions arrivé à un cul-de-sac. Bah bravo. Tu parles d'un copilote. Pas foutu de trouver l'endroit. Elle semblait perdue, c'était pour ça le soupire?

« Donc en entrant, je t’indiquerais qui sont nos gars, mais avant de commencer à les liquider, il faudra commencer par tuer leurs hommes… Ils seront éparpillés un peu partout dans les couloirs, donc si tu n’as pas d’arme à feu, tant mieux, les armes blanches sont la bienvenue pour le moment. »

Elle se dirigea vers une porte rouillée, à moitié cachées par un tas de bricoles. Bah nan, finalement, elle n'était pas si perdue que cela. Et là semblait bien être l'endroit. Tout cela n'était qu'une mission pour tuer, n'est-ce pas? Alors, cela allégeait mon esprit et un sourire malsain réapparut sur mes traits. Elle finit par ouvrir la porte en la déverrouillant. Je ne savais pas ce à quoi elle pensait à ce moment-là, mais je la retins par le bras une nouvelle fois avant qu'elle ne passe la porte d'entrée. Je jetais un regard dans le couloir sur lequel la porte donnait. A gauche un escalier, à droite un long couloir sans lumière. Il y avait un bruit de pas sur la droite et des voix chuchotées qui venaient de la gauche, en haut des marches. Je regardais ensuite dehors, le mur, mais rien d'intéressant.

- Toi, tu restes là... J'vais t'envoyer deux ou trois imbéciles par ce chemin, et t'en auras peut-être deux ou trois qui arriveront par l'escalier. J'viendrais te rechercher pour le reste. Mais tu restes là et tu défends la porte.

Tu défends la porte, pff, tu parles, tu restes surtout pas dans mes pattes, ouai. Je m'embarquais dans le long couloir, à droite. Sans un bruit, comme un chat noir dans la nuit. Une fois arrivé à l'autre bout, y'avait une autre porte avec une petite lucarne. Chouette, j'allais voir ce qu'il y avait dedans. C'était comme un paquet de Noël emballé qui laisse dévoiler un bout de la boite. J'adorais ça. Il y avait cinq hommes visible. Trois en train de jouer au poker, un qui fumait une clope, arme à la main et un dernier en train de roupiller dans un vieux fauteuil. Parfait, j'allais m'en occuper... J'ouvris la porte de quelques milimètres seulement, tournant la poignée. Et puis CHCLAK, je la refermais. Je recommençais suffisamment de fois pour que à l'intérieur, ça commence à énerver les cinq couillons. Celui à l'arme, comme personne ne levait son derrière, se dirigea vers la porte l'ouvrit, J'étais là à le tirer vivement, de ma poche j'avais sortis un bout de tuyau en ferraille. C'était toujours utile de trimbaler des conneries. En plusieurs fois je lui enfonçais ledit tuyau en plein poumons. L'homme tenta de crier et respirer, mais cela était presque impossible, je le lachais violemment l'envoyant valser vers l'escalier à l'autre bout. C'était à la russe de le terminer celui-là. Probablement alerté par le bruit étrange que j'avais fait, celui qui dormait surgit et me sauta dessus, sauf que ce fut sur le bout de tuyau qu'il s'empala, en pleine gorge, juste pile poil sur les cordes vocales. Voilà encore un autre qui ne pourrait plus parler. Je l'envoyais vers celle qui défendais la porte aussi et passait dans la pièce, fermant brutalement porte derrière moi.

Avec le sang des deux autres qui avaient jailli des plaies, j'en avais partout. Une main vint essuyer, laissant une longue trainée rouge sur la moitié du visage, terminant jusqu'à dans les cheveux. Les trois hommes qui restaient eurent un instant d'hésitation, surpris par mon arrivée soudaine. La première chose qui se trouva sur mon chemin fut une chaise. Ce fut donc une chaise que je balançais sur la table ayant pour but de toucher l'un des trois gougnafiers. Je n'attendis pas le résultat que déjà j'avais avancé vers l'un des hommes, ce dernier tenta de ramasser son pistolet mitrailleur, mais ce ne fut que mon pied qu'il rencontra, et qui vint saluer les dents du bonhomme. Je ramassais son arme, n'ayant aucune envie de l'utiliser comme arme à proprement parle, juste pour tabasser le dernier avec. Ce dernier perdit l'équilibre et tomba à la renverse, m'entrainant dans sa chute. Je me laissais faire, roulais sur moi-même et me redressais avec cette fois un extincteur dans la main. Je me jetais sur le premier et écrasais le visage avec le dessus de l'extincteur, celui qui avait pris mon pied dans la figure était KO, mais j'avais aucune envie de le laisser vivre, il mourut un bout de tuyau de fer en plein coeur. Quant à celui qui se prit la chaise, il tenta de recouvrer de l'impact, prenant appui sur la table. Un couteau qui se trouvait là traversa sa main, planté par mes soins. Il tenta de crier, mais ma main vint contre sa bouche alors que l'autre lui vrillait les cervicales. Il ne tarda pas à passer de vie à trépas et termina au sol.

J'avais fait un peu de bruit, peut-être que la demoiselle allait avoir un peu de compagnie avec un ou deux gars qui descendrait des escaliers. Mais c'était pas mon problème, elle avait mes arrières. Eclaboussé de sang, je traversais la pièce pour atteindre une dernière porte. Là aussi y'avait un petit carreau et je regardais à l'intérieur. Vue plongeante sur un entrepot. Une dizaine de gars. Tous à s'occuper de quelques choses, éparpillés dans l'entrepot complet. J'étais un tueur en série, mais j'étais pas Superman non plus, j'allais avoir besoin de la donzelle. Je fis donc marche arrière et revins jusqu'à la porte qu'elle devait garder. Sans me préoccuper de ceux qu'elle avait tailladé, ou pas, je lui indiquais.


- Y'a encore du dessert. Tu viens?
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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Dim 7 Nov - 3:56

    Rampage était de nature impatient, ce que Missy découvrit avec brio alors qu’une nouvelle fois, elle le provoqua dans ces mots. Mais toujours, elle était de marbre face à lui, même après l’horrible gifle qu’elle reçut qui lui a bien entendu surpris, donc elle ne pu effectuer de défense, car cela arriva assez rapidement et se retrouva couché sur l’asphalte où elle atterrit sans douceur. Elle le regarda, tandis qu’il lui glissa ces dires sur un ton froid, sérieux. Elle absorba chacun des mots, non par peur, mais toujours avec cette curieuse fascination qu’elle ressentait envers ce tueur. Une fois qu’il ait terminé, il continua sa marche, laissant Missy le soin de se lever par elle-même. Encore une fois, elle ne fit qu’arranger son manteau, s’époussetant et ce sans dire un mot avant de rejoindre son compagnon.

    Après qu’elle ait ouvert la porte, l’homme aux cheveux tressé arriva derrière en lui tirant le bras, l’arrêtant dans son mouvement pour entrer. Elle se tourna brusquement vers lui en lui lançant un regard menaçant, en faite préparée à se défendre, s’étant attendu à ce qu’il la martèle une nouvelle fois. Elle est captiver par lui, mais ce n’était pas une raison pour qu’elle le laisse la frapper tout le temps… Même si elle savait recevoir des coups. D’ailleurs, ne serait-ce pas elle qui aime rajouter un peu de violence dans ses ébats ?... Elle ôta ces idées vicieuses de sa tête et laissa passer Rampage qui jeta un coup d’œil dans le couloir, puis ordonna à la jeune femme de rester là pour surveiller l’entrée. Missy le regarda comme si elle n’était pas sûre de ce qu’il voulait, puis fit un signe de tête affirmatif avant de le laisser s’en aller.

    Le boucan ne tarda pas, signifiant que son compagnon avait commencé le travail. Peu de temps après, un homme atterrit juste devant elle, à genou, déjà un peu amoché en remarquant son mal à respirer. La jeune femme se pencha vers lui en lâchant un « Et bien… » indiquant une sorte de diagnostic qu’elle donnait à un patient. Soudain, elle lui flanqua un coup de pied sur la joue, envoyant son visage sur le côté et sans perdre de temps un deuxième coup de pieds suivit, cette fois sur la nuque qui se brisa dans un bruit sourd. Contrairement à l’homme aux cheveux tressé, elle prenait rarement son temps et était vif, achevant rapidement ses ennemis. Un nouvel homme lui fut envoyé, celui-ci dans un état encore plus mauvais que le précédant et la jeune femme s’avança vers lui en attrapant son couteau qu’elle alla empaler dans sa gorge, formant un nouveau trou et l’envoya encore plus loin en accotant la tête contre le mur. Elle tortilla plusieurs fois la manche, tandis que du sang gicla sur sa main, jusqu’à ce que sa victime en meure. La lame retirée, elle le nettoya contre la veste du premier homme qu’elle avait tué avant de le ranger dans son étui, comprenant que Rampage se débrouillait avec le reste.

    Seulement, un type armé d’un pistolet venant des escaliers et croisa la route de la jeune femme, mais elle ne prit pas de temps et courut vers lui pour le désarmé grâce à une technique du Krav, agrippant la main de l’homme qu’elle tordit, pendant que son autre main donna 3 coups. D’abord au bras, puis deux autres sur la tête, déstabilisant ainsi son ennemi et la jeune femme termina par un coup de genou en attirant sa tête vers le bas. Son couteau réapparut et alla égorger l’homme au pistolet. Elle refit le même rituel en nettoyant son couteau avant de le ranger. Soudain, Rampage revint, la moitié du visage plein de sang, en lui annonçant qu’il restait du dessert. La jeune femme avait un air neutre, mais le regard emplit d’une lueur singulière et alla croiser son compagnon.


    « Je vois que tu t’es bien amusé… »

    En ayant dit cela et avec une insouciance maladive, sa main en sang s’était placé contre la joue de Rampage enduite du même fluide tout en y glissant son pouce et comme si de rien n’était, elle entama sa route dans le couloir familier, relâchant ainsi cet « étreinte ». Ce petit moment étrange avait disparue de sa pensée, se concentrant maintenant sur les autres hommes à tués, mais elle-même ne pouvait décrire ce gestes, ayant quelque fois l’habitude de se comporter de manière étonnante face à la violence et la mort. Peut-être que cela l’attisait, la vue du sang… Sans vraiment avoir peur de la réaction de l’homme, elle avait quand même prévu mentalement à se défendre si celui-ci se décidait de se montré... froisser ? Mais quand même, ce n’était pas le moment, les autres membres du gang devait être éliminé.

    Elle se dirigea vers les fenêtres pour identifier les trois intéressés. Ils discutaient autour d’une table à l’extrémité de la salle, donc à l’écart des autres, ce qui allait leur facilité la tâche…


    « Il ne se doute de rien… On garde ces trois là pour la fin. » Elle pointa les gars puis elle dirigea son doigts vers l’autre bords avant de continuer. « La seule sortie qui leur sont accessible est la principale. Celui que nous allons emprunter pour entrée dans la salle. »

    Pas un mot de plus, elle guida Rampage vers un escalier qui descendait vers la porte menant à la pièce.

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Dwight Jackson
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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Dim 7 Nov - 16:16

« Je vois que tu t’es bien amusé… »

Aaaaah... Je rejetais ma tête violemment en arrière, refusant le contact avec la main de la jeune femme. Elle était cinglée ou quoi? Elle voulait vraiment que je la morde et que je lui bouffe un doigt? Pff, pourquoi les Markarov ne l'avaient brieffée avant. Si elle voulait se faire décapitée, mutilée, violée ou je ne savais pas quoi, elle devait tenir ses distances. Une vague glacée remonta lentement toute ma colonne vertébrale et une vision de sang, son corps en charpie au milieu d'une pièce sale me sauta en mémoire. Un sourire macabre traversa mes traits. Oh que oui, l'envie de tuer, l'envie de la torturer, l'envie de lui broyer chacun de ses os en chantant une comptine pour enfant, me prit subitement. Lui sectionner les vertèbres, la voir pleurer, l'immobiliser dans une oeuvre morbide. J'avais hâte à ce que la mission soit terminée pour que je puisse lui voler sa vie que je puisse utiliser son sang afin de créer une composition digne d'un maître-peintre. Laisser des traces pour les policiers, raviver la flemme de Rampage, revenir au goût du jour, prétendre que ce qu'il s'était passé n'était qu'une page de tournée. Rappeler à Keller que j'étais loin d'être mort. Ouai, j'avais hâte...

« Il ne se doute de rien… On garde ces trois là pour la fin. » Elle pointa les gars puis elle dirigea son doigts vers l’autre bords avant de continuer. « La seule sortie qui leur sont accessible est la principale. Celui que nous allons emprunter pour entrée dans la salle. »

Elle avait dit cela en pointant les personnes dont elle parlait. Le sourire macabre qui avait parcouru jusqu'à l'heure mes lèvres devint enfantin. Comme un gamin devant un cadeau de Noël. C'était trop facile. J'observais non pas les gars que nous devions tuer, mais la nuque de celle qui parlait. C'était trop facile. C'était peut-être une tueuse, un assassin, une meurtrière, mais ici, c'était moi le plus fort. J'étais Rampage. J'étais un diable ambulant. Je n'étais pas à prendre à la légère. Et j'avais l'affreuse impression que c'était ce qu'elle était en train de faire, ne prenant nullement mes arguments. J'aimais pas les femmes fortes. C'était chiant, c'était indécorticable, c'était ennuyeux et ennuyant. J'allais faire quelque chose de pas gentil... Enfin, pas gentil... ça dépendait pour qui... La russe me guida dans l'escalier de métal. Je l'attrapais par le col contre sa nuque pour la retenir une fois de plus.

- Attends, y'a un truc qui va pas...

J'avais calculé le coup. Nous étions à une dizaine de marche du sol, à presque deux mètres de hauteur. J'étais toujours derrière elle. D'un coup de pied dans le dos, je la poussais violemment pour qu'elle dégringole les dernières marches. Je ne cherchais même pas à savoir si elle s'était brisée la nuque ou si elle s'était rattrapée ou si elle avait fini par traverser la porte en tombant, mais moi, je prenais un autre chemin. Je pris appui sur la rambarde et d'un coup de pied, suivi de tout le corps, je passais par une vitre sale qui se trouvait là pour atterrir en roulé-boulé dans la salle. Il y eut une décharge de munition, certainement un gars qui avait eu assez de réflexes. C'était pas ma préoccupation, parce que j'étais en train de retirer un morceau de verre qui s'était planté dans mon bras. Merde, c'est que ça piquait cette connerie-là. Derrière un encombrement de cartons, j'étais plus ou moins protégé. Je devais avoir un pot de cocu...

Bon, trouver un truc à balancer parce que je n'avais plus d'arme. Ce n'était jamais rigolo d'utiliser toujours la même chose. Sur les cartons, y'avait bien un truc d'écrit, mais j'avais pas le temps de déchiffrer, de toutes manières, c'était plein de traits tout partout, surement pas de l'anglais tout ça. Bref, dans un carton, y'avait des arbres mécaniques de moteurs, surement pour des gros engins, genre hélice ou grosses cylindrées. Bon, ça, ça pouvait être utile. Et puis, en farfouillant dans un dernier carton, mon regard s'illumina. Tout plein de jolies petites étoiles éclairèrent un visage souriant, de toutes ses dents. Un engrenage. Mon trésor, mon précieux. Aussitôt je l'attrapais comme il s'agirait d'une pièce de collection rare et fragile. D'abord, je balançais un morceau d'hélice au premier couillon que je vis et qu'il le prit en pleine tête, c'était bien ça, je pouvais devenir lanceur de base-ball professionnel. Et je me jetais sur lui, massacrant sa trachée par l'engrenage dans ma main. Le sang gicla et je laissais un rire perfide emplir l'atmosphère.

Mais bientôt j'entendis le bruit caractéristique d'une balle découper l'air pas loin. Oups, on m'avait repéré alors. Je pris la poudre d'escampette mais la rafale me rattrapa et je m'écroulais derrière un abri précaire. Merde, ça picottait encore plus cette merde. Encore un peu de cocu, parce que la balle avait frolé le biceps. Ca pissait le sang, mais c'était une blessure nette et belle. Ca guérirait en un rien de temps. Pas question de lambiner. Je me redressais et filais à l'autre bout de la pièce où les trois bonshommes étaient aux abois. Dans la cohue, les hommes de main étaient un peu partout et eux n'étaient plus vraiment protégé. Je prenais pour cible le premier sur ma gauche. Il tenait une malette dans une main et l'autre brandit un pistolet hésitant et tremblant.


- Pou... P... Qu'est-ce que vous voulez?

Parle moins, tire plus! Je ne tardais pas à le désarmer, d'un coup d'engrenage sur le poignet, pareil contre son visage. Il tomba à terre, serrant encore la malette et lachant un cri de douleur. Je finis par lui éclater la tête contre un radiateur, puis me redressant dans cette mare de sang, je haussais les épaules.

- Je sais pas, c'est pas à moi qu'il faut demander. Bon... Il est où le suivant?
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Missy Otehima
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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Lun 8 Nov - 20:11

    La mentalité de Missy changeait au fil des secondes qu’elle passait dans ce carnage où elle participait sans hésitation. Depuis longtemps qu’elle vivait ainsi, tuant sans remord, seulement quelque chose de nouveau semblait vouloir s’émerger d’elle une fois que le sang et la mort la croisait… Enfin, pour l’instant, ces « symptômes » ne la rendait pas moins incompétente, seulement étrange et elle croit avoir éveillé en Rampage quelque chose qu’elle aurait du laisser tranquille. Après tout, c’était un tueur de femme selon les dires de Vladimir. La jeune femme était suivit de Ramage, quand il l’arrêta subitement de nouveau. Missy ne pouvait en conclure une fois de plus, il allait se montrer violent. Même quand il lui dit que quelque chose n’allait pas, c’était à son propos que cela s’adressait…

    Le coup qu’elle reçut dans son dos l’envoya descendre en deux seconde le reste des marches. Environ deux mètres de hauteurs, la descende n’était pas douce, même qu’avec cette force, il aurait pu la tuer. Après le déboulement vint la stupeur et la douleur. Elle se trouvait juste à côté de la porte. Son corps ne pouvait bouger immédiatement, laissant la souffrance s’en aller d’abord. Un bruit de fracas de verre suivit plus loin. C’était probablement Rampage qui avait disparue des escaliers. La jeune femme gémissait de douleur en commençant à bouger doucement ses bras, puis ses jambes, heureuse de constater qu’elle pouvait toujours se mouvoir. Pendant qu’elle se remettait de cette chute, elle pondit mentalement le profil du tueur aux cheveux tressé. Selon elle, il ne devait pas travailler en équipe, surtout pas avec une femme. Les explications devaient être simples pour lui et bref. Pas de bavardage et surtout pas lui laisser le soin de rependre la mort. Attirant malgré lui et malheureusement pour Missy et pour terminer, ne jamais descendre des escaliers avec lui… Sur ces pensées fortes utiles, la jeune femme se releva doucement en s’époussetant et en défaisant les boutons de son manteau qui commençait à la gêner.

    Dans l’autre pièce, elle a pu entendre des coups de feu et des bruits de bagarre. La Makarov n’avait plus tellement envie de s’amuser et sortit son arme de sa housse en enlevant le cran de sécurité et le chargea. Son regard était devenu plus sombre, toujours avec cette étrange lueur sur la pupille. Elle allait terminer cela au plus vite. En entrant dans la salle, elle observa rapidement chacun de ses adversaires, voyant Rampage plus loin. Missy brandit son arme vers les autres et tira quatre balles, envoyant deux d’entre eux à terre. Pour le reste, elle s’approcha plus près en prenant soin de s’abriter derrière les nombreuses caisses. D’autres coups suivirent de son arme, tuant trois autres ennemies qu’elle eut en tirant rapidement une fois qu’elle fut assez proche d’eux. Ce fut au tour d’un dernier, qui n’avait cependant pas eux le temps de s’armer et la jeune femme s’approcha en marchant vers lui et braqua son canon vers sa tête avant d’appuyer sur la détente. Son corps ne s’était pas assez bien remise de la chute, donc elle se sentait incapable de faire du corps à corps pour le moment. Sans faire attention à Rampage qui en était arrivé au même stade qu’elle, la brune s’avança vers les derniers en visant son canon vers l’un des types. Avec une voix grave elle leur fit part de la raison de leurs visites.


    « Bonsoir messieurs ! Je vous annonce que nous mettons fin à notre collaboration. »

    Après ces mots, elle repéra une mallette en sang qui devait contenir l’argent qu’ils avaient réussit à avoir en vendant leurs marchandises. C’est vers elle qu’elle s’avança après avoir tiré sur la jambes d’une des chefs du gang qui tenta d’aller chercher une arme et le laissa à Rampage. Rapidement elle vérifia le contenu de la mallette et effectivement c’était bien cela. Elle aurait pris le temps de le nettoyer avant d’aller le remettre à Vladimir, mais elle trouva que cela donnait un certain style…

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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Lun 8 Nov - 21:19

Chez moi, la cruauté meurtrière se traduisait par la faim et mon ventre se mit à gargouiller quand je vis débouler la russe. Elle avait une sale tête après la chute dans les escaliers et mon regard expert la détailla de la tête aux pieds. Si fragile. Si délectable. Je donnerais cher pour en faire du papier mâché, pour réduire son corps en bouillie et briser le moindre de ses os, voir les larmes cristalline au coin de ses yeux si pâles. Rah, ça, ça serait du pur spectacle divertissant. Mais je n'avais pas le droit de la brusquer, elle était une des hommes de main du russe et c'était techniquement mon employeur, du moins jusqu'à ce qu'il me les casse sévères... Bref, je l'avais poussé dans les escaliers. Bah, je pouvais me défendre avec ça, mais la tuer directement, dans la douleur et la torture, ça passerait moins bien, je pensais. Mais elle était particulièrement désirable, le corps meurtri, le regard de tueur, ça me rappelait une certaine brebis que j'avais laissé en vie, la seule et unique, j'avais eu la bonté divine de lui laisser une petite chance et un monstre m'était tombé dessus. Ouai, je veux parler de Keller. Mais maintenant, je pouvais recommencer, cela attiserait son côté bestial, sa force démoniaque et nous aurons ce que nous voulions tous les deux, violence, sang, peine et douleur. Ah que j'avais hâte, mais en ce soir, c'était pas le sujet de discussion, pourtant, c'était bien ce que le corps fatigué de la demoiselle me faisait penser.

« Bonsoir messieurs ! Je vous annonce que nous mettons fin à notre collaboration. »

Je regardais bovinement les deux clampins qui restaient encore en vie. Deux contre deux. Pourtant la demoiselle était bien plus intéressée par la mallette du gars que j'avais défoncé à coups de radiateur plutôt que de terminé son bonhomme. Elle me le laissa hurlant à la mort parce qu'il venait de se manger une balle dans l'artère fémorale. Pff, quel gâchis. Enfin, nous n'étions pas là pour faire de la dentelle aux fuseaux. L'autre gars encore debout essaya de se carapater, mais je lui balançais une chaise qui vint s'écraser dans son dos et le fis tomber. Le blesser se mit à cracher quelques insultes mal placées en direction de ma soi-disante partenaire. C'était des gros mots très insultants.

- Faut pas dire des gros mots devant une dame, c'est très mal poli.

Ca, ça méritait une présentation avec Madame Smith. Cette dernière était toujours avec moi, c'était elle ma pièce maîtresse, en plus de l'engrenage que je gardais précieusement tout de même. Madame Smith, c'était la petite cuillère dans ma poche. Un jour, pendant le cours de biologie, le prof avait retiré un caillot de sang congelé d'un coeur de porc que nous devions disséqué, à l'aide d'une petite cuillère, depuis j'ai pris exemple sur lui et j'arrachais carrément tout le coeur avec cet outil bien particulier. C'était douloureux, ouai, mais tellement amusant. Pour anesthésier mon futur patient, je lui foutais un coup de tatane en pleine tête puis me mis à califourchon sur lui et enfin, je sortais Madame Smith de ma poche. L'exaltation prit possession de mes muscles et de mon esprit, c'était comme voir le paradis de ses propres yeux. Tenant la cuillère comme soulevant un objet des plus sacrés, je l'offris à la vue de tous avant de sauvagement planter l'objet en plein coeur. Réaction immédiate du patient, un hurlement à déchirer les tympans, une contraction des muscles. Le problème, c'était que pour crier, pour tendre ses membres, il avait besoin d'un apport de sang plus important et la cuillère se trouvait pile poil en plein coeur, organe qui générait le sang et qui pompait le liquide vital. Résultat: une fontaine de sang m'aspergea et je me mis à rire, me laissant faire par cette pluie divine. Il ne fallut pas quelques secondes pour qu'il meure dans d'atroces gargouillements. Désintéressé par la mort de l'imbécile blessé, je me redressais, n'oubliant pas de retirer Madame Smith du cadavre tout frais et me dirigeais vers l'autre assommé par la chaise. Je l'enjambais, attrapais sa tête et la lui tordis à 180°. Mort propre et sans rapport avec les autres, ça donnerait à réfléchir à ceux qui trouveront les corps. Bon, le cas de la petite dame maintenant. Je me tournais vers celle qui avait pris la mallette surement pour la remettre à son boss, j'en avais pas grand chose à faire après tout.

- Dis, ça t'arrive d'avoir un peu plus de classe dans tes meurtres. Les armes à feu... Pff, c'est moche, aucune originalité.
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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Mar 9 Nov - 0:14

    La fin du carnage était proche. La jeune femme ne s’occupa pas tout de suite de son compagnon qui terminait avec les deux derniers. Suites à des insultes d’un des types, les bruits et les cris qu’elle ne pouvait éviter d’entendre lui décrivait assez bien ce qui se tramait, mais alors que le rire de Rampage retentit, la jeune femme ne put s’empêcher de se retourner vers la scène qui était bien entendu la grande finale. Une fontaine de sang jaillissait de la victime, faisant doucement dilater les yeux de la jeune femme qui prenait plaisir à voir tout ce sang sortir de la poitrine de l’homme. Tout ce rouge recouvrait Rampage, lui donnant une allure fort apetissant pour la jeune femme. Quand il eut terminé avec lui, la brune cru le voir sortir une petite cuillère de la plaie, ce qui était assez impressionnant. Il ne restait qu’un homme et le tueur l’acheva en lui tordant le cou, tournant la tête plus qu’il n’en fallait.

    La jeune femme se retourna doucement, lorsqu’elle émit un petit gémissement de douleur. Des maux s’étaient former un peu partout sur son corps, s’accentuant un peu plus, comme si elle ne l’avait pas ressentit avant lors de sa chute. L’adrénaline possiblement. Elle prit appui contre un bureau un instant et tenta de bouger quelques uns de ses membres, mais ce n’était rien de grave, seulement sur le coup, ce fut assez pénible. Elle remarqua que sa chemise blanche fut légèrement tâcher de sang, ce qui lui fit sortir un petit juron avant que Rampage ne lui commente sa façon de tuer s’en prenant à son arme à feu.


    « Et bien, j’avoue que la chute m’a bien affaiblit… » dit-elle en passant une main contre son épaule. « Je n’ai rien à me reprocher je pense… »

    Une fois dit cela, elle regarda un peu la scène, tout les corps qui gisait avec ses balles un peu partout dans la salle. Cela donnait une vision morbide, seulement la jeune femme regrettait un peu l’utilisation de son arme et aurait bien aimé se défouler un peu, trouvant que le résultat était assez minable. Sauf qu’après qu’il l’ait poussé dans l’escalier, il avait éteint toute envie de vouloir s’amuser, mais maintenant elle avait envie de se défouler, sauf plus personne à faire mal. Quelle ironie ! Une dernière fois, elle regarda les corps qu’avait reçut le châtiment de Rampage et trouva que le résultat allait bien servir, car elle comptait bien laisser les corps ici. Aussi, la vue du sang continua à l’attiser et autant pour elle, mieux vaut quitter les lieux au plus vite.

    « On va laisser les corps ici. » Elle se tourna doucement vers lui de son air toujours aussi neutre, mais quelque peu atteint par la douleur. « Si tu veux que je te dépose quelque part, je vais maintenant rejoindre ma voiture. Si tu veux me suivre ramener la mallette…»

    Même après tout ces martellements, elle lui offrait de le ramener, se fichant qu’il accepte ou non. Son arme toujours en main, elle se décida à le ranger, oubliant l’idée de lui mettre une baffe avec la manche, seulement, elle n’avait aucune envie que cette soirée ne se termine là, maintenant. Elle ignorait ce qu’elle avait, toujours dans cet état meurtrier probablement. C’était sans doute cela qui la tenait toujours debout et nourrissait sa volonté.

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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Mer 10 Nov - 18:35

L'entrepot était devenu un pandémonium comme j'adorais. Dans tout ce bordel, y'avait quand même du rangement. Du moins à mon avis. Y'avait des boites un peu partout, plus ou moins secouées pendant la débandade des imbéciles heureux. Y'avait des corps qui baignaient dans leur sang, ça c'était juste pour donner de la couleur. Pis y'avait aussi elle, courbaturée, au centre de mon attention. La voir souffrir, même si c'était légèrement, me donnait envie de lui faire encore plus de mal. Un sourire carnivore traversa mes lèvres et mon regard s'illumina d'un éclair de diablerie. Elle ne le disait pas, elle voulait le cacher surement, mais dans la position de son corps, dans son manque de réactivité, je le devinais. J'avais peut-être la tronche refaite, mais la fragilité dans le corps d'une femme, c'était quelque chose qu'un tueur en série pouvait percevoir à son bon vouloir. L'excitation de lui faire mal, l'envie de la charcuter tiraillait mes nerfs et je dus détourner mon regard sur autre chose si je ne voulais pas la zigouiller tout de suite.

Mon regard tomba sur le cadavre que j'avais laissé, celui qui avait fait une jolie fontaine de sang, celui qui s'était mangé Madame Smith. J'aurais peut-être et probablement dû regarder autre chose, car cela attisa encore plus l'envie de meurtre qui imprégna tout mon corps et mon esprit. Non, non, non, je ne pouvais pas l'assassiner, la découper en morceau, qui ramènerait la mallette au Russe, hmm? Je ne savais pas où était le boss, c'était pas à moi qu'il parlait, je savais simplement que c'était lui qui m'avait recollé un visage, pas lui en tant que chirurgien, mais lui en tant que portefeuille. Donc si on voulait finir la mission, fallait rapporter la valise. Et entre nous deux, il n'y avait qu'elle qui savait où cela se trouvait. C'était bien la seule raison pour laquelle elle était encore en vie. Sinon, j'aurai pu faire passer ça pour un accident en mission... C'était toujours une bonne excuse.


« Et bien, j’avoue que la chute m’a bien affaiblie… Je n’ai rien à me reprocher je pense… »

Je haussais les épaules. Les armes à feu, c'était des jouets d'enfants. C'était pour ceux qui avaient la trouille de voir la mort en face, c'était pour les faibles et les femmes, visiblement. Non, c'était vraiment pas un moyen de tuer. Fallait faire comme dans les cours de biologie, avoir le nez juste devant l'expérience pour être bien sûr d'observer toutes les réactions possibles. Assassiner de loin, c'était quelque chose de lâche. Affaibli ou pas, fallait toujours regarder ses actions avec fierté. J'avais jamais nié un meurtre. Ok, j'avais jamais dit que j'avais tué mes parents et ma soeur, mais en fin de compte, personne ne m'avait jamais posé la question. Ah, pis c'était une expérience, il avait fallu que je mette en pratique ce merveilleux cours de biologie. C'était pas des meurtres donc, c'était une mise en pratique de ce que j'avais appris ce jour-là. Bref, là n'était pas le sujet de la conversation du moment.

« On va laisser les corps ici. Si tu veux que je te dépose quelque part, je vais maintenant rejoindre ma voiture. Si tu veux me suivre ramener la mallette…»

Je relevais un sourcil, de surprise, bien que mon air restait comme celui d'un bovin devant un chemin de fer. J'avais une tronche à ranger ce que j'avais dérangé, moi? Comme si que j'allais nettoyer l'endroit. Evidemment que j'allais laisser les corps là, elle croyait quoi? Qu'elle nettoye si elle veut, mais pas moi. Puis quand elle se mit à proposer à me raccompagner, j'éclatai de rire. Mais pas franchement un rire amusant, plutôt du genre cynique à faire froid dans le dos. Je parvins tout de même à me calmer et laissai planer mon regard dans le sien un moment. Puis finalement je me rapprochais, sans dire un mot, jusqu'à être presque à portée de main. Brusquement je levais le bras tendu pour lui montrer la paume de ma main, doigts écartés.

- Cinq choses. Un, la mallette, c'est pas mes oignons. Deux, je suis pas ton chien, j'ai pas à te suivre partout. Trois, les pieds c'est fait pour marcher. Quatre, si tu continues comme ça, tu vas finir en hachi parmentier. Cinq j'ai pas que ça à faire, j'ai mon chat à aller nourrir.
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Missy Otehima
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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Mer 10 Nov - 23:04

    Le rire qu’émit Rampage, probablement face à sa proposition, fit raidir le corps de Missy. Le visage, ayant presque tout le temps gardé cet expression neutre, ce changea soudainement, maintenant plus froid et menaçant devant le cynisme du tueur. Une main devant elle, le compère lui expliquait qu’il n’en avait rien à faire d’elle, comme si c’était une débile de part entière. Là, trop c’est trop, la Makarov ne voulait plus se laisser faire. Son corps reprenait doucement son rythme d’avant, dont le cœur qui battait plus vite sous la colère et Missy devait laisser aller ses pulsions. Dans un sens, elle était supérieure à lui en pensant à son rang dans la famille, et puis d’ailleurs, elle avait songé que c’était peut-être pour ça qu’elle était toujours en vie, car après tout ces martellement venant de Rampage, il lui aurait déjà brisé le cou lors de la chute dans l’escalier.

    « Tu vas arrêter de me prendre pour une gamine ! »

    Son dernier mot avait résonné dans la salle, car elle lui avait crié à plein poumon. En même temps, elle avait tassée sa main d’un coup sec, avant de lui enfoncer son poing dans la figure. Avec la force qu’elle avait utilisé, ce fut assez pour envoyer la tête du tueur vers le côté et là Missy en profita usant d’un coup de genou qu’elle envoya vers son nez. Là, elle prit une courte pause, regardant le résultat. Pendant un instant, elle regretta, mais se dit qu’il l’avait bien cherché. Dans cette colère qui continuait à se consommer, des idées de meurtre lui venaient qui n’aurait selon elle, aucune conséquence face à la famille, se disant qu’elle n’aura qu’a donner comme excuse que le meurtrier n’était finalement pas digne de confiance ou qu’il avait tenté de la tuer et qu’elle s’était défendu légitimement. Mais ces idées partirent aussi rapidement qu’ils étaient arrivé.

    « Je n’en ai rien à foutre de ce que tu pense de moi. Rien à foutre de ta gueule ! Et surtout, je n’en ai rien à foutre de ton chat ! »

    Elle avait commencé à se défouler sur lui, autant continuer. Bon, c’est sûre que s’en prendre à une pauvre bête comme le chat était assez débile… Mais dans le cas de Rampage, ça ne pouvait pas être si pire. Missy se rapprocha donc de nouveau vers lui, un brin de cruauté dans le regard, dévoilant un sourire mauvais. Hâtivement, ses mains attrapa ses cheveux et l’approcha de son visage attrapant l’une de ses lèvres entre ses dents qu’elle mordit jusqu’au sang, ayant presque la force de le lui arracher, mais elle se retint. Ce « baiser » ne dura pas plus longtemps et envoya valser l’homme avec un nouveau coup de poing. Ceci étant fait, elle savait qu’elle avait pris un risque, ravivant sûrement la flamme du meurtrier qui ne tarderait pas à se venger et la jeune femme s’éloigna doucement cherchant avec quoi se défendre si cela s’affirmait être le cas.

    « Tu voulais plus de ma part, donc voilà un petit avant-goût. » Dit-elle sur un ton sarcastique, sans prendre la peine d’essuyer le sang sur ses lèvres. Toute colère avait disparue de sa voix, ayant pu en défouler.

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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Dim 14 Nov - 20:15

« Tu vas arrêter de me prendre pour une gamine ! »

Ooooh... Mais c'est qu'elle était capable de gueuler comme une marchande de poisson. C'était bien ça, c'était très bien ça... Il y avait dans son regard la même étincelle qu'une certaine brebis égarée. C'était même plus que bien, j'avais déjà une prochaine victime. Mademoiselle Otehima... Malheureusement, comme je suivais un ordre bien précis, elle ne viendrait pas tout de suite, mais au moins, elle était dans ma liste. Une personne pas vraiment d'importance, mais je prendrais mon pied à la faire plier. Dégoulinant de sang qui n'était pas le mien, j'avais toujours un sourire carnassier sur le visage. Je vis le poing arriver, quand on se bat depuis qu'on est gamin, on avait l'habitude. Sa main refermée fit la connexion avec mon nez. Ce dernier ne craqua pas, mais je devais reconnaître qu'elle avait une force certaine, surtout pour le gabarit que c'était. Pour amortir le choc, ma tête pivota. Mais visiblement la russe était loin d'avoir fini et mon nez cette fois rencontra son genou. Encore une fois, les os résistèrent, mais j'allais avoir mal pendant quelques jours. C'était qu'elle était agile cette louve de sibérie. Pourtant, il n'y eu pas de suite. Merde, déjà fatiguée? Je ne pensais pas les russes si mollassons que cela. En tout cas, pas une fois je ne tentais de la retenir, j'accusais tous les coups, avec une envie violente de la massacrer sur place, sans faire de chichi, sans trouver une excuse pour le Boss russe. Elle allait mourir, ça c'était certain, décidé et assuré... Il ne me restait plus qu'à déterminer comment.

« Je n’en ai rien à foutre de ce que tu pense de moi. Rien à foutre de ta gueule ! Et surtout, je n’en ai rien à foutre de ton chat ! »

Aaaah, après la violence physique, la violence verbale... Pitoyable... Et surtout, pas dans le bon sens. Nullement touché par ses véhémences je la fixais, le sourire toujours à la commissure des lèvres, sadique, sournois, fourbe, malsain. Avait-elle conscience qu'elle était en train de tirailler les nerfs d'un tueur de femme et jusqu'à preuve du contraire, elle en était une... de femme. Bah, il ne devait pas y avoir assez de choses dans son cerveau pour qu'elle fasse le rapprochement. Non, finalement, je n'avais plus envie de la tuer. Pourquoi? L'ennui surement. La demoiselle revint à la charge et je me préparais mentalement à une baffe, ou un coup de tatane dans les tibias, un truc de fille quoi, la douleur, tout ça, c'était dans ma tête, dans ma tête, dans ma tête, dans ma t... Stupeur, stupéfaction, il n'y eu aucun coup, juste un baiser osé, franchement inattendu, carrément déplacé. D'abord je n'y répondis pas, encore pétrifié par la surprise. Puis je sentis qu'en réalité ce baiser n'en était pas du tout un et que c'était mon sang qu'elle voulait, me mordant comme une chienne bouffe son chien. Ma main vint enserrer son joli petit cou et comprima de toutes ses forces sa trachée. Je ne sus pas vraiment si c'était ma poigne ou bien si c'était parce qu'elle avait envie d'arrêter de jouer, mais elle se recula et je la lachais ayant une vague mémoire de ce que je devais faire ce soir. J'avais pas envie de me casser le cul à rapporter cette mallette, or, si je la tuais, j'allais devoir le faire.

« Tu voulais plus de ma part, donc voilà un petit avant-goût. »

Ma main droite passa sur ma lèvre inférieure essuyant le sang qui perlait. Rah la sal*pe, ça allait piquer à chaque fois que je picolerais. J'allais la tuer ma parole! Elle me vrillait les nerfs. Non, non, non... Sur la liste d'attente. Il ne fallait pas encore chercher des poux sur la tête des russes. Rester bon et gentil, du moins pour le moment. Je finis par hausser les épaules, un rire mauvais prenant la parole.

- Mais tu ES une gamine: un mètre deux les bras levés et debout sur un tabouret, un visage de porcelaine comme les poupées russes et un jouet en plastique dans les mains, tu veux qu'on te considère comment? Une chatte, une louve, une tigresse? Va falloir que tu changes pas mal de trucs si tu veux qu'on arrête de te prendre pour une gamine. Si t'en a rien à foutre de ce que je pense de toi, alors pourquoi tu me demandes d'arrêter de te prendre pour une gamine? Rien à foutre de ma gueule, tant mieux, ça me fait des vacances. Rien à foutre de mon chat, tant mieux, c'est le mien. Quant à ton avant-gout... Tu m'excuses, mais tu tapes comme une fille et tu parles beaucoup trop.

Je tenais toujours dans la main l'engrenage couvert de sang. Ca devait un peu refleter mon allure générale. Et merde. J'adorais ça, c'était pas le problème, c'était juste que dans la rue, ça passait pas inaperçu. Je délaissais Missy quelques secondes du regard pour balayer l'ensemble de la pièce... Bingo, une serviette. Avec des fringues propres! Mouahahah, il devait y avoir une douche dans le coin, sinon y'aurait pas eu des vêtements rangés comme ça avec une serviette... Je tournais donc les talons pour m'avancer vers tout ça... Ok, s'essuyer les mains sur le pantalon avant de toucher à ça, sinon j'allais encore dégueulasser partout. Tournant le dos complètement à la dame, volontairement en plus, je rajoutais.

- J'comprends pourquoi Markarov m'a envoyé avec toi maintenant. T'aurai pas survécu toute seule. Tu es une gamine avec un joujou en plastique dans les mains, un mome de dix ans est capable de faire ça tout seul, merde... Soit une artiste, tu es capable de donner la mort, donne-la avec classe... C'est pas tout, mais faut que je me fasse belle...

Fallait vraiment que j'arrête de parler. Pourtant, j'ajoutais un mouvement de main féminin avant de replacer mon attention sur les vêtements. Comment j'allais trimbaler ça sans foutre du sang partout. M'essuyer les mains, m'essuyer les mains... Mais où... où, où, où! Ah ah! Le pantalon d'un gars qu'elle avait flingué dans la tête. Bah au moins, même s'il n'y avait aucune classe, ça permettait d'avoir quelque chose sur lequel s'essuyer ses mains pleines de sang, non?
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Missy Otehima
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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Dim 14 Nov - 22:18

    Son arme, elle n’y avait même pas songé une seconde, car elle voulait lui prouver qu’elle pouvait se défendre sans elle… La jeune femme comprit peu à peu qu’elle ne recevra aucun châtiment de la part de Rampage. Enfin, si l’on peut dire ainsi…. Il la maîtrisa en quelque sorte à l’aide des mots, dévoilant qu’elle n’avait pas été à son meilleur durant cette soirée, il l’insulta sans mots grossiers, mais elle n’avait presque aucun courage de lui faire ravaler ses mots. Car comme elle l’avait dit, elle se fichait de ce qu’il pensait. Alors pourquoi elle l’avait réagit ainsi ? C’était bien contradictoire à ses répliques contre l’action de la jeune femme. Pendant que Rampage continuait, elle l’écouta d’une oreille, tête baisé, songeant en même temps ce qu’il venait de dire. ‘’Merde ! Il a… pas mal raison.’’ Pas mal oui, car il y avait certain point qui était erroné.

    Sa tête s’éleva doucement, regardant Rampage qui était maintenant de dos à elle. Que cherchait-il se demandait Missy et vit une serviette. Elle avait cru d’abord qu’il désirait uniquement laver ses mains taché de sang, ainsi que son visage mais le tueur dévia vers le corps d’un homme, passant ses mains sur son pantalon pour les essuyer. La jeune femme soupira longuement. La tempête était passée, mais elle avait laissé des marques physiques, dont un léger tremblement des mains et son regard… Cette lueur ne semblait pas vouloir partir. Elle s’approcha doucement de Rampage et vit ce qu’il était en train de convoité : Des vêtements propres. Il y avait des douches et autant lui indiquer où c’était. Mais avant tout, elle commença…


    « J’admet que sur certain point… Tu as raison. Mais sache que je suis une femme qui ne tombe pas facilement sur les nerfs, mais dès que ça arrive, je te jure, j’en ai marre, je ne veux plus faire joujou. Peut-être que ça aurait pris une tournure différente si tu ne m’avais pas poussé dans les escaliers… Et puis, si on m’a envoyé avec toi, c’est pour voir si tu es digne de confiance… »

    Elle aurait aimé terminer sur un « J’aurais été capable de me débrouiller toute seule… » Mais autant en finir là-dessus. De plus, elle sait combien il se fichait d’elle. Maintenant face à lui, elle songeait à ce qui le retenait de ne pas se venger. Missy ne le connaissait pas plus, mais la façon dont il avait à s’énerver, il semblait qu’il serait déjà en train de la maltraiter.

    « Qu’est-ce… qu’euh… Tu veux te doucher ? »

    Elle allait lui demander ce qui le retenait, mais elle délaissa rapidement cette idée, car une sorte de révélation lui vint et dont elle ne voulait plus vraiment délaisser : Comment elle pouvait résister à lui ?... C’est fous ce qu’une femme pouvait changer sa façon de pensée en seulement quelques minutes, voir même en quelques secondes… Imaginons un instant de ce qui aurait pu se passer si elle lui avait demandée de ce qui le retenait pour la tuer, elle aurait pu passer pour une femme qui cherchait à mourir… Tandis que son regard scrutait son visage en sang et particulièrement la lèvre de son complice qu’elle venait de mordre, elle donnerait chère pour pouvoir y goûter de nouveau… Ça devait probablement coûter une baffe… Mais Missy indiqua d’un signe de tête vers le fond de la salle, où des affiches désignaient les vestiaires. Elle enleva son manteau, dévoilant une chemise blanche, taché sur le devant, entouré de cuire noire avec une housse pour son arme qu’elle retira également. Elle prit le temps de replacé comme il faut ses longs cheveux après avoir essuyé sa lèvre du sang.

    « Je dois... Ah, peu importe.»

    Elle se dirigea rapidement vers les vestiaires pour qu’elle aussi se débarrasse du peu de sang qui était cependant gênante, suivit de Rampage derrière elle. Sauf qu’encore, une idée la toucha. Arrivée près de la porte, elle désirait une dernière fois, revoir le visage en sang de cet homme et découvrait que c’est ce qui l’attisait autant. Missy s’arrêta donc pour se retourner vers lui, mais son regard resta baissé. Soudainement, ses mains toujours tremblotantes saisirent le devant du haut de Rampage, serrant le tissu entre ses doigts et finalement le rapprocha de son corps. Elle leva les yeux vers lui, une seule demande en tête.

    « Je paraît folle certes… Mais je craque… Laisse-moi… Juste… Goûter encore. »

    La folie désigne des choses qui n’ont aucun sens, mais parlons ici d’une sorte de fétichisme que la jeune femme aurait développé au courant des années en côtoyant la mort. Son regard était vide, presque larmoyante, mais on pouvait remarquer ses pupilles dilatés. La vue du sang, comment aurait-elle pu le comprendre avant ce soir ? Au moins quelque chose de bien en ressortait de cette soirée. Elle se connaissait mieux maintenant. Sans attendre plus longtemps, elle saisit les lèvres de sa victime, retrouvant déjà le goût cuivré du sang et embrassa fougueusement celles-ci sans se préoccuper de ce que penserait leur maître qui devait répondre violemment à ce viol. Mais comme dit plus haut, elle était prête à payer cher et malgré le mal qu’elle en recevra, elle aura son dû.

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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Lun 15 Nov - 10:31

Sur certains points seulement il avait raison? Pff, je ricanais dans mon coin. Rah, les femmes, ça n'admettait jamais rien clairement. Elle était sur les nerfs, hein, vu qu'elle ne voulait plus faire joujou... Mais sans s'en rendre compte, elle m'avait donné une de ses faiblesses, faiblesse que je réutiliserais bien entendu en temps et en heure. J'avais pourtant bien dit que je ne voulais pas du monde sur le derrière et il m'avait refilé une mioche, une gamine. Espèce d'incompétant de russe à la noix qui ne faisaient confiance que dans leur propre famille. D'ailleurs, elle le prouva bien par ses paroles. Oh, c'était pas un mensonge, puisque je m'en étais douté aussi. Ouai, personne n'acceptait jamais quelque sur un simple CV, fallait montrer ce qu'on avait en pratique. C'était bien connu. Enfin bref.

« Qu’est-ce… qu’euh… Tu veux te doucher ? »

Gné? Bah ouai, c'était évident, non? J'étais tout dégouilinant de sang, j'allais pas prendre le bus ou le métro pour rentrer comme ça, on me prendrait pour un fou, quoi que j'étais déjà nan? Un psy viendrait m'enfiler la camisole et il me poserait la question: raconte-moi ta vie. Et moi: tout avait commencé par un cours de biologie. Ah que j'attendais ce moment qu'un de ces psy vienne me trouver et me dire pourquoi mon cerveau avait pêté un cable. Je me demandais encore aussi, tiens, mais remarquez, je m'en foutais bien. Bref, allez, les mains étaient sèches, j'allais pouvoir trimbaler les affaires...

« Je dois... Ah, peu importe.»

Double gné? C'était quoi son problème à elle? Voilà que de chienne, elle devenait une petite poupée en bois de santal. C'était à la limite si elle n'avait pas les larmes aux yeux. Ne me dites pas qu'elle allait s'évanouir parce qu'elle avait vu trop de sang? Elle se dirigea vers les vestiaires, ça tombait mal, j'y allais aussi. J'allais vraiment me la coltiner toute la nuit? La petite pile de linge en équilibre, coincée entre quelques doigts, je la suivais. J'étais ennuyé, pas parce qu'elle allait visiblement se changer ou s'arranger dans la même pièce que moi, au contraire, c'était pas la pudeur qui me retenait, c'était surtout que je l'avais encore sur le dos et j'étais pas un papa poule, moi l'instinct paternel, je lui avais fermé le clapet à grands coups de coup, il y avait bien longtemps déjà. Je dus par contre m'arrêter brutalement quand elle se figea dans ses pas. Rah, mais qu'est-ce qu'elle avait aujourd'hui, à changer d'avis comme ça? Ses ragnagna? J'étais en train de stabiliser la pile de vêtements quand elle vint se saisir de mon col. Moi, étant pas du tout dans le feu de l'action, vu que j'avais pas envie de tacher de sang ces nouveaux vêtements qui me porteraient jusqu'à chez moi, j'étais encore en train de m'opposer à monsieur gravité.

« Je paraît folle certes… Mais je craque… Laisse-moi… Juste… Goûter encore. »

Et voilà, j'avais le droit à un triple gné... N'ayant pas du tout la tête à ça, et pensant encore moins qu'ELLE avait la tête à ça, je ne pus la retenir sur le moment, mes deux mains occupées. Elle m'embrassa! Cette gamine m'embrassa! Je faillis défaillir. Ah, pas parce que j'avais jamais embrasser, vu le nombre de filles qui étaient passé dans mon lit ou ailleurs, j'avais l'habitude, mais elle me prenait de court, là! Ca j'avais pas l'habitude. Vas-y que j'allais lui en coller une sèche derrière l'oreille, tu vas voir! Une de mes mains réussit à se libérer de la pile de linge et vint enserrer sa petite gorge fragile. Je la repoussais brutalement contre un casier en ferraille qui se trouvait là. J'espérais au moins qu'elle se cognerait et me fouttrait la paix en tombant dans les pommes tiens. Pourtant, elle avait dû s'accrocher à ma chemise, car le choc ne parut pas aussi violent qu'il aurait dû être. Et merde. Bah tiens, pour arranger le coup, je lui balançais un coup de pied derrière le genou pour la faire tomber.

- Nan, mais t'es pas bien dans ta tête? Tu veux mourir ou quoi?

Tant pis pour les fringues, je les laissais tomber par terre, au moins, j'aurais pas à les salir avec le sang sur moi. Je ne savais même pas si je pouvais appeler cela un baiser, disons ce lèvres-contre-lèvres, même s'il n'y avait pas eu que les lèvres, me dégoutait et m'attirait en même temps. J'étais un tueur de femme et elle venait de réveiller mes instincts carnivores, cannibales, masculins et prédateurs, j'avais les deux mains libres donc. Sans chercher à prendre des pincettes, j'enjambais la jeune femme à terre, un pied de chaque côté de son petit corps, puis je me laissais tomber à genou, pour me retrouver à califourchon sur son ventre, que mon poids la dérange pour sa respiration, rien à faire, je lui empèchais tout mouvement des mains coinçant ses deux jolis poignets dans la poigne de fer de mes doigts, ma deuxième main vint la gifler sans vergogne alors que je rapprochais mon visage du sien.

- Petite poupée de cire veut jouer avec méchant soldat de plomb? Tic tac tic tac... Que va dire le petit lapin blanc quand il verra que Alice n'est pas revenue?

Serrant son joli petit cou, je lui soulevais la tête pour la frapper au sol, jusqu'à ce qu'elle tombe dans les pommes. Il était temps de passer aux choses sérieuses, non? Tic tac tic tac... Je regardais ma montre parce que cette pensée futile du temps s'insinua dans mon esprit. Merde, pas le temps de la torturer comme le le voulait, rah pis j'aimais pas faire dans le va-vite, c'était gâcher mon plaisir... Bah, au moins, elle était out. Farfouillant dans plusieurs cartons je finis par découvrir ce que je voulais, un bon cable comme on en faisait rarement, le genre souple, mais résistant. Trainant la gamine derrière moi dans les douches, je lui attachais les mains avec ledit cable et la suspendait, à simplement quelques centimètes du sol. J'étais sûr qu'elle pouvait toucher du bout du pied le sol. Enfin bref. Je la laissais là et allait reprendre mes affaires et surtout ma douche.

Si Missy se réveillait dans peu de temps, tout ce qu'elle verrait serait un pièce humide, délabrée, un sorte de douches communes. Mais certainement pas de Rampage. Nan, moi j'étais à côté, dans les autres douches en train de siffloter. Si elle ne se réveillait pas prestement, je lui balancerais un seau d'eau dans la figure...
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Missy Otehima
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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Lun 15 Nov - 19:33

    Sans être vraiment surprise, la jeune femme fut poussée contre l’un des casiers présent près d’eux. Seulement, les deux mains qui étaient restée fermement accrochées au haut de Rampage, aida à diminuer le choc. Mais ça ne pouvait se terminer là-dessus et cela la jeune le sentait. Pour environ la deuxième fois de la soirée, Missy fut rapidement mis à terre par son compagnon, mais elle n’oublia pas qu’elle l’avait cherché et ne regrettait en rien de ce contact. Il demandait si elle voulait mourir, car selon lui, la Markarov n’était pas bien dans sa tête, ce que la brune trouvait étrangement contradictoire. Disons que si lui n’avait pas de problème à aimer à tuer, donc elle non plus n’avait de problème à être attisée par le sang…

    Le prédateur semblait être sortit de lui, se mettant à califourchon sur sa proie, lui faisant diminuer le souffle par l’écrasement de sa poitrine sous le poids. Missy regarda Rampage qui dominant maintenant la situation. Un demi-sourire aux lèvres de la jeune femme, comme intouché par ce qui arrivait, car elle était toujours dans ce moment de contact. Ses mains aux dessus de sa tête, elles ne tentèrent aucunement de s’évader, connaissant la force du tueur qui pourrait pratiquement lui broyer les os. Rampage s’adressa de nouveau à elle, lui demandant deux questions assez narquois, mais macabre et elle ne put répondre qu’à un seul d’entre elles, le premier. « Peut-être… » Qu’est-ce qui l’attendait ? Peut-être rien finalement… Le dominant attrapa son cou pour levé sa tête et la ramena par la suite au sol, mais le tout avec une dureté puissante, l’assommant du premier coup…

    ***

    Les paupières de la jeune femme s’entrouvrirent doucement et la première chose qu’elle vit fut les portes du vestiaire. Brusquement, un mal de crâne jaillit et Missy referma les yeux sous le heurt. Elle recouvra chacun de ses sens petit à petit, n’ayant pas sentit tout de suite ses mains qui était engourdit et le pire attaché par une sorte de câble. Un sifflement lui paru lointain, mais c’était en faite Rampage qui se lavait dans une des cabines de douches. Elle pointa ses pieds vers le sol et pu le toucher, mais ce n’était pas un bon point d’appuie. Elle leva donc les yeux vers le ciel tentant de voir si elle avait des chances de se libérer, mais le câble semblait trop solide et se désista à tenter quoique ce soit. Depuis combien de temps avait-elle perdu connaissance ? Depuis un moment déjà, car elle entendit le jet d’eau s’arrêter dans un bruit métallique fait par le robinet.

    Toutes ses idées se chamboulaient, voulant connaître de ce que comptait lui faire le tueur. Une bonne attende, peut-être voulait-il simplement qu’elle le laisse tranquille ou autre chose, un peu plus effrayante, il allait la laissé ici, attaché. Ou pire encore, il voulait sans doute la massacrer… Un halètement soudain parvint entre ses lippes et un « merde » peu distinctif mais sonore se fit entendre dans les vestiaires. Mais la jeune femme se tût soudainement, préférant garder la tête froide et un mince sourire apparut sur son visage alors qu’elle avait la tête baissé, mais il disparut aussitôt par simple précaution dirons-nous…

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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Lun 15 Nov - 21:25

Je sifflotais une vieille chanson que nos grands-mères aimaient bien chantonner. Sauf que moi, ma grand-mère, je la connaissais pas, nan, j'avais juste entendu cet air, un soir, je ne savais plus trop quand, lors d'une chasse à la donzelle, ma proie avait été une élégante petite bourgeoise qui prenait des cours de line-dance et allait tous les mardis au Bingo... Le mardi de son meurtre, beaucoup de gens se demandèrent où elle se trouvait d'ailleurs. Enfin pour revenir sur la chanson, c'était un truc avec des fleurs et des pissenlits, comme je me souvenais plus vraiment des paroles, je sifflotais, tranquillement, alors que la douche me purifiait. L'eau pendant la première minute était plus rouge que translucide, mais je parvins à enlever tous le sang de mes mains et de mes cheveux, fallait en prendre soin de ses cheveux, c'était mÔman qui l'avait dit. Bon, elle n'était plus là, celle-là, mais je l'écoutais toujours.

Une fois tout propre comme un sou neuf, j'arrêtais l'eau en tournant les mitigeux, cela fit un bruit strident qui me fit froid dans le dos. Pour la peine je donnais un coup de tatane dans les tuyaux qui se désaxèrent et se mirent à fuir. Je souriais avec tout plein d'étoiles dans les yeux. En plus d'une agence de nettoyage pour les cadavres laissés en plan, il allait falloir payer le plombier. J'adorais laisser le chaos. Mais pas trop, attention, fallait toujours que ma victime soit identifiable, sinon, ce n'était pas amusant. Bref, je m'approchais de ma serviette et me frotta vigoureusement le corps. Je finissais d'enfiler le pantalon - fort heureusement à ma taille - quand j'entendis un léger "merde"... Mouahaha, elle était réveillée? Ah ouai, merde, tu pouvais le dire. Je passais donc la tête par la porte pour la voir toujours attachée, toujours suspendue. Le tueur en moi lui fit un large sourire libidineux. Ainsi ligotée, elle était à ma merci complète... J'avais hâte de l'étrangler et de ne plus jamais en entendre parler.

- Tu sais que j'adore ta position, tu donnes l'impression d'une carcasse de porc prête à être découpée en petits morceaux, un bon jaret, les côtes, la tête... Miam.

Trainant la chemise blanche que j'avais choppée et l'enfilant, je m'approchais d'elle, restant à distance acceptable. Je terminais par mettre les boutons et la regardait. On était maintenant habillé pareil, quoi qu'elle avait du sang sur sa chemise à elle alors que moi j'avais pris ma douche. Mes godasses, je les avais passé un coup dans la flotte, maintenant quand je marchais, ça faisait "splouish, spluish", mais je voulais garder mes chaussures à ma taille. Dans la poche de devant la chemise, j'avais mis Madame Smith, la petite cuillère, elle aussi toute propre. Je fourrais les mains dans les poches de mon pantalon, comme attendant quelque chose qui n'arrivait pas.

- C'est pas tout ça, mais qu'est-ce que je vais faire de toi? Si je te laisse la mission n'est pas terminée et tu pourras pas dire à quel point j'suis un bel enfoiré... Si je te détache, tu vas me casser les bonbons jusqu'à ce que mort s'en suive, non? J'pourrais te tuer, mais c'est pas prévu... Tu proposerais quoi, toi?
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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Lun 15 Nov - 23:53

    Le corps de Missy commençait à se balancer doucement, faute d’avoir tenté de rester debout sur le bout des pieds. Elle était souple, mais après plusieurs minutes coincées dans cette position, la fatigue arrivait plus vite. D’ailleurs Rampage semblait apprécier la vue, le fait qu’il puisse sortir le boucher en lui pour la découper en petit morceau était l’une des raisons de cette estime. Elle aurait bien lancé à la blague ou simplement par pur sarcasme un merci de ce soit disant compliment, mais elle se retint. Un pressentiment lui disait qu’elle risquerait de ne pas sortir d’ici vivante… C’était mieux qu’elle se la ferme pour le moment et voir ce qui allait ajouter son tortionnaire. La jeune femme le regarda, propre, plus de sang sur lui. « Dommage… » Pensa alors Missy qui remarqua que le tueur était habiller comme elle. Même couleur de chemise et même couleur de pantalon, ça amusait presque Missy.

    Maintenant, ils étaient face à face. La Markarov écouta attentivement le tueur… qui ignorait encore ce qui allait faire ? Elle avait l’impression de ne pas trop comprendre la suite. Surtout à propos des bonbons. Comment pourrait-elle faire ça ? La jeune femme s’était déjà décidé à ne pas parler des sales coups qu’elle a reçut de Rampage et surtout ne pas parler de ce qui arrive en ce moment… Dans un soupire profond qui exprimait une fatigue de ses bras levés, elle aurait aimé qu’il comprenne qu’elle aussi était en faute dans cette soirée. C’est alors que le tueur lui demanda si elle avait des suggestions pour la suite. Elle réfléchit avant de montrer un mince sourire, sans le regarder.


    « J’en ai peut-être une, mais elle ne va pas te plaire. »

    Ses yeux se posèrent sur Rampage, un regard énigmatique. Elle hésitait à la lancé, mais comme elle ne pouvait laisser l’occasion de le provoquer encore plus, car comme il le disait, la tuer n’était pas dans les plans… Mais ça risquerait de le devenir. Elle était devant un dilemme… Doucement, elle soupira de nouveau et commença à dire doucement d’une voix un peu rauque. Son sourire s’était de nouveau effacer.

    « J’ai… irrésistiblement envie de toi, mais toi aussi, seulement quelque chose diffère. En unissant cela, on pourrait trouver quelque chose qui pourrait nous apaiserait tout deux… Mais ce n’est qu’une suggestion, c’est moi qui suis attachée et c’est toi qui décide… Quoique ce soit, ça restera entre nous…

    Il n’y avait rien de sarcastique dans ces mots, mais autant être franc quand on est à veille de se faire tuer.

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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Mar 16 Nov - 0:55

Plait-il? Elle venait de dire quoi, là? Je laissais la surprise peindre mon visage, relevant un sourcil. Elle avait... envie de moi? J'étais en face d'une folle, c'était pas possible autrement. Personne, personne n'avait jamais été attiré par moi, même quand je restais plus ou moins normal. Remarquez, je m'en foutais bien, puisque ce que je voulais, ce qui m'attirait c'était tuer, uniquement tuer. Participer à cette grande expérience qu'était de faire couler le sang. Merci le cours de biologie. Le reste, cela ne m'avait jamais attiré. Mais là, elle avait pourtant vu ma façon de faire, je l'avais baffé je ne sais plus combien de fois, j'avais même failli la démembrer dans les escaliers, mais nan... Elle avait envie de moi... Fallait dire qu'elle avait quand même du culot de dire ça comme ça, je devais lui reconnaître ça. Pourtant, je finis par plisser un peu les paupières. C'était un piège ou quoi? Elle pouvait dire ça pour simplement que j'en termine avec elle, que je devienne doux comme un agneau, ou bien que je la décroche. Passer du beurre dans le dos, c'était la spécialité des russes non? Méfiant, je la laissais là, suspendue.

- C'est pas une réponse ça, gamine... Hey, j'ai une idée... Si je te détachais à moitié? Hmm... Nan. Pas intéressant, je préfère te regarder gigoter comme une petite souris qu'on a attrapé par la queue...

Franchement, pour dire la vérité, je ne savais pas quoi faire. Pas quoi faire d'elle, j'entends. J'avais envie de partir loin d'ici, de la laisser se démerder, après tout, elle n'était pas mon problème. Mais j'avais aussi une terrible envie de la torturer, de lui cisailler la peau, de voir des... Oh, mais je l'avais mon idée. Un large sourire carnassier parcourut mon visage qui s'illumina. En quelques pas j'étais tout à côté d'elle, son visage à même hauteur que le mien. Sans grande douceur, mais pourtant sans violence, mes doigts vinrent attraper son menton, armé d'un sourire d'un gamin devant un sapin de Noël, j'ajoutais d'un ton si ému:

- Pleure pour moi, Missy... Laisse couler de ces yeux d'opale des larmes cristallines... Pleure, ma belle, et tu seras libérée... Sinon je te laisse pendue là comme un saucisson à sécher et tu te démerdes pour redescendre.

Je la lachais, laissant glisser mes doigts sur sa peau blanche. Pourtant je ne m'écartais pas, restais tout près d'elle, la contournant pour arriver dans son dos, une main repoussa ses cheveux sur un côté et ma bouche se rapprocha de son oreille, dévorant l'espace qui nous séparait par les mots que je prononçais, tout contre elle:

- Donne-moi tes larmes, Matriochka.
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Missy Otehima
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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Mar 16 Nov - 4:04

    Missy se balançait doucement en entendant le refus de Rampage qui plus est, renonça à la détacher au moins à moitié… Un nouveau soupir suivit, presque désespérée, elle réfléchit, comment le convaincre à au moins retiré les liens qui commençait à faire de plus en plus mal à ses poignets. Elle leva de nouveau les yeux vers les câbles et elle constata que c’était impossible de songer à essayer quoique ce soit. Elle cru qu’elle allait être prise par de nouveau halètement bruyant, mais ce fut deux, trois soupires qui en ressortirent. Prisonnière, elle n’arrivait plus à voir… le bon côté des choses. Le tueur avait réussit à la mettre dans le désespoir et cela ne lui aura pris que quelques minutes. Mais la Makarov ne pleura pas pour autant, conservant rien d’autre que l’inquiétude et ses idées noires.

    Pourtant, c’était ce que lui demandait Rampage, mais cela lui paraissait impossible, car depuis l’assassina de ses parents, plus aucune larme n’avait coulé de ses yeux bleu depuis. Les doigts de son tortionnaire saisissant son menton tentaient d’encourager cette demande. La jeune femme se mit à réfléchir, essayant d’aller au plus profond d’elle, recherchant une quelconque mare qui pouvait rester. Mais rien, elle ne trouvait rien du tout. Toute sorte de raison pouvait l’aider à sangloter, mais elle ne pouvait compter sur aucune d’entre elle pour au moins une goutte. C’était fichu d’avance et elle restera là seule, encore une fois insatisfaite et sans aide pour se détacher. Quelques mots lui parviennent cependant et ce, une fois que Rampage lui demanda pour la deuxième fois de pleurer pour lui. La présence imposante du tueur qui lui parlait de son dos lui firent parler, presque dans un murmure.


    « Tu trouve que je ressemble à une Russe ?... Je n’en suis pas une pourtant, originairement parlant… Tu me fait douter du mérite que j’ai d’être parmi les Makarov…»

    C’était en entendant Matriochka qui en résultait ces dires et Missy y croyait tellement qu’en clignant des yeux, un flot de larme jaillit de ses prunelles bleu. Comment avait-elle réussit ? C’était le doute qui s’était éprise d’elle, sachant qu’elle s’était longtemps jugé l’un des leurs, voilà qu’une idée la traversa, qu’elle ne pouvait qu’être un pion dans le jeu des Russes dans cette guerre contre les Bushido. Si elle mourait ce soir, c’était certain que c’était une de moins, mais tout pouvait continuer sans elle… Soudainement, elle se sentait seule au monde. Au moins, elle satisfaisait Rampage, ses yeux étaient larmoyants, mais ses larmes était-il pour lui ? En espérant qu’il allait s’en contenter. Deux lignes humides s’était dessinées sur ses joues blanches s’humectant de plus belle par les nouvelles goûtes qui en ressortait.

    « Satisfaits ? » dit-elle en pleurant silencieusement.

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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Mar 16 Nov - 10:55

Satisfait? Je fis à nouveau le tour de la jeune femme suspendue pour lui faire face, soudainement muet alors qu'elle pleurait. J'en avais vu beacoup des femmes qui m'offraient des larmes. Certaines pleuraient par pure terreur quand elles voyaient ce que j'allais faire d'elles, d'autres pleuraient sous la douleur physique, le reste pleurait parce qu'elles pensaient la fin du monde arriver. Mais pas Missy. Elle ne pleurait pas parce qu'elle avait mal, du moins, je ne l'avais pas torturée, elle ne pleurait pas parce qu'elle avait peur, ni parce que c'était la fin de tout, non, non, non. Elle pleurait parce qu'elle avait mal, oui, mais au coeur, de cette douleur qui ne laisse pas de trace. Ah que j'adorais cela. Je ne voyais plus que cela, ses perles cristallines couler le long de ses joues, sorties de ses émeraudes si pâles. Magnifique, presque jouissif. D'ordinaire, quand une femme pleurait, j'en terminais, avec sa vie, je voulais dire. Missy devait être un cas particulier, car elle devait survivre. Je n'avais pas le choix. Qu'importe, elle se trouvait déjà sur ma liste, il me fallait juste un peu de patience...

- Ca fait mal, hein? Ici...

Je posais la main à l'emplacement de son coeur avant de dévoiler un sourire satisfait. Mon autre main s'éleva pour suivre le tracé des larmes sur sa peau, dessinant imaginairement d'un doigt. Mes mains finirent par soulever la jeune femme par la taille. J'attrapais un couteau que j'avais trouvé alors que je cherchais le cable à proprement parlé. Il me fallut pourtant quelques temps avant que je n'arrive à trancher la ferraille, mais je la libérais de sa suspension, sans pour autant la lacher. Tout en tentant de la libérer, j'ajoutais:

- Tu es une russe parce que tu les sers, parce que tu t'en sens fière, parce que tu agis pour eux. Ca suffit à te mettre dans le même panier.

Je finis par la poser à terre, regardant encore le reste des larmes sur sa peau blanche. Rah, c'était un spectacle que je ne pouvais me passer. Le monde pouvait bien s'écrouler, mais les pleurs qu'elle m'avait offert étaient les plus beaux du monde.

[C'est tout petit, mais je te laisse le choix de l'action qui suivra ^^]
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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Mar 16 Nov - 19:14

    [HRP : D’accord ! Mais j’espère que tu ne vois pas d’inconvénient si j’essaye de prolongé le rp. Sinon, tu me le dit et on termine bientôt.]

    Le tueur réapparut devant la jeune brune, constatant de l’état de son visage. Les larmes dévoilaient avoir pesé lourds, coulant à grosse goute le long de ses deux joues, perlant ses deux prunelles bleus qui scintillait légèrement. Au début, le visage non-expressif de Rampage face à ce « cadeau » parut effrayer Missy, mais il posa sa main contre la poitrine de la femme, côté cœur lui demandant si ça faisait mal. La Makarov acquiesça d’un signe de tête, sanglotant sur la main du bourreau qui vint ensuite dessiner la longueur de ses joues. Celles-ci étaient réchauffées par ses larmes ardentes.

    Soudain, Rampage l’attrapa par la taille, soulevant son corps léger, et s’occupa à la détacher. Le câble était très solide et l’assassin mit du temps avant d’au moins permettre à Missy de toucher le sol, mais on ne l’a lâcha pas tout de suite. Elle profita de ce contact, maintenant plus doux, c'est-à-dire les mains du tueur qui la tenait contre lui, mais sans que cela paraisse qu’elle appréciait ce soutien. Rampage terminait avec le câble en reprenant la parole, cette fois pour parler du fait que même si elle n’était pas Russe, elle en était quand même une en faisant partit de la mafia. Elle ignorait si c’était pour la rassurer ou si c’était pour l’insulter… C’était assez vague… Mais ce n’était pas une raison de se casser la tête. Il termina enfin par la libéré et la posé par terre.

    Ils échangèrent un long regard. Missy pouvait voir l’émerveillement dans les yeux de Rampage à voir ses larmes couler. Celles-ci commençaient à sécher sur ses joues, laissant quelque trace, laissant ses yeux larmoyant. La jeune femme ne bougea pas non plus tout de suite, restant près de lui un moment, l’air un peu troubler. Ses poignets ayant recouvert leur liberté, elle les massa délicatement. Ça allait laisser des marques assurément. De mêmes que les coups qu’elle avait reçut. Probablement que les ecchymoses allaient venir. C’était étrange qu’elle tombe sous le charme des salopards qui n’avait rien à foutre d’elle, habituelle, mais toujours étrange. Sauf dans ce cas-ci, elle avait réussit à avoir un certain estime venant de Rampage. Pas celui qu’elle aurait aimé, mais c’était au moins ça. Mais elle savait que cela venait du tueur en lui, voulant sûrement la voir morte par ses mains…


    « J’ai l’impression qu’il ne me restera plus beaucoup de temps à vivre si on se recroise… Malgré ça, je dois te dire que ça n’enlève pas l’envie que j’éprouve pour toi. Je suis selon toi folle, mais moi je me trouve… normale. Comme toi qui dois te trouver normal dans ton monde. »

    Autant discuté un moment. La mallette pouvait attendre là où elle était. Pas de presse, mais ce n’était pas le temps de resauter sur lui non plus. Sinon, ils seraient de nouveau à la casse départ…


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Dwight Jackson
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MessageSujet: Re: En tête à tête [Missy]   Mer 17 Nov - 0:21

[HRP: Moi IRL, j'veux continuer, mais c'est Rampage IG qui veut arrêter XD]

Le pouvoir des larmes... Pff, les hommes perdront, à tous les coups. Certains devenaient plus doux que des agneaux à voir des larmes, d'autres détestaient cela et s'enfuyaient à grandes enjambées. Pour moi, on va dire que c'était un peu des deux. Mais cela dépendait aussi des larmes qui coulaient. Celles que m'avait offert la russe, c'était celles-là les meilleures, les plus belles, les plus fragiles, les plus difficiles à obtenir. Sans qu'elle ne le sache, Missy avait obtenu dès la première seconde son billet de sortie... vivante... D'ordinaire, les pleurs attiraient encore plus ma violence, ils signaient l'arrêt de mort de la donzelle que je torturais, mais pas quand il y avait ce genre-là de pleurs, quand cela venait du coeur, la torture morale était la pire. J'aimais ce paradoxe et Missy m'en avait offert à foison.

« J’ai l’impression qu’il ne me restera plus beaucoup de temps à vivre si on se recroise… Malgré ça, je dois te dire que ça n’enlève pas l’envie que j’éprouve pour toi. Je suis selon toi folle, mais moi je me trouve… normale. Comme toi qui dois te trouver normal dans ton monde. »

Je laissais apparaitre un sourire sarcastique. Oui, c'était sûr que la prochaine fois que nous nous recroiserions, ça sera pour la liquider. Bientôt, j'espérais. Pourtant, la fin de ses paroles me laissa plus perplexe que silencieux, parce que je repris aussitôt.

- Normal? Nan, je suis pas normal. Je tue des gens pour mon bon plaisir, je viole, je massacre, je torture... J'crois pas être normal.

Hey! J'étais en train de me ramolir ou quoi? J'avais l'impression d'entendre un puceau de premier ordre. Je la lachais brutalement, m'écartant comme si elle était en feu. Retournant dans l'entrepot à proprement parlé pour observer une dernière fois le massacre perpétré, et surtout pour éviter d'avoir trop envie de la... tuer, voir pire, je lançais derrière moi:

- Pour fricoter avec les russes, tu dois pas être normale à l'origine. Ouai, t'es folle. Folle à lier... Tu veux que je te rattache?

Question rhétorique bien sûr. Bon, la roue d'engrenage toujours dans les mains, j'allais pouvoir rentrer donner à manger à mon chatounet, me mettre devant un match de football américain et picoler une bière. J'ouvris la porte en grand. 'Taiiiiiiin, ça caillait dehors... Et moi, j'étais en chemise. Bah bien... J'allais me les geler. Fourrant les mains dans les poches, je finis par soupirer, frappant du pied dans un caillou à terre.

- T'as qu'à me déposer, j'habite de l'autre côté de la ville.
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