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 {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]

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Alona Garvey
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MessageSujet: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Ven 18 Mar - 2:41

Alona se redressa d’un bond, ses propres exclamations outrées recouvertes par le brouhaha soudain qui avait envahi la salle d’audience. Le juge n’essayait même plus d’appeler au calme. Il avait fait son office, et se levait maintenant pour quitter la pièce par la petite porte latérale, derrière la tribune où les jurés venaient de rendre leur verdict quelques instants auparavant. Il n’y avait qu’à voir leurs têtes à eux aussi, le sourire béat de ceux qui avaient été grassement commissionnés pour laisser ce monstre quitter ce tribunal en temps qu’homme libre.

Le pire était que ce n’était pas sur le fond qu’il avait été jugé que sur la forme. On n’avait pas véritablement remis en cause tous les vols qu’il avait commis, ni toutes les personnes qu’il avait froidement exécutées, mais il avait été simplement relaxé pour cause de vice de procédure. Une excuse à la noix, comme quoi il manquait des mandats de perquisition, ce qui rendait les armes et les bijoux qu’ils avaient retrouvés chez lui inutilisables comme preuves, et ainsi de suite. C’était on-ne-pouvait-plus ridicule, mais malheureusement, c’était au jury de décider, et quelques liasses de billets glissées dans les bonnes poches avaient achevé de les convaincre de l’innocence de ce pauvre bougre.

Vice de procédure, tu parles. C’était surtout cette procédure dans son ensemble qui était une véritable mascarade. Les honnêtes diables essayaient tout simplement d’arrondir leurs fins de mois, car la vie était très difficile à Seven Sins, mais ceci n’excusait pas pour autant cela.

Le regard de la militaire croisa celui de l’accusé désormais libre, qui lui adressa un clin d’œil et un sourire pervers. Il fallait qu’elle sorte de là avant qu’elle ne fasse quelque chose qu’elle ne regrette. Elle avait beau ne pas être armée car le contrôle était assez strict à l’entrée du tribunal, elle restait tout de même très dangereuse car surentrainée.

Elle aperçut à l’autre bout de la salle le procureur qui avait l’air dépité. Et peut-être un peu d’autre chose, mais elle n’aurait trop su dire quoi. Sans un mot de plus, la jeune femme sortit et marcha tout droit, jusqu’au parc en face du tribunal. Elle s’arrêta quelques instants, puis continua droit devant elle. La nuit tombante vint finalement la surprendre alors qu’elle errait dans elle-ne-savait-trop-quel quartier.

Alona leva finalement les yeux pour regarder autour d’elle. Vraiment regarder. Ces lieux lui disaient quelque chose. Des néons clignotaient tout autour d’elle, et la brune commença à se demander comment elle n’avait pas remarqué tout ça plus tôt. Elle était dans le quartier de la forteresse folâtre. Comment elle était arrivée là ? Elle n’en avait aucune idée. Elle avait juste voulu marcher pour se défouler et ne plus penser à rien, et clairement, elle avait réussi.

Par contre, pour rentrer chez elle, ça n’était peut-être pas la meilleure des idées. Sa moto était en effet restée dans le parking du tribunal et le camp était à encore quelques kilomètres de là. Elle n’avait plus qu’à appeler un taxi.

La jeune femme continua à avancer, essayant de rejoindre le boulevard plus fréquenté, sur lequel elle aurait plus de faciliter à héler un véhicule. Elle passa alors devant le Palace de Pandore et s’arrêta de nouveau. Quelque chose résonna à son esprit, une conversation, un peu plus tôt dans la journée, ou peut-être quelques jours auparavant, elle ne savait plus.

Elle se rappelait qu’elle marchait dans les couloirs du tribunal, lorsqu’elle avait entendu une conversation entre une greffière et le procureur du procès pour lequel elle devait témoigner.


« Et vous vivez ici ? »

Puis elle l’avait entendu lui répondre quelque chose et retenu les mots « palace » et « Pandore ». Il ne fallait pas avoir un QI de 300 pour faire le lien entre les deux.

Pourquoi est-ce que ce petit bout de conversation triviale et anodine l’avait marquée ? ça, c’était une toute autre question….

Sans réfléchir plus longtemps, la jeune femme pénétra dans le hall de l’hôtel et se dirigea vers l’ascenseur qui desservait les appartements. Elle avait déjà eu à venir ici pour rencontrer un contact, les lieux ne lui étaient pas totalement étrangers. Son regard parcourut la liste de noms sur le panneau latéral et se posa sur « Matthews ».

Machinalement, la jeune femme appela l’ascenseur, pressa le bouton de l’étage correspondant, et se laissa emporter.

***

Elle ne savait vraiment pas ce qu’elle faisait ici. Elle se passa une main dans les cheveux, d’un air gênée, debout sur le palier sans oser frapper. C’était complètement idiot comme idée. Que faisait-elle là ? Bon ok, elle le trouvait plutôt mignon, et c’était surement pour ça qu’elle avait sans le vouloir consciemment épié sa conversation avec la jolie blonde aux jambes interminables avec laquelle elle l’avait vu discuter quelques jours auparavant. Mais ce n’était certainement pas une raison pour se retrouver là, devant chez lui, plantée comme une idiote.

Il fallait qu’elle fasse quelque chose.

Elle sonna.

Pourquoi avait-elle sonné ? Qu’allait-elle lui dire s’il ouvrait la porte ? « Bonjour, je passais dans le coin, je vous ai entendu donner votre adresse à la blonde du couloir il y a deux jours et je me suis dit que je passerais » ?! Pourvu qu’il n’ouvre pas la porte.

Quelques secondes s’écoulèrent et rien ne se passa.

Avec un peu de chance pour elle, il n’était pas chez lui. Pourvu qu’il ne soit pas chez lui. Alona prit une profonde inspiration et se prépara à tourner les talons.

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MessageSujet: Re: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Dim 20 Mar - 23:01

    Enfin j’étais prêt. Après 20 jours de travail, de recherches, de filature, d’infiltration, bref 20 jours de grande patience, ce flic ripoux allait enfin avoir affaire à la justice. Il avait racketté et tué 3 épiciers qui ne demandaient rien à personne, et personne ne faisait rien parce que c t un flic. Personne, sauf moi ! Il était hors de question que je laisse ce salaud s’en tirer à si bon compte. J’étais décidé. Flic ou non, ce soir, c’était fini pour lui. Sur la table de la salle à manger, j’avais disposé les instruments dont j’avais besoin. D’ordinaire, je cachais tout dans le double fond de mon dressing, dans la cuisine, certaines petites choses dans la buanderie, enfin, bref, y en avait un peu partout… J’utilisais volontairement beaucoup d’ustensiles de tous les jours pour que leur possession ne semble bizarre à personne, et que la police ne retrouve pas ma trace.

    Je commençais à tout emballer, quand quelqu’un sonna à ma porte. Crow ? Non, il était en mission. Qui alors ? J’attendais quelques secondes… Personne qui n’essayait de forcer la serrure, personne pour enfoncer la porte. Pas trop dangereux, donc… Je remettais en vitesse le tout dans le dressing, fermais la porte à clef, et retournais vers la porte d’entrée. Après avoir mis la chaine, j’entrouvrais la porte, et regardais qui était là. Une jeune femme tournait les talons pour s’éloigner.

    - Oui ? Vous désirez ?

    La jeune femme se retourna, je reconnus un des témoins au procès que j’avais perdu deux jours auparavant. Que venait-elle faire ici ? Et comment avait-elle eu mon adresse ? Elle faisait partie de l’accusation, elle ne travaillait pas pour les tueurs qui avaient été relâchés, et dont le nom apparaissaient désormais dans ma liste de verdicts à reprendre.

    - Attendez.

    Je refermais la porte le temps d’enlever la chaine, avant de la rouvrir entièrement.

    - Melle Garvey, c’est bien ça ? Vous étiez au procès de Manolos Diaz avant-hier. Qu‘est ce que je peux faire pour vous ?
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MessageSujet: Re: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Lun 21 Mar - 0:56

Lorsque le cliquetis de la porte se fit entendre et qu’une voix s’éleva dans son dos, Alona fit volte-face, essayant de cacher sa gêne, et afficha un pauvre sourire. Le procureur avait l’air surpris de la trouver sur son pallier et il n’y avait rien d’étonnant à cela. La jeune femme elle-même ne savait pas véritablement ce qu’elle faisait là.

Il referma la porte pour pouvoir ôter le loquet de sécurité et rouvrir cette fois-ci en plus grand, ce qui octroya à la jeune femme quelques secondes supplémentaires pour se trouver une excuse qui tienne la route. Le problème était qu’elle ne pouvait pas lui dire la simple vérité, qu’elle voulait se défouler pour s’empêcher de tenter quelque chose de stupide, du style aller elle-même liquider Diaz, ou qu’elle était passée devant chez lui totalement par hasard parce qu’elle connaissait son adresse, parce qu’il lui faudrait expliquer qu’elle avait épié une conversation au cours de laquelle elle avait pu découvrir son adresse. Que pouvait-elle bien dire ? Qu’elle s’était trompée de porte ou d’étage peut-être ? Il fallait espérer pour cela qu’il ne connaisse pas ses voisins d’immeuble afin qu’elle puisse prétendre être venue voir quelqu’un d’autre. La situation était quelque peu épineuse.

Alona prit alors le parti de totalement ignorer le fait qu’elle était devant chez lui, et ne pas même soulever la question, afin de s’éviter une explication embarrassante.


- C’est sergent, marmonna-t-elle en accompagnant ses paroles d’un geste de la main qui signifiait que ce n’était pas important. Alona, reprit-elle en s'exprimant plus clairement. Vous pouvez m’appeler Alona.

- Oui, j’étais bien à l’audience il y a deux jours pour témoigner. Et j’y suis retournée ce matin pour le verdict, poursuivit la jeune femme.

Elle se passa une main dans les cheveux, comme pour tenter de garder son calme. C’était un tic qu’elle avait de toujours se passer une main dans sa tignasse brune lorsqu’elle était nerveuse ou énervée.


- Je…

Une pause. La jeune femme semblait chercher à organiser ses pensées avant de s’exprimer.

- Est-ce que vous pensez, regardant ce procès, qu’il y aurait, je ne sais pas moi, moyen de faire appel ou quelque chose ? C’est quand même pas possible de le laisser s’en tirer comme ça, après tout ce qu’il…

Elle s’arrêta, réalisant que ce qu’elle disait était un peu idiot. Non seulement elle se sentait bête d’être là, mais elle se sentait aussi légèrement troublée par le fait qu’il était quand même bien plus mignon de près que de loin. Elle poussa un soupir et s'excusa un peu platement.

- Je suis désolé, c’est idiot. Je… je crois que j’avais juste besoin de parler à quelqu’un et… Je suis navrée de vous faire perdre votre temps, conclut-elle, cherchant à trouver une sortie un peu digne.

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MessageSujet: Re: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Jeu 14 Avr - 0:10

- Ah oui, c’est vrai… Sergent…

Dur dur d’imaginer une aussi jolie jeune femme au milieu des militaires. L’appeler par son grade risquait de ne pas être évident. Heureusement qu’elle m’en dispensa rapidement. Si mon travail m’avait amené à côtoyer toute sorte de personnes, il y en avait toujours pour me surprendre. Alona faisait désormais partie de cette caste relativement fermée. On ne s’était pas vraiment parlé au procès. Je lui avais posé quelques questions, démarche qui s’était révélé inutile, hélas. Mon assistant s’était occupé de tout son brief. Si j’avais su que la demoiselle était aussi jolie, je l’aurais fait moi-même. Mais en apprenant son corps de métier, j’avais fait machine arrière et avait laissé Matt le faire. Pourtant, je la trouvais là, sur mon palier, hésitante, à cent lieux de ce que je pouvais penser d’elle au départ.

- Vous voulez entrer ?

Je ne pouvais décemment pas la laisser dans le couloir. La justice pouvait attendre, Alona avait besoin de moi. Je lui ouvrais le passage vers le salon et la regardais entrer avant de répondre à sa question. Mais comment lui expliquer à quel point les procès dans cette ville n’étaient que des mascarades… La justice… Mais quelle justice ? A part la mienne, bien évidemment.

- Je comprends vos interrogations. Malheureusement, c’est menée courante dans cette ville. Je voudrais vous dire qu’il y a quelque chose à faire, mais je n’ai pas le droit de vous mentir.

Ou, en tout cas, rien de légal.

Je fermais la porte derrière elle et l’invitais à s’asseoir sur le canapé. J’allais rapidement jusqu’au frigo pour en sortir deux bières avant de revenir vers elle. J’allais m’asseoir sur la table basse juste en face. Je trouvais le grand fauteuil d’à coté trop cérémonieux, et je préférais lui laisser le confort total du canapé nouvelle génération qui m’avait couté deux mois de salaire. Un pot de vin qui n’avait pas servi à grand-chose à son coupable.

- Pardonnez-moi, Alona, mais vous avez piqué ma curiosité. Comment êtes vous arrivée ici ?
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MessageSujet: Re: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Dim 17 Avr - 17:44

La jeune femme alla se passer une nouvelle fois une main dans les cheveux lorsque, réalisant son geste, elle s’arrêta et laissa son bras retomber le long de son corps. A chaque fois qu’elle était nerveuse, elle ne savait plus quoi faire de ses mains, se demandant même ce qu’elle faisait avec en temps normal. Il fallait à tout prix qu’elle perde cette manie de se passer une main sur la tête.

Ian la prit totalement par surprise lorsqu’il lui proposa d’entrer. Elle s’était attendue à se faire congédier, plus ou moins sèchement, car après tout, elle était venu jusqu’à chez lui sans la moindre invitation. Il s’écarta pour la laisser entrer et la jeune femme marmonna un faible « merci » et entra dans l’appartement. Elle avança jusqu’au salon en regardant tout autour d’elle. A première vue, rien ne laissait penser qu’une femme vivait ici et aurait pu faire la décoration. Pour autant qu’elle puisse en juger, ça ressemblait à un appartement de célibataire. En tout cas, il avait plutôt bon goût, et ça la changeait largement des chambres plutôt spartiates des militaires du camp.


- Si seulement il pouvait y avoir ne serait-ce qu’une chose qui fonctionne correctement dans cette ville. Est-ce que ce serait trop demander ? Rétorqua-t-elle à la remarque de Ian, plus pour elle-même que pour son interlocuteur.

Elle s’installa sur le canapé et regarda le procureur s’éloigner vers la cuisine. C’est seulement en s’asseyant que la militaire réalisa à quel point ses jambes étaient fatiguées. Après tout, cela faisait des heures qu’elle marchait, et en plus de ça, elle n’avait rien avalé de la journée. La bière que lui tendit alors Ian en revenant vers la cuisine fût elle aussi plus que salutaire. Certes, ce n’était pas ce qu’il y avait de plus idéal de boire de l’alcool l’estomac vide, mais les gouttes de condensation qui se formaient sur la bouteille fraîche entre ses doigts lui rappelait qu’elle avait le gosier lui aussi cruellement desséché.

Alona en avala deux longues gorgées tandis que son interlocuteur s’installait juste en face d’elle, sur la table basse. Pourquoi ne s’était pas assis sur le fauteuil juste à côté ? Ou même sur le canapé qui était suffisamment grand pour accueillir plus d’une personne. La brune n’eût pas trop le temps de se poser la question que déjà le jeune homme l’interrogeait sur la façon dont elle était arrivée ici.

Voilà pourquoi la porte n’aurait pas dû s’ouvrir. Voilà pourquoi elle aurait dû tourner les talons plutôt. Voilà la question qu’elle redoutait tant. Elle avait eu le vain espoir qu’il ne le lui demanderait pas. Comment allait-elle pouvoir lui expliquer la vérité sans passer pour une folle ? Elle allait bien devoir s’y résoudre, car il ne lui venait de toute façon aucune idée crédible à l’esprit.

Comme pour se donner du courage, Alona avala une nouvelle gorgée de bière avant de reprendre la parole.


- A dire vrai, par un étrange concours de circonstances. Ça va vous sembler vraiment bizarre… mais j’ai accidentellement surpris une conversation dans un couloir, où vous mentionniez cet endroit à quelqu’un, il y a quelques temps de ça.

Une pause. Vraiment, cette histoire ne sonnait vraiment pas bien, même remise dans son contexte. Aussi la jeune femme prit-elle le parti d’éditer un peu la suite, pour ne pas donner l’impression qu’elle l’avait traqué jusque là, ce qui après tout n’était vraiment pas le cas. Il s’était agit d’une suite de hasard, mais qui pouvait paraître tout de même assez suspicieuse pour un œil extérieur.

- Et cet après-midi, j’étais dans le quartier, et j’ai cru me rappeler que quelqu’un m’avait dit qu’il vivait là, mais je ne me souvenais plus qui. Je suis entrée vérifier, et j’ai réalisé mon erreur à ce moment là. Et ensuite, je ne sais vraiment pas ce qui m’est passé par la tête….

Alona conclut son histoire en buvant une nouvelle gorgée de bière. Le liquide frais lui faisait le plus grand bien. Elle plissa légèrement les yeux, s’attendant à un air de désapprobation voire de choc de la part de son interlocuteur. Puis, tentant de dévier le sujet vers quelque chose qui la gênait moins que cette révélation embarrassante, la jeune femme s’empressa d’ajouter, tout en évitant de regarder Ian droit dans les yeux.

- Comment faites-vous pour n’être pas complètement frustré par tout ça ? Vous êtes à Seven Sins depuis longtemps ?

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MessageSujet: Re: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Lun 25 Avr - 0:45


    Les révélations d’Alona me firent sourire. Il n’y avait pas vraiment de raison, tout cela semblait une suite d’heureux hasards, mais elle cachait difficilement sa gêne. Ce n’était pas risible, loin de là, mais charmant, et, en fait, plutôt flatteur. Elle avait retenu mon adresse entendue au grès d’une conversation… Il y avait beaucoup de sous-entendus dans son attitude, plus que dans ses paroles. En tout cas, il était clair que la question la dérangeait, et j’étais assez galant pour ne pas insister.

    - Je ne sais pas non plus ce qu’il vous ait passé par la tête, mais j’en suis content. On ne s’est pas beaucoup parlé à l’audience, nous étions tous les deux très concentrés. C’est l’occasion de rattraper ça.

    Elle s’accrochait à sa bière comme si elle espérait pouvoir se cacher derrière la bouteille. Bien essayé, mais complètement raté. Quand elle fit dévier la discussion vers un sujet plus banal, je décrochais un autre sourire. Il y avait quelque chose d’innocent et de frais dans ses paroles que je n’avais pas vu depuis longtemps chez les habitants de cette ville. Comment une fille comme elle avait-elle pu finir à l’armée ? J’étais moi aussi très curieux de connaitre son histoire.

    - Oh, j’ai connu Seven Sins quand elle ne s’appelait pas encore Seven Sins. En fait, je suis né ici. Mes parents tenaient une petite épicerie pas loin de la Place Apollon. C’est en voyant la ville se dégrader que j’ai choisi mon métier et que j’ai décidé de rester.

    J’avais évité délibérément les circonstances exactes. Pour le moment cela ne la regardait pas.

    - Pour tout vous avouer, j’ai dépassé le stade de la frustration depuis longtemps. Aujourd’hui, je suis plutôt blasé. J’en ai trop vu que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du tribunal. C’est moche à dire, mais j’en suis là. Pourtant je reste optimiste, un jour cette ville retrouvera son calme, et j’espère pouvoir faire partie de son renouveau.

    A mon tour de descendre ma bière. Elle était bien fraîche, c’était très agréable. Ce petit jeu de boire juste après avoir fini de parler faisait ressembler cette discussion à une causette de comptoir. Deux personnes qui se rencontrent et qui font connaissance autour d’un verre sans rien en attendre de plus que de parler à quelqu’un. Dans cette ville où les comptoirs étaient réservés aux saoulards et aux mafias diverses, c’était agréable de pouvoir discuter comme ça, surtout avec une jolie fille.

    - Et vous ? Comment avez-vous atterrit ici ? Ne me dites pas que c’est un choix, je ne vous croirai pas. Vous avez du violer une trentaine d’accords internationaux pour mériter une telle punition…

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MessageSujet: Re: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Jeu 28 Avr - 21:23

Alona esquissa un léger sourire à la réponse de Ian et le remercia intérieurement de n’avoir pas insisté sur cette voie là, et surtout de ne pas l’avoir traité comme si elle était bonne à faire enfermer. C’était peut-être l’alcool sur son estomac vide depuis ce matin, ou bien le fait d’avoir réussi à répondre à son interlocuteur sans se faire considérer comme une folle, voire encore le fait qu’il n’arrêtait pas de lui sourire, mais à partir de là, la jeune femme commença à se détendre un peu plus.

Ses épaules se relâchèrent et elle se laissa aller à s’appuyer contre le dossier du canapé. Elle n’avait plus de raisons de se sentir crispée, et surtout, on avait désormais arrêté de parler d’elle, ce qui n’était pas pour lui déplaire. La jeune femme adorait discuter avec les gens, mais préférait parler de leurs histoires et éviter le sujet de la sienne. Ian répondait désormais à sa deuxième question, montrant qu’il avait accepté de changer de sujet sans difficulté.

Et justement, Alona fût contente d’en apprendre un peu plus sur le jeune procureur. Elle trouvait ça surprenant qu’il ait passé toute sa vie dans cette ville et qu’il ne lui soit pas venu l’envie d’en partir sans jamais en revenir. Jusqu’à présent, les seule personnes qu’elle avait vues rester dans cette ville étaient les mafieux, les seuls vraiment là par choix, et ceux qui n’avaient pas les moyens financiers de s’enfuir. Ian semblait pourtant la catégorie de ceux qui auraient pu partir sans trop de souci et faire aussi bien ailleurs. Elle lui trouvait un certain… courage, en quelque sorte, pour avoir décidé de rester ici pour lutter contre ce qui semblait pourtant une cause perdue. C’était soit cela, soit de la pure folie.

En tout cas, il faisait partie de ces très rares personnes qui voulaient garder espoir pour la ville, attendant de voir son renouveau, et ça changeait la jeune femme du pessimisme ambiant qui régnait autour d’elle et dont elle ne pouvait que s’imprégner par contact. Ce n’était pourtant pas de la pure naïveté, c’était quelque chose de plus. Alona trouvait cela fascinant, d’une certaine façon.

La brune éclata alors d’un rire franc et sincère lorsque son interlocuteur lui demanda comment elle était arrivée là. Il était vrai que Seven Sins n’était généralement pas le genre d’affectation que l’on demandait volontairement, et ce même dans les forces spéciales de l’armée.


- Quelque chose du genre …. Je voulais voir le monde ! Et on m’a envoyée ici, plaisanta-t-elle à son tour.

Elle passa bien évidemment sur les raisons mêmes qui l’avaient poussée à intégrer l’armée, et comment elle s’était presque littéralement enfuie de Boston, et comment tous ses proches devaient la croire morte depuis le temps qu’elle n’avait pas donné de nouvelles, et comment encore, être mutée en enfer lui semblait comme la divine punition pour toutes les erreurs qu’elle avait pu commettre dans sa vie.

Si elle sortait de ce trou à rats vivante, elle retournerait certainement à Boston, s’excuser auprès de ses parents d’avoir disparu de la sorte. Alona chassa rapidement ses pensées obscures de sa tête et avala une nouvelle gorgée de bière.


- « Avec tous ces russes et ces japonais, ça te permettra de voir du monde sans même quitter les Etats-Unis, Garvey, c’est pas beau, ça ? ». Je vous jure que c’est ce que m’a dit mon supérieur en me tendant mon ordre d’affectation.

Une pause.

- C’était comment « avant » ?

Alona repensa au Boston de son enfance, et essaya de s’imaginer Bright Falls comme une petite ville bourgeoise paisible, mais ça lui était presque impossible. Tout ce qu’elle parvenait à visualiser, c’était des mafieux, et des ripoux, et des macchabées sur les trottoirs…. Elle était vraiment curieuse d’en savoir plus sur ce qu’avait pu être cette ville avant que l’intervention des militaires ne devienne ne serait-ce qu'envisagée.

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MessageSujet: Re: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Lun 23 Mai - 19:47

    - Vous jurez devant un procureur, méfiez-vous.

    Voir du pays… Une étrange manière de voir les choses. Ses supérieurs avaient de l’humour… Et elle aussi, apparemment, vu comment elle me racontait cette anecdote. Plus elle me parlait d’elle, plus j’avais envie d’en savoir plus. Elle n’avait pas vraiment quelque chose de particulier, à première vue, mais elle me captivait. On sentait dans ses mots qu’elle n’était pas une femme dure et désabusée, comme souvent dans son métier. Les femmes militaires que j’avais pu rencontrer évitaient de trop réfléchir et se contentaient d’obéir aux ordres. Alona, elle, n’avait pas envie d’être là, ça se sentait. Je trouvais ça dommage, parce qu’il y avait tout à faire pour que SevenSins redevienne Bright Falls.

    - Avant… Comment vous expliquer ? En fait, c’était une ville assez normale et plutôt banale. Quand j’étais petit je la trouvais très lumineuse. La Mairie avait des pierres très blanches, qui avait pris des semaines à restaurer, et il y avait un parc devant où il n’y avait pas beaucoup d’ombre. Les enfants de mon école allait y jouer après les cours, et Mme Deliver, qui habitait en face, râlait toujours qu’ils faisaient du bruit pendant son émission préférée. « Bande de délinquants, vous finirez tous en prison !!! », elle hurlait de sa fenêtre.

    Etrange. Mme Deliver n’aurait pas du être la première auquel je devais penser en me remémorant avant, mais bizarrement, cette anecdote m’était venue très vite à l’esprit. En singeant cette vieille dame, c’était de nombreux souvenirs qui remontaient à la surface, et me faisaient sourire. Le marchand de bonbons, qui nous attendait avec des petits sachets en sachant qu’on allait passer à sa boutique. La jolie institutrice, Melle Odesky, que tous mes amis voulaient épouser à leur majorité… Mais, soudain, mes yeux se baissèrent et ma voix se fit moins enthousiaste.

    - Pourtant elle a été une des premières à s’opposer quand le nouveau maire a voulu raser le parc, elle a eu une crise cardiaque quand des rodeurs se sont introduits chez elle, pour lui faire changer d’avis.

    Je finis ma bière d’une traite. Mme Deliver m’avait marqué parce que ca avait été une des premières victimes que j’avais voulu venger. Les yeux river sur ma bouteille vide, je la faisais tourner dans mes mains.

    - Vous devez vous dire que cette ville est irrécupérable, mais vous avez tort. Il y a encore beaucoup de gens pour qui ca vaut le coup que je me batte. Cette ville n’a pas toujours été ce qu’elle est, et c’est à nous de la faire redevenir ce qu’elle était. On me traite d’idéaliste imbécile, c’est peut être vrai, mais même si je ne change pas le monde à moi tout seul, j’aurais eu le mérite de faire de mon mieux.
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MessageSujet: Re: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Lun 23 Mai - 22:52

Alona leva les yeux au plafond en souriant à la réflexion de son interlocuteur. Effectivement, elle était face à un procureur. Mais en même temps, elle n’avait vraiment pas menti. Ces mots resteraient surement encore longtemps gravés dans sa mémoire. Ils avaient vraiment un étrange sens de l’humour dans l’armée…. Et pourtant elle était restée, et elle était encore ici, à feu Bright Falls, en train de discuter avec ce qui était peut-être une des rares personnes sympathiques de cette ville qui ne soit pas militaire.

En tout cas, elle n’arrêtait pas de sourire comme une adolescente depuis tout à l’heure, et commençait à en prendre conscience et se sentir gênée. Il ne fallait pas, sinon elle n’allait pas tarder à s’empourprer comme une pivoine et ça, ce serait nettement plus gênant.

La jeune femme se concentra sur les propos du procureur, captivée par la vision qui se formait sous ses yeux au fur et à mesure de la description d’un autre temps. La plupart des gens qu’elle connaissait avaient eu une existence tellement tourmentée et obscure qu’elle était fascinée par ces souvenirs d’une enfance si… normale. Une enfance qui somme toute lui rappelait la sienne. Une famille aimante, des camarades d’école avec lesquels elle s’entendait bien, Edward….

Tiens, elle se rappela soudain pourquoi elle évitait de penser à son enfance et au reste. Elle chassa rapidement tout cela de son esprit et vida le fond de bière de sa bouteille tandis qu’Ian reprenait la parole. Le jeune homme semblait s’être assombri lui aussi. Etait-ce l’évocation de ces souvenirs qui provoquait cela ? Après tout, Alona pouvait le comprendre.

Il avait les yeux posés sur la bouteille vide entre ses mains tandis qu’il parlait. La jeune femme sentit quelque chose d’accusateur dans son ton. Soudain un peu mal à l’aise, elle se redressa et se dirigea hardiment vers la cuisine, avec en tête de jeter sa bière vide et d’en ramener deux autres. Ça pouvait sembler irrespectueux qu’elle fasse comme chez elle dans l’appartement de quelqu’un qu’elle ne connaissait qu’à peine, mais après tout, elle avait déjà eu l’audace de s’inviter chez quelqu’un qu’elle connaissait à peine. Elle n’était plus à ça près ; et elle était presque sûre que le jeune procureur aussi avait besoin d’une autre bière. Et puis, dans le pire des cas, elle lui en rachèterait.

Ne sachant pas ce qu’il faisait des bouteilles vides, Alona posa la sienne sur le comptoir et sortit deux bouteilles fraîches du frigo. Elle les décapsula avec la dextérité d’une habituée, puis elle jeta les capsules tout en reprenant la parole.


- Je ne pense pas que vous ne soyez qu’un idéaliste. Encore moins un imbécile. Après tout, si on pensait la cause totalement désespérée, je pense qu’il y a longtemps que nos supérieurs nous auraient f…

Alors qu’elle revenait vers le salon tout en devisant, elle fit un faux mouvement et percuta le comptoir de la cuisine de sa main gauche qui tenait l’une des deux bouteilles. A cause de la condensation à sa surface, celle-ci lui glissa des mains et Alona essaya de la rattraper. Toutefois, lorsqu’elle referma la main dessus, la bouteille à cause du choc initial éclata en morceaux entre ses doigts.

Des éclats de verre s’éparpillèrent sur le sol de la cuisine tandis que la bière au sol se colorait de rouge.


- Et merde, marmonna la jeune femme face à sa maladresse.

Elle posa la bouteille indemne sur le comptoir et se baissa pour nettoyer ses bêtises et collecter les bris de verre sans se soucier de sa main profondément entaillée.

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MessageSujet: Re: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Ven 24 Juin - 12:58

    La nostalgie ce n’était jamais bon. Surtout avec une jolie fille dans mon salon. J’avais bien l’air d’un con sur ce coup là. Je restais dans le salon pendant qu’Alona passait par la cuisine. Le stress commençait à monter. Elle n’avait pas vraiment de raison de s’inquiéter face à ma batterie de couteau dans cette pièce, mais si elle savait que je ne cuisinais quasiment pas, ca serait un autre problème. Je m’affalais dans mon fauteuil, pour la laisser fouiller, et écoutant attentivement qu’elle ne traine pas les yeux où il ne fallait pas.

    Je souriais comme un idiot en pensant à elle. Elle me plaisait vraiment beaucoup et j’avais bien envie de tenter ma chance. Mais ne serait-ce pas profiter de la situation ? Elle était encore déçue de ce procès de mascarade. Non, ce n’était pas le bon moment. Par contre, j’avais dans l’idée de récupérer son numéro de téléphone pour plus tard.

    Mes rêveries s’arrêtèrent net sous sa douce voix, malheureusement coupée par du verre cassé. Je me levais d’un bond et fonçais vers elle. Une bouteille de bière était cassée par terre.

    - Ça va ? T’as rien ?

    Je l’avais tutoyé sans m’en rendre compte. Ca me semblait naturel. En regardant ses mains, je remarquais que l’une d’entre elles était blessée. Je l’attrapais pour regarder de plus près…

    - Tu ne t’es pas raté. Laisse ça, faut soigner ta main d’abord. Viens avec moi.

    Je l’aidais à se relever, sans lui demander son avis, et la précédais vers la salle de bains. Sur le trajet, je passais un temps appréciable à me souvenir s’il n’y avait rien de compromettant dans cette partie de l’appartement, mais non. La place devait être nette, normalement. Mon petit secret m’obligeait à garder un environnement propre et rangé. C’était à se demander si c’était vraiment un mec seul qui vivait là. Je l’invitais à s’asseoir sur le rebord du jacuzzi (cadeau d’un type qui a quand même pris perpète) et allais chercher une compresse. J’essuyais autour de la plaie pour vérifier que ca ne nécessitait pas un trajet à l’hôpital.

    - Hum… Profond… Va falloir couper la main, ou c’est la gangrène assurée.

    Je relevais la tête vers elle en souriant. C’était profond, mais pas de quoi avoir des points du suture. Je m’attardais à nettoyer la plaie. Sa main sentait la bière, mais la sentir dans la mienne était quand même très agréable.
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MessageSujet: Re: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Ven 24 Juin - 22:37

- Je suis désolée, marmonna la brune plus préoccupée par le sol taché de la cuisine que par sa main.

Ian lui attrapa une main pour l’examiner. Elle le laissa faire sans broncher.


- On fait les choses bien ou on ne les fait pas, répondit-elle ironiquement à sa remarque.

Effectivement, elle ne s’était pas ratée. La blessure était plus impressionnante qu’autre chose, il y avait pas mal de sang mais ça ne lui semblait pas à vue d’œil trop grave. Aucun nerf n’était touché et elle sentait toutes ses extrémités. Là encore, elle suivit Ian sans un mot, qui l’aida à se relever et l’entraîna à sa suite. La jeune femme en profita pour laisser son regard errer sur la partie de l’appartement qu’elle n’avait pas vu.

Tout était décoré avec goût, d’un rangement et d’une propreté surprenants pour une garçonnière. D’ailleurs, s’agissait-il vraiment d’une garçonnière ? S’il ne sortait pas avec la blonde du tribunal, il avait tout de même peut-être une petite amie…. Son examen rapide des lieux lui faisait pourtant dire qu’il n’y avait pas grand-chose de féminin dans cet appartement. Pas de babioles féminines, pas de plaid sur le canapé, pas de fleurs partout dans l’appartement, pas de milliers de produits de beauté partout dans la salle de bain.

Par contre, un superbe jacuzzi. Mais combien est-ce que ça gagnait, un procureur, dans cette ville ? Seven Sins n’était vraiment pas le genre de ville où on avait envie de poser des questions d’argent aux gens. Qu’est-ce qu’elle n’aurait pas donné pour profiter d’un long bain chaud. Quand avait-elle vu une baignoire pour la dernière fois ? Il n’y avait que des cabines de douche de base au camp, ça avait été la même chose au centre de formation et partout où elle avait été envoyée. Fallait-il mener une vie de civil tout ce qu’il y avait de plus commun pour profiter de ce type de confort ? La brune chassa ces curieuses pensées, rappelée à l’ordre par un soudain élancement dans sa main gauche.

Ian était en train de nettoyer la plaie avec une compresse. La brune aurait pu rafistoler tout ça en deux temps trois mouvements, un peu d’antiseptique et une bande autour de la main, mais elle préféra le laisser faire. Il ne lui avait pas lâché la main depuis la cuisine et ce contact avait quelque chose de… plaisant.

Elle recommençait à sourire bêtement. Ne surtout pas virer au rouge. C’était d’autant plus difficile qu’il venait de relever les yeux sur elle et lui souriait en retour.


- Ah, ça je sais faire ! répondit-elle à sa réflexion. Qu’on m’apporte une scie circulaire et de quoi cautériser.

Réalisant soudain que ce qu’elle venait de dire pouvait être particulièrement mal interprété, la brune se rattrapa.

- Je… je suis médecin. Je suis navrée, ce n’était pas drôle. Je suis vraiment médecin.

Une pause.

- D’habitude, c’est moi qui fait ça pour les autres. Tu serais surpris du nombre de fois où j’ai dû suturer des abrutis qui se sont tapés dessus à coups de bouteilles de bières… Et de quels endroits j’ai dû retirer des bouts de verre.

Elle roula des yeux. Il fallait qu’elle arrête de parler, elle disait vraiment n’importe quoi. Et il fallait surtout qu’il arrête de sourire, il l’empêchait de se concentrer sur le n’importe quoi qu’elle racontait. Elle ne réalisa même pas la transition au tutoiement, qui s’était faite aussi naturellement dans un sens que dans l’autre.

Changer de sujet. Trouver quelque chose à dire.


- C’est sympa, ça, le complimenta-t-elle en indiquant d’un signe de tête le rebord du jacuzzi sur lequel il l’avait fait s’asseoir. C’est pour madame ?

Alona se cogna mentalement la tête contre un mur. Ah, ça pour être subtil… mais l’alcool et la perte de sang devaient un peu aider - en tout cas c’était un bon prétexte -. Et puis, après tout, une part d'elle était très intéressée par la réponse à cette question.

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MessageSujet: Re: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Sam 25 Juin - 2:23

    Médecin ? Elle était médecin ? Pas mal... J’étais impressionné. Elle n’avait pas l’air d’être âgée, pourtant… Je la voyais un peu plus jeune que moi. En plus d’être très jolie, elle était forte et intelligente. Ca en faisait des qualités pour une seule personne. Ce n’était pas pour me déplaire, loin de là. Je l’écoutais avec beaucoup d’attention. Même sans la voir, je distinguais son sourire dans ses mots. Elle avait une voix douce mais claire qui était très agréable.

    - Une scie circulaire… Hum… Je dois pouvoir te trouver ça dans le dressing…

    J’avais dit ça sur le ton de la plaisanterie, bien sur… Sauf que j’avais vraiment une scie circulaire planquée dans le dressing… Mais bon, elle ne pouvait pas s’en douter. J’avais l’air fin à jouer les infirmiers pour une toubib, mais c’était plus fort que moi. Mon coté protecteur reprenait toujours très vite le dessus. Comment imaginer que cette jeune femme était médecin militaire ? Si j’avais une seule raison de douter de ces paroles je sauterais dessus. Mais ce n’était pas le cas.

    - Je vais éviter de te faire un diagnostic, tu es mieux placée que moi. Mais ca n’a pas l’air trop méchant. J’ai des pansements dans l’armoire, attends.


    Je me levais pour aller chercher des pansements et une bande fine. En relevant la tête j’aperçus son sourire… Je ne m’en lassais pas. Je restais une seconde à la regarder… Mais rien qu’une seconde. La dévisager aurait été très impoli. Pendant que je fouillais l’armoire, elle me posa la question pas vraiment voilée sur ma situation personnelle. Je me retournais vers elle en souriant.

    - Pas de madame. Quand on est procureur, on se fait des amis aussi vite que des ennemis. Le jacuzzi est un cadeau d’un Yakuza espérant un abandon des charges contre lui… J'ai apprécié l'attention, mais il a prit perpète quand même.

    Je retournais vers l’armoire plutôt confiant… Si elle me posait cette question, c’était surement qu’elle était dans le même cas que moi. J’attrapais ce dont j’avais besoin, refermais l’armoire, et retournais m’asseoir à coté d’elle.

    - Tu veux le faire toi-même ? Où tu préfères cacher cette blessure de guerre à Monsieur ?
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MessageSujet: Re: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Sam 25 Juin - 9:48

La brune plissa les sourcils à la dernière réflexion de son interlocuteur. Une scie circulaire dans un dressing. Elle savait qu’il plaisantait bien entendu, ou plutôt ignorait qu’il ne plaisantait pas. Mais elle ne savait pas vraiment si ce qui la rendait perplexe était l’idée de ranger une scie circulaire dans un dressing ou le fait qu’il ait un dressing. Là, encore elle chassa cette idée saugrenue de son cerveau, et reporta son attention sur Ian qui venait de lâcher sa main et de se redresser.

- Rien de grave en effet, j’ai vu pire, confirma-t-elle.

Alona fut soudain absolument passionnée par l’état de sa main. Elle baissa les yeux, fixant intensément sa blessure, se concentrant pour essayer de ne pas virer rouge pivoine. Ce n’était vraiment, mais alors vraiment pas subtil, comme façon de demander les choses. L’art et la manière de passer pour une idiote. Elle ne pût pourtant s’empêcher de sourire à l’entendre dire qu’il n’y avait pas de madame Matthews. Heureusement qu’elle avait toujours la tête basse.

La brune éclata de rire au récit de l’origine du jacuzzi. Le début de l’histoire lui avait un peu fait peur, il aurait été dommage d’apprendre que le procureur était aussi corrompu qu’une grande partie de cette ville. Mais au fond, c’était un joli tour pour en quelque sorte rendre la pareille à ces mafieux qui croyaient que tout leur était dû.


- C’est une façon comme une autre de meubler un appart’…

Elle haussa les épaules d’un air amusé. Une fois de plus, Alona fût absorbée par la contemplation de ses paumes de main. Encore une façon de lui rappeler qu’elle n’avait pas du tout été subtile. Mais le fait qu’il lui pose la question devait-il lui laisser penser qu’il était aussi intéressé par la réponse ?

- Non, vas-y, tu étais bien lancé, lui répondit-elle en lui tendant sa main avec peut-être un peu plus d’enthousiasme qu’elle n’aurait voulu.

- Je suis militaire en mission dans une des villes les plus dangereuses du pays…. Autant dire que, moi, les ennemis, je m’en fais beaucoup plus vite que des amis. Les seuls « Monsieur » dans ma vie sont mes supérieurs hiérarchiques….

Ce qui d’ailleurs lui faisait penser : quelle heure était-il ? La nuit était tout juste en train de tomber lorsqu’elle était arrivée dans les environs. Depuis combien de temps discutaient-ils ? L’heure était sur son portable qui se trouvait dans la poche de son blouson resté dans le salon…. Ce n’était pas grave, ça pouvait bien attendre encore un peu.

- Et puis je les arbore très fièrement mes blessures de guerre !

Celle de quand elle était tombée d'une tyrolienne à l'âge de 8 ans et s'était ouvert la tête, celle de la fois où son frère et elle avaient voulu imiter les riders de VTT cross à la télé et qu'elle s'était ouvert le genou, ou encore celle moins joyeuse de la fois où elle s'était pris une balle dans la jambe...

- ... enfin en général, poursuivit-elle. Celle-là, je préférerais effectivement qu'elle ne laisse pas de traces...

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MessageSujet: Re: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Sam 25 Juin - 20:22

    Pas de monsieur Garvey ? Une info qui n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Finalement, si, j’avais envie de profiter de la situation et de tenter ma chance. Je ne sortirais pas de cette salle de bains sans un baiser, même si je dois me prendre une gifle derrière. Qui ne tente rien n’a rien, et cette fille me plaisait vraiment beaucoup. Je terminais de nettoyer la plaie et posait délicatement un pansement.

    - Que tes supérieurs hiérarchiques ? C’est bien dommage… Ou alors… C’est tant mieux…

    Est-ce que mes doigts passaient doucement sur la compresse pour bien la placer, ou était-ce sa main que je caressais au travers ? Ni elle ni moi ne pouvions distinguer mes gestes à cet instant précis. Finalement, j’optais pour une attitude plus directe. Je passais ma main sur la sienne, avant de l’amener à mes lèvres pour y déposer un baiser.

    - Faites un peu plus attention, Sergent Garvey. Le danger rode aux quatre coins de la ville, y compris dans ma cuisine.

    J’avais redressé la tête, plongeant mon regard dans le sien. Elle avait des yeux absolument magnifiques. J’osais enfin les regarder avec toute l’attention qu’ils méritaient. Toutes les encyclopédies du monde ne contiendraient pas assez de mots pour les décrire. Ma main droite vint se poser sur sa joue, tandis que la gauche gardait avec elle la main blessée de la jeune femme. Alona était libre de ses mouvements, mais c’était plus fort que moi, je n’avais pas envie de la lâcher. Tant que sa main restait dans la mienne, c’était bon signe.

    - Je crois que c’est le moment où je devrais complimenter tes yeux ou un truc du genre, mais tu mérites bien plus que toutes les banalités qu’on a pu te sortir par le passé. Je suis peut-être un homme de loi, mais je n’en suis pas moins un homme d’action.

    Sur ces mots, mes lèvres allèrent doucement chercher les siennes. Je ne voulais pas la brusquer et lui laissait le temps de reculer si elle le souhaitait. Ma dernière petite amie m’avait plaqué 8 mois auparavant. J’ai cru que c’était la fin du monde ce jour là. Mais Alona avait créé un nouveau big bang dans ma vie. Les secondes qui me séparaient d’elle semblaient une éternité. J’atteins finalement mon objectif… J’ignorais la réaction qu’elle aurait par la suite, mais ce simple baiser valait bien la peine capitale. Ca avait duré une seconde… Peut-être deux au maximum. Mais si elle me tuait maintenant, je pourrais dire que j’avais réussit ma vie.
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MessageSujet: Re: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Sam 25 Juin - 22:13

- Tant mieux pour qui ? Marmonna-t-elle presque plus pour elle-même que pour son interlocuteur.

Avait-elle perdu suffisamment de sang pour qu’elle commence à délirer ou était-il vraiment en train de se passer ce qu’elle pensait qu’il était en train de se passer ? Il avait dit « tant mieux » et embrassé sa main. Et pas un bisou-guérit-tout qui d’ailleurs, étant donné les circonstances, aurait été tout aussi étrange, si ce n’est plus. Un vrai baiser. Etrange ne signifiait pas désagréable pour autant. Loin de là.


- Le danger ? Ici ? Sourit la jeune femme en levant les yeux au ciel.

D’eux deux, c’était sûrement elle la personne la plus dangereuse de la pièce. Du moins, elle en était persuadée, étant donné qu’elle était entraînée au combat et qu’il s’agissait d’un civil tout ce qu’il y avait l’air de plus normal.

La brune ferma les yeux l’espace d’un instant au contact de sa main sur sa joue. Elle se sentit comme envahie par un courant électrique qui provenait tout droit de ce contact. Il tenait toujours son autre main, et elle se retrouva à espérer qu’il ne la lâcherait pas.

Une petite voix se réveilla dans sa tête pour lui dire que finalement, le hasard faisait parfois bien les choses et ne l’entraînait pas systématiquement dans un guet-apens. Elle n’était plus très bien sûre si tout cela était réel, mais si ça ne l’était pas, elle ne voulait pas se réveiller. Pas tout de suite en tout cas.

Il approcha ses lèvres et finit par les poser sur les siennes. Alona ne l’en empêcha pas. Pourtant, elle eut un moment d’absence qui fit qu’elle ne réagit pas immédiatement sur le coup. Il s’était éloigné… trop rapidement, et la regardait maintenant comme s’il attendait une réaction de sa part.

Celle-ci ne se fit pas attendre bien longtemps. La réponse de la jeune femme fût autrement plus franche et directe. Pas d’approche lente comme venait de le faire Ian pour guetter la réaction de l’autre. La brune se pencha vers lui, passa son bras droit derrière sa nuque, l’attira à elle et lui rendit son baiser, plus fougueusement.

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MessageSujet: Re: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Jeu 30 Juin - 2:43


    Je ne pourrais pas dire que je ne m’y attendais pas, cette réponse était une des possibilités que j’avais envisagées. C’était même celle que j’espérais le plus. Je n’aurais jamais imaginé que ma soirée commence de cette manière. Moi parti au départ pour régler un différent entre un ripou et la justice, j’étais finalement dans ma salle de bains à embrasser une très jolie fille. Tout cela tournait vraiment très bien… Dans tous les sens du terme, et avec toutes les interprétations que ca pouvait avoir. Comment avais-je fait pour ne pas la remarquer au procès ? C’était un mystère qui n’aurait jamais de réponse, et qui n’en méritait pas.

    Mes mains vinrent finalement se poser sur ses hanches. Elle avait la taille plutôt fine. Je la rapprochais de moi pour mieux apprécier cet instant où elle était dans mes bras pour la première fois. Ce baiser, passionné et plutôt explicite, dura des années… J’exagérais peut-être un peu, mais je ne pensais pas être loin du compte.

    - Voilà une réponse qui me convient tout à fait.

    Je ne m’étais éloigné que le temps de prononcer cette simple phrase en souriant. Très vite, je retrouvais ses lèvres avec toujours plus de fougue… Un peu trop peut-être, cette fois. Alona me faisait oublier tout ce qu’il y avait autour, y compris le lieu où nous étions… En l’occurrence, le rebord du jacuzzi. Un mouvement de trop, et nous nous retrouvions tous deux complètements déséquilibrés. Il s’en était fallu de peu que nous tombions à la renverse dans le bassin. L’éclat de rire qui suivit contrastait indéniablement avec le silence qui précédait. Je me relevais, et aidait la jeune femme à faire de même.

    - Y a pas que la cuisine qui est dangereuse ici… Pas de bobo ? Ca va ?

    Je passais doucement ma main dans ses cheveux. La situation était digne d’un film comique.

    - Tu veux qu’on retourne au salon ?

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MessageSujet: Re: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Dim 10 Juil - 0:04

Si on lui avait dit ce matin que sa journée se terminerait comme cela, elle n’aurait certainement pas hésité à la répéter. Et ce n’était pas peu dire, étant donné que ladite journée avait particulièrement mal commencé. Mais c’était aussi à cause de ces évènements et d’un étrange enchaînement de faits qu’elle s’était retrouvée là.

Ian l’avait ramenée contre lui pour l’embrasser et elle avait oublié tout le reste. Comment le procès s’était terminé en sa défaveur ce matin même, comment elle avait erré dans la ville toute la journée pour se changer les idées, comment elle était arrivée au pied de cet immeuble un peu plus tôt dans la soirée pour se retrouver chez ce qui était presque alors un parfait inconnu.

En tout cas, à l’exercice de se changer les idées, elle avait plutôt bien réussi. Elle ne pensait même plus aux élancements dans sa main meurtrie, qui avait rejoint l’autre derrière le cou du brun qu’elle embrassait en retour.

Sauf qu’ils étaient sur un rebord de baignoire dans une posture relativement instable, et un mouvement de trop les fit basculer tous les deux en arrière. Heureusement qu’il les rattrapa tous deux de justesse. La brune éclata de rire à son tour, amusée de la situation non seulement cocasse mais aussi assez improbable dans laquelle elle se trouvait.


- Il faut aussi se méfier des beaux infirmiers qui essayent de faire tomber les jeunes filles dans les baignoires ? Plaisanta-t-elle en guise de réponse. Non, juste la main, mais ça, c’est ma faute à moi.

Elle posa un léger baiser sur ses lèvres et répondit à sa question suivante en souriant.

- Si c’est moins dangereux qu’ici….

La raison aurait dû lui suggérer de s’en aller, de rentrer chez elle, de penser à son véhicule qui se trouvait encore devant le tribunal, au fait qu’elle allait devoir retraverser la ville pour le récupérer avant de rentrer au camp, qu’il était déjà tard et qu’elle partait en mission aux aurores le lendemain matin…. Pourtant, aucune de ces pensées ne lui traversa l’esprit. Ou plutôt, elle n’avait pas envie de se faire rappeler immédiatement à la réalité. Comme un enfant au réveil, elle voulait en profiter « encore juste cinq minutes ».

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MessageSujet: Re: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Sam 13 Aoû - 19:33


    C’était main dans la main que j’avais ramené Alona dans le salon. La pièce n’avait pas bougé depuis notre escapade dans la salle de bains, pourtant elle me paraissait différente. Peut être parce que je ne la regardais pas, je voyais juste le décor défiler devant moi. Je n’avais même pas encore atteint le milieu de la pièce que j’allais déjà retrouver les lèvres de ma partenaire, tant celles-ci me manquaient déjà. La suite avait été des plus imprévues. Je ne saurais pas dire qui avait commencé, mais nos vêtements tombaient sur le sol les uns après les autres. Ca nous semblait tellement naturel et logique qu’à aucun moment je n’avais réfléchit à ce qu’il se passait. La seule initiative dont j’étais certain qu’elle soit de moi, c’était d’avoir porté Alona jusqu’à ma chambre et d’avoir fini de la déshabiller sur le lit.

    Effleurant doucement chaque parcelle de sa peau si douce, je marquais une pause de quelques secondes pour la laisser s’installer confortablement. Son corps tout entier était un appel pour mes lèvres qui n’aspiraient qu’à créer le contact. Pour rien au monde je ne voulais la laisser m’échapper, même une seule seconde. La douceur de ses cheveux, l’odeur de son parfum, je les saisissais à chaque fois que c’était possible. C’était comme capturer une sensation pour s’en resservir ad vitam eternam. Les caresses, les baisers, les attentions, et nos corps qui s’emmêlent pour un bouquet final. Un moment magique à nul autre pareil. Une relation ainsi sellée sous la Lune fraichement levée.

    Je gardais Alona dans mes bras, tandis que les rayons de l’astre nocturne traversaient la pièce. Caressant ses cheveux, je déposais un baiser sur sa tempe. Ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti ça avec qui que ce soit. Avec elle, tout semblait si simple, elle me donnait l’impression de pouvoir accomplir n’importe quoi, tant elle m’apportait force et courage. Ce que nous venions de vivre était une nouvelle raison de me battre.

    - En te gardant avec moi cette nuit, je sauve combien de malfrats ? Que je sache combien en faire condamner demain pour compenser…

    A la liste, je devais rajouter celui qui avait échappé à son destin quand Alona avait frappé à ma porte. Pas grave, je l'aurais bien demain. La vie était une question de priorité, et, cette nuit, j'avais mieux à faire. A peine terminé, j'avais déjà envie de recommencer...

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Alona Garvey
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MessageSujet: Re: {flashback} Ce que j'fais là, moi, je sais pas [Ian]   Dim 21 Aoû - 2:35

Alona s’était laissé entraîner dans cet exaltant tourbillon de sensations. Ou bien était-ce elle qui avait commencé ? Elle ne savait pas vraiment. Et puis, ça n’avait plus d’importance, désormais. Tout ce qui comptait était le contact de Ian contre sa peau et les frissons qu’elle ressentait sous ses caresses.

Dire qu’elle aurait souhaité que cette nuit ne prenne jamais fait n’était pas si exagéré que cela lorsqu’elle pensait à ce qui l’attendait le lendemain. D’ailleurs, il faudrait que la petite voix censée en elle lui rappelle de ne pas trop s’éterniser si elle restait jusqu’au matin, car elle devait assister à un briefing à 9h tapantes. Mais elle chassa rapidement toutes ses ombres de son esprit, se concentrant sur le mouvement de ses doigts qui suivaient d’invisibles arabesques sur son torse, tandis qu’il lui caressait les cheveux.

La voix de Ian s’éleva alors dans la pièce baignée dans l’obscure clarté diaphane d’une lune naissante. L’oreille de la jeune femme posée sur son épaule, lui donna une étrange résonnance.

La brune se redressa sur un coude, appuyant sa tête dans le creux de sa main. Elle leva la main pour repousser d’un geste ses cheveux en bataille qui lui barraient le visage. Elle arrêta quelques instants son geste en cours, posant les yeux sur le bandage autour de sa main. Le lien de la causalité qui l’avait menée d’une main coupée au lit de son hôte lui arracha un sourire intérieur. Alona finit de repousser les mèches qu’elle avait dans les yeux, - l’introspection n’avait duré que quelques fractions de seconde à peine - et posa son regard sur Ian.


- Mmmh, parce que monsieur le procureur est zélé et condamne aussi des malfrats à des heures aussi tardives ? Remarqua-t-elle avec un sourire espiègle.

Elle était en effet à des lieux de s’imaginer que sa présence ici ce soir avait effectivement épargné la vie d’un malfrat, ou du moins reporté à un peu plus tard l’échéance de son exécution.


- Si tu veux en condamner plus malgré tout, je ne peux que t’y encourager. Mais évite de leur dire que c’était pour mes beaux yeux.

Elle conclut ses paroles d’un sourire plus narquois encore, et se pencha pour déposer un baiser sur ses lèvres.

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