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 17319 Yens [Akira]

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Ryû Nakazawa
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MessageSujet: 17319 Yens [Akira]   Ven 15 Oct - 1:05

Hmm... Le bonhomme qui l'avait accueilli lui dit que l'Oyabun n'était pas chez lui à l'heure qu'il était, mais qu'il donnerait la lettre à Bushido une fois ce dernier de retour. Ryû refusa. Matsumoto-sama lui avait bien dit qu'il devait donner la lettre en personne et pas se faire renvoyer par des soufifres, c'était important. L'opinel insista pour présenter lui-même la lettre et que l'Oyabun qui l'envoyait était très exigent. Il s'excusa quand même un large sourire sur le visage. On ne savait jamais, ça marchait bien avec les dames pourquoi pas un sourire angélique sur la tronche d'un gamin, ça pouvait faire plier n'importe quel gorille, non? Peut-être. En tout cas, le monsieur lui donna l'adresse du Building dans le quartier un peu plus administratif et que s'il aurait un peu de chance, ça serait là-bas que serait l'Oyabun Bushido. Le jeune yakuza offrit à l'homme de main un salut un peu trop prononcé et il tourna les talons. Se faisant il replaça les écouteurs sur ses oreilles et se mit à marmoner sa chanson préférée. Oui, oui, il se souvenait bien de ce qu'avait dit Matsumoto. De faire bonne impression et de ne pas chanter n'importe quoi devant sa nouvelle famille. Mais il ne chantait pas, il marmonait... Nuance...

Une fois de retour dans le taxi qui avait attendu, Suzume lui demanda comment cela s'était passé. Mais le jeune homme lui dit que c'était pas encore fait, puisqu'il fallait aller en ville, il donna l'adresse au taxi et sur le chemin en direction du Building Bushido, Ryû se rappela des précepts que Matsumoto lui avait enseigné. 1. Tu n'offenseras pas les bons citoyens. Ca, ça voulait dire pas taper n'importe qui. Ok, ça il savait faire il n'avait encore tapé personne ici. 2. Tu ne prendras pas la femme du voisin. Il n'avait pas de voisin... 3. Tu ne voleras pas l'organisation. Non, jamais. Cela ne lui était même pas venu à l'esprit et cela ne lui viendrait jamais en tout cas. 4. Tu ne te drogueras pas... Oups... Mais Matsumoto ne lui disait rien, quoi qu'il ne l'avait jamais dit à Matsumoto non plus... Bah tant qu'il ne le savait pas... C'était grave? Il fallait qu'il demande à Suzume quand ils en auront fini avec ça. 5. Tu devras obéissance à ton supérieur. Oui, oui, oui, oui, oui. Ca il savait faire, il le ferait toujours. 6. Tu accepteras de mourir pour le père ou de faire de la prison pour lui. Oui, cela aussi, il avait juré sa vie pour l'Oyabun Matsumoto, il le ferai aussi pour l'Oyabun Bushido. 7. Tu ne devras parler du groupe à quiconque. Non, pas parler. 8. En prison tu ne diras rien. Il n'en avait pas fait, il ne comptait pas en faire et même s'il en faisait, il ne dirait rien. 9. Il n'est pas permis de tuer un katagari, un gars civil quoi. Hmm, mais ça Matsumoto lui avait dit qu'on pouvait l'oublier. C'était peut-être comme pour la drogue... Bah, il ne savait pas, il fallait qu'il demande. Suzume ne saurait peut-être pas. Il allait demander à Bushido alors.

- Ca fait 212 dollars et 43 cents...

- Ca fait combien en yen, onî-san?

- Le yen est à 81,53, petite soeur... ça fait donc... 17319 yen... sans la virgule.

Ouai, Ryû comptait de tête. C'était un génie après tout. Il paya le bonhomme avec un billet de deux cents dollars et un autre de cinquante, lui disant de garder la monaie. C'était que le trajet de l'aéroport jusqu'ici était long et que le monsieur allait devoir faire route arrière. Suzume descendit de la voiture, prit ses affaires et se posa sur un banc, prétextant qu'elle allait attendre là. Ryû lui donna toutes ses affaires, sauf son katana et même si les gens le regardait bizarrement, il ne les regardait pas. Il confia même son MP3 à la demoiselle, il ne voulait pas être pris pour un adolescent prépubère devant le nouvel Oyabun. Enfin bref. Ce fut donc ainsi qu'il entra dans le batiment, charma la réceptionniste quelques secondes et parvint à lui faire dire sans qu'elle s'en aperçoive où se trouvait Bushido. Dans l'ascenseur, il fixa le katana à sa ceinture, lame courbe au tranchant vers le ciel, signe évident qu'il ne désirait aucun mal: le katana serait bien plus difficile à sortir de son fourreau dans cette position. Une fois l'étage atteint, il se dirigea dans quelques couloirs avant de finalement arriver là où il voulait aller. Cela pouvait paraitre drôle qu'un gamin, franchement typé japonais, les cheveux roux, les bandanas de couleurs au poignet, le sabre sur le côté attendait en sautillant sur place. C'est que, cela faisait bien deux minutes et trente secondes qu'il attendait et il commençait à vouloir bouger, danser, chanter, qu'importe mais quelque chose. Heureusement un groupe d'hommes sortis d'une pièce, Bushido en tête, sbires derrière. C'était obligé. L'Oyabun Matsumoto lui avait fait une description détaillée de son prochain maître et étant physionomiste, il ne pouvait pas se tromper. Les premiers sbires virent bien que le jeune homme avait une arme et se méfièrent immédiatement, cherchant à protéger leur boss discrètement. Mais l'Opinel fit un large sourire s'avança, sans peur et sans reproche, lettre présentée dans les deux mains. Il ne put cependant pas s'empécher de tourner une fois sur lui-même, comme s'il terminait un pas de danse avant de tendre la lettre le plus poliment du monde à son nouvel Oyabun. Quand ce dernier la lui prit, il tomba ensuite immédiatement à genou pour s'incliner respectueusement, dévoilant sa nuque, signe d'appartenance et de soumission. Ah, il pouvait être en plein couloir, il n'avait pas honte, bien au contraire.
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Akira Bushido
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MessageSujet: Re: 17319 Yens [Akira]   Lun 18 Oct - 21:38

Encore une réunion qui venait de s'achever. Encore des problèmes mineurs résolus. C'était souvent qu'Akira faisait ce genre de mini réunion avec ces hommes les plus fidèles pour se tenir aux courants de tout. Comme son père lui avait appris, un chef de clan doit tout savoir. Rien ne doit lui échapper car au moment où on devient ignorant d'une affaire, c'est à ce moment-là que peu à peu le clan vous glisse entre les doigts. Ces réunions étaient aussi nécessaires pour résoudre toutes sortes d'affaires, car même si le sale boulot dira-t-on n'était pas fait par Akira lui-même, c'était lui qui donnait le laisser passer.

L'ordre de faire ça ou ça et surtout de prendre les décisions. Quand chacun de ses hommes faisaient quelques choses, c'était comme-ci c'était lui qui le faisait. Chaque acte, représentait tout le clan entier donc, il ne fallait pas faire n'importe quoi et prendre les bonnes décisions. Car les conséquences sont toujours très lourdes quand on ne les a pas mesurées. C'était un poids lourd à porter mais Akira avait les épaules assez larges pour ça. C'était aussi pour cela qu'il était à cette place et que certain resteront toujours homme de main.

Certain ne peuvent prendre une bonne décision sans qu'il y est de lourde retombé. Cela était encore plus vrai quand on se trouvait dans un climat de guerre. Enfin une sorte de guerre qui ne l'était pas vraiment mais l'était quand même. Oui quelque chose de très compliquer en soit. Ainsi, une fois que cette même réunion fut achevée, Akira sortit de son bureau suivi par quelques de ses hommes. Et là, le japonais eut la surprise de voir un jeune homme lui tendre une lettre. D'ailleurs la façon dont il la donna fit un instant questionné le chef Bushido.

Pourquoi avait-il fait un tour sur lui-même. Akira s'arrêta donc devant lui et saisit cette lettre tendue. S'il était rentré, il avait beau avoir une arme sur lui, ce que le japonais pouvait un instant s'attarder sur cette étrange personne. Et puis seul que pourrait-il faire face aux nombres de ses hommes de main. Mais voilà, il se mit à genou et dès lors Akira compris qu'il ne venait pas avec de l'hostilité. Et puis il était asiatique, cela comptait aussi.

" Qu'est-ce que je peux faire pour toi, mon garçon. "

Dit-il simplement au jeune homme toujours à ses genoux. Akira ne voyait pas pour l'instant l'utilité de sa venue et surtout ce qu'il cherchait. Son esprit encore laissé aux plusieurs affaires qu'il avait dû résoudre. D'ailleurs il tenait simplement la lettre tendu mais ne l'avait toujours pas ouverte. Avant ça il voulait savoir à qui il avait affaire et surtout ce qu'était ses intentions. Et puis après réflexion, Akira se rappela de l'appel qu'il avait reçu. Un de ses hommes de surveillance à son domicile l'avait appelé il y avait de ça plusieurs minutes.

Pour lui dire qu'un gamin cherchait à le rencontrer pour lui donner une lettre de la part d'un certain Matsumoto. Le garde du corps l'avait prévenu de se méfier il n'avait pas l'air net en vue du grand sourire qu'il lui avait distribué. Akira n'attendant même pas que le jeune japonais lui réponde, continua son chemin. Ou plutôt fit marche arrière vers son bureau suivi encore de ses hommes présents.

" Viens jeune homme, nous saurons bien plus à l'aise dans mon bureau. "

Jeta Akira à l'attention du jeune japonais qui avait fait preuve de respect envers sa personne. Akira pour ces choses-là préférait être dans un endroit un peu plus digne qu'un simple couloir. Qu'allait-il donc lui demander surtout que le chef Bushido n'avait pas oublié que Matsumoto avait une dette envers lui. Ces choses-là ne s'oublis jamais, et même si l'on croit que s'est passé, il y a toujours un moment ou un autre où il faut payer ces dettes. C'est une fatalité et rien ne s'oublie. Akira prit place derrière son bureau quant à ses hommes, ils restèrent tous debout autour.

" Assis-toi donc. Alors qu'est-ce qui t'amène. "

Akira déposa la lettre devant lui, sur son bureau et commença à fouiller dans ses tiroirs. Puis il revint au centre sans vraiment avoir trouvé ce qu'il cherchait semblait-il. D'un air tout à fait impassible, il attendit une réponse de la part de ce drôle de personnage. Rien qu'à son look, il se faisait remarquer.

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Ryû Nakazawa
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MessageSujet: Re: 17319 Yens [Akira]   Mer 20 Oct - 18:22

" Qu'est-ce que je peux faire pour toi, mon garçon. "

Woooh? Ok, ce n'était plus le moment de penser comme n'importe qui, fallait réfléchir bien maintenant. Matsumoto-sama lui avait dit de ne rien dire, parce que tout ce qu'il avait écrit dans sa lettre était suffisant, que ce n'était pas le problème de Ryû et que ce dernier n'avait rien à voir dans l'affaire, c'était une affaire entre oyabuns. Mais d'un autre côté, y'avait la promesse faite à Matsumoto-sama d'obéir à Bushido-sama sans chercher de quoi il en retournait. Rah, ça se mêlangeait ses deux histoires-là... Fallait agir et bien en plus, pour ne pas décevoir le nouveau Oyabun. Pourtant, le gamin n'eut pas le temps de répondre que déjà Bushido tournait les talons, laissant planté-là, le yakuza, à genou en plein milieu du couloir. C'était pas dérangeant pour Ryû à proprement parlé, c'était juste très déroutant. Qu'est-ce qu'il devait faire maintenant? S'en aller? Rester? Le chef n'avait pas dit de partir, n'avait pas dit de rester... Heureusement, il ne resta pas silencieux et Ryû redressa la tête quand il prononça.

" Viens jeune homme, nous saurons bien plus à l'aise dans mon bureau. "

Jeune homme? On ne l'avait jamais appelé comme ça, tout du moins, Matsumoto-sama n'avait jamais employé ce terme, peut-être parce que Bushido-sama vivait sur les Terres de l'Oncle Sam. Il ne savait pas. Néanmoins, il était déjà sur ses pieds, à peine la fin de la phrase prononcé. Il avait dit "viens", il viendrait, même si ça le conduisait à une boucherie. Il serait loyal et obéissant, comme il l'avait promis. Les gardes du corps entouraient le chef yakuza qui reignait sur Seven Sins City et Ryû les suivait, à distance respectable. Quand ils entrèrent dans le bureau, le gamin fit de même, bien qu'hésitant entre s'agenouiller à nouveau ou bien prendre place dans le fauteuil.

" Assis-toi donc. Alors qu'est-ce qui t'amène. "

Bon, puisque le chef avait dit assis, il allait s'asseoir. Le jeune japonais prit donc place dans le fauteuil, laissa son regard s'égarer sur les hommes de main derrière leur chef. Ce dernier lui avait dit ce qui le faisait venir jusqu'ici. Pourtant, tout dans la lettre l'expliquait. Pourquoi demander à lui. Mais c'était encore un ordre de son nouvel Oyabun, il ne pouvait pas refuser de répondre.

- L'Oyabun Matsumoto de Kobe m'envoie. Il m'a fait promettre de vous donner cette lettre en main propre, Oyabun, il y explique tout.

Raaah, le serieux, cela ne lui allait vraiment pas. Il hésita deux secondes avant de lever le regard qui s'était perdu dans la moquette du bureau depuis qu'il avait parlé, déjà naissait une flamme joyeux au fond de son regard. Un large sourire enfantin s'émancipa sur ses lèvres, tant pis pour le serieux, Ryû ne l'avait jamais été... Et puis rester sans rien faire sur ce siège le traumatisait, autant bouger. Il se leva donc attrapa le fourreau de son katana par la main gauche et le leva parfaitement horizontal face à l'Oyabun.

- J'avais juré fidélité à Matsumoto-sama, mais il y a mis fin à votre profit. Aujourd'hui, je viens vous jurer cette loyauté, comme il me l'a fait promettre. Ma vie est à vous, elle vous est offerte dans un acte volontaire et sans arrière pensée. Faites-en ce que vous en pensez bon.

Et hop, à genou à nouveau, comme il l'avait fait à son arrivée au sein des yakuza. Respectant le rituel protocolaire, il présenta la garde de son katana face à son nouveau maître. Le cou dévoilé et les yeux au sol, il continua.

- Mon nom est Ryû Nakazawa et je viens servir l'Oyabun Akira Bushido.
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MessageSujet: Re: 17319 Yens [Akira]   Sam 30 Oct - 20:21

Akira resta tout à fait silencieux devant les réponses que donnait ce nouveau venu. Il ne faisait que de le regarder s'exprimer. Voir comment il bougeait ou quelle expression il abordait pour parler. Déjà il essayait de décrypter le personnage. Essayer de comprendre s'il était sincère. Tout en avait l'air, car la direction de son regard montrait une sorte de respect. Mais déjà qu'il eut presque fini de parler que Ryû se leva pour se remettre à genou comme il l'avait déjà fait. Il finit donc d'expliquer en détail la raison de sa venue et se présenta dans les règles de l'art.

Akira sur son fauteuil, pivota du coté de la fenêtre et dirigea son regard vers le décor extérieur. Toujours aussi silencieux il commença dès lors à ouvrir cette lettre dont lui parlait le jeune japonais. Tranquillement il la lut sans soucier de dire au nouveau yakuza venue parmi les rangs de se relever. Il comprit dès lors vraiment où tous voulait en venir ce jeune homme comme Mastumoto. Il devait payer sa dette d'une manière ou d'une autre et ce même si la distance entre eux-deux était bien réelle.

Il devait savoir que quand on a une dette envers la famille Bushido, vous pouvez vous trouver à l'autre bout du monde que quand même vous serez forcé de la payer. La puissance de cette famille avait fait ses preuves sur le continent natal d'Akira et sur celui où il se trouvait en ce moment ce n'était qu'une question de temps. Seulement tout ça était bien beau, mais lui offrir un de ses meilleurs, en effet c'était vraiment une grande marque de respect, seulement fallait encore qu'il soit vraiment quelqu'un d'efficace.

Si le jeune homme avait beau avoir l'air de montrer du respect et d'être apparemment quelqu'un de fidèle, rien ne montrait qu'il était l'un des meilleurs comme le disait la lettre. En fait, ça personne ne pouvait le montrer juste d'apparence. Bon certaine personne donne l'impression d'être quelqu'un d'efficace mais ça reste toujours une impression. Akira l'avait toujours pensé, un homme montre sa vraie valeur que lorsqu'il est vraiment mit à l'épreuve.

Alors si au moment du test il échouait, Akira n'avait pas besoin d'un homme à tout faire, cela il pouvait en trouver en pagaille. Lui, ce qu'il voulait c'était d'un yakuza digne de ce nom comme le disait la lettre, sinon, ce Ryû comme il se nommait pouvait rentrer chez lui. Le chef de la famille Bushido se retourna alors face au jeune homme et déposa doucement la lettre qu'il venait de lire devant lui.

" Bien. Ryû...tu dois savoir que Matsumoto et moi avions une affaire en cours et il semblerait qu'il est décidé d'y mettre un terme. C'est une bonne chose, seulement il y certaine chose que j'aimerais voir avec toi. "

Akira fini sa phrase un instant pour fouiller de nouveau dans son bureau, il semblait toujours chercher quelque chose qu'il semblerait-il pas arriver à trouver. Il releva la tête vers celui qui se trouvait toujours à genou et lui fit un signe de la main comme pour lui faire comprendre de reprendre place dans le fauteuil. Mais fallait-il encore que Ryû est vue ce geste.

Akira se remit alors à fouiller et finalement abandonna en se tournant vers l'un de ses hommes qui l'entouraient. Un simple signe de tête pour que l'homme de main lui donne son revolver. Le chef Bushido l'attrapa, fit tourner sa chaise pour se retrouver dos à Ryû et tourna de nouveau pour enfin lui faire face. Il le déposa dès lors sur son bureau. Le japonais ne soucia pas de voir si oui ou non l'étranger avait décidé de se relever, il enchaina de suite.

" Tu dis me jurer fidélité et donc abandonner celle que tu avais envers Mastumoto, mais est-ce vraiment sincère ? Voilà donc la première chose que j'aimerais éclaircir avec toi. Prend donc cette arme, colle le canon sur ta tempe et appuie sur la gâchette. Sache que je me fous que tu sois un bon élément ou pas, et que tu sois envoyé par Matsumoto. Ca aurait été le facteur de la ville que ce serait la même chose. Ici, à Seven Sin City, c'est mon territoire, et c'est moi qui fais les règles. Alors qu'en penses-tu ? "

Maintenant débutait la phase de test à la façon Akira Bushido. La lettre parlait de bon élément, et tous bon élément se doit d'être aux ordres de son maitre yakuza. Akira ne bougea pas d'un cil, il attendait que Ryû attrape l'arme sur le bureau et appuie sur la gâchette. Bon le nouveau venu n'était pas sensé le savoir et bien sur, il ne pouvait pas le savoir mais Akira n'était pas non plus un idiot.

Si ce Ryû s'avérait être un bon élément, alors le tuer avant même de le tester serait une réelle erreur et idiote en plus de ça. L'arme qui était posée sur le bureau n'était pas chargé, Akira avait bien sur prit la précaution de vider aussi la chambre qui logeait la dernière balle. Tout ce qu'il voulait voir c'était sa réaction et ce qu'il allait entreprendre de faire. Il y avait bon nombre de facteur qui était cher aux yeux d'Akira pour lui prouver que vous étiez quelqu'un de fiable et d'efficace. Restait à voir ce qu'allait faire Ryû à présent.

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Ryû Nakazawa
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MessageSujet: Re: 17319 Yens [Akira]   Sam 30 Oct - 21:28

A genou, le visage bas et la nuque dégagée, Ryû attendait. Ca ne le dérangeait pas le moins du monde. En bon japonais, il avait l'habitude de rester sur les genoux, surtout auprès de Matsumoto-sama. Lors de son enseignement, il avait vécu des mois et des années ainsi. Certes, il n'était encore qu'un gamin, mais il n'avait que cette expérience là pour le moment. Son ancien maître avait pris le temps de tout lui expliquer, ce qu'il faisait qu'aujourd'hui, il n'avait plus peur de rien. On pouvait lui demander n'importe quoi, faire n'importe quoi, pour son maître, il serait prêt à n'importe quoi. N'importe quoi. Le jeune assassin ne voyait pas plus loin que la carpette de la pièce et le pied du bureau.

" Bien. Ryû...tu dois savoir que Matsumoto et moi avions une affaire en cours et il semblerait qu'il est décidé d'y mettre un terme. C'est une bonne chose, seulement il y certaine chose que j'aimerais voir avec toi. "

La voix de l'Oyabun le fit revenir à la réalité et il se concentra à nouveau sur le présent, sur la pièce dans laquelle il était et les personnes qui s'y trouvaient, bien qu'il ne les voyait plus. Le boss yakuza avait dû lire la lettre. Ryû ne connaissait pas le contenu de la lettre, il ne savait pas de quelle dette Matsumoto-sama avait envers Bushido-sama. Cela ne le concernait pas. Il était là pour servir Bushido, c'était tout ce dont il avait besoin de connaître, c'était tout ce que lui avait dit son ancien maître. Le nouvel arrivant ne vit pas le geste de l'Oyabun, et donc ne put se relever, tout du moins pas tout de suite. Il avait besoin d'un ordre pour cela et même si le geste du boss pouvait être considéré comme tel, Ryû, le visage vers le sol n'avait pu le voir. Le yakuza n'avait pas besoin de voir pour comprendre ce qu'il se passait. Il sentit quelques tirroirs s'ouvrir et se fermer, le fauteuil de son nouveau chef tourner sur son axe, un homme de main s'approcher, puis à nouveau le fauteuil qui pivoter et enfin, une chose métallique qui se posait sur la table du bureau.

" Tu dis me jurer fidélité et donc abandonner celle que tu avais envers Mastumoto, mais est-ce vraiment sincère ? Voilà donc la première chose que j'aimerais éclaircir avec toi. Prend donc cette arme, colle le canon sur ta tempe et appuie sur la gâchette. Sache que je me fous que tu sois un bon élément ou pas, et que tu sois envoyé par Matsumoto. Ca aurait été le facteur de la ville que ce serait la même chose. Ici, à Seven Sin City, c'est mon territoire, et c'est moi qui fais les règles. Alors qu'en penses-tu ? "

- Je n'en pense rien. J'obéis.

Deux secondes après la dernière syllabe de Bushido, Ryû toujours à genou, redressa le haut de son corps, tendit la main et attrapa l'arme. Il baissa la détente et pointa la crosse de l'arme sur sa tempe. Son regard s'éleva vers Bushido. Un yakuza meurt en regardant son ennemi droit dans le yeux, sans peur et sans reproche. Ce en quoi il croyait ardamment. Il n'eut qu'une seule pensée soudaine qui ne dura pas plus d'une demi seconde: Suzume allait se retrouver toute seule. Et sans attendre il pressa la détente.

CLIC


Hein? Comment ça CLIC? Ca fait pas CLIC une balle, ça fait BAM... Il regarda l'arme avant de regarder Bushido. Incrédule. Ryû aurait volontier donné sa vie pour satisfaire la dette de Matsumoto. Mais visiblement, l'arme s'était enrayée. D'une main experte, il retira la chambre et vérifia les balles, mais il n'y en avait aucune. C'était pour cela que l'arme lui avait paru trop légère, mais il avait hésité parce qu'ici, il ne connaissait pas le poids des armes américaine. De toutes manières, malgré l'uzi qu'on lui prêtait quelques fois, il ne jurait que par son katana. Ryû réenclencha la chambre dans le pistolet et posa ce dernier sur la table, là où il l'avait trouvé. Que fallait-il comprendre? A moins d'en avoir un autre. Vu que l'arme était vide, peut-être que Bushido-sama n'avait pas vu que l'arme était vide. Il voulait parler, mais avait-il eu la permission? Non, il ne devait pas parler. Mais alors, il n'obéissait pas alors à l'ordre de Bushido... Non, ça, il ne pouvait pas laisser ça passer. Il chercha alors que faire. Bushido-sama lui avait dit de se coller une balle dans la tête... En moins d'une seconde, il était donc sur ses pieds, et il récupéra l'arme à nouveau. Il s'avança vers un des hommes de main, à l'extrémité de la ligne et lui présenta l'arme. Il voulait un échange, il voulait une arme avec une balle. Ou alors, que cet homme de main lui donne une munition pour qu'il puisse obéir à son maître. L'homme semblait hésiter, mais pas Ryû, d'une clé de bras, il attrapa l'arme sous la veste du garde du corps et retourna à sa place, par terre, en face du bureau. Le yakuza vérifia que la chambre cette fois était chargée et à nouveau, il pointa l'arme sur sa tempe, pressant doucement la gachette...
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Akira Bushido
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MessageSujet: Re: 17319 Yens [Akira]   Dim 31 Oct - 23:14

Akira sans dire un mot le regarda faire. Le voir se placer face à lui et le regarder avant d'appuyer sur la gâchette comme il l'avait souhaité. Ryû, n'hésita pas une seconde à satisfaire la demande du chef de famille mais voilà, comme prévu rien ne se passa. Le revolver ne cracha aucune balle, la cervelle du nouveau ne tacha pas la moquette du son bureau. Tout ce passa propre et au millimètre mis à part, que le jeune homme décida apparemment de ne pas en rester là. Il chercha alors à vérifier l'arme et sembla ne pas comprendre pourquoi elle était vide.

Pour l'instant sans le savoir, le premier test était passé avec brio. Il était un vrai yakuza et cela même si son apparence si enfantine pouvait faire penser le contraire. Les armes ne semblaient pas être un secret pour lui, la manière dont il l'avait observé et vérifié le chargeur montrait que ce n'était pas la première fois qu'il en touchait une. Ce garçon semblait plaire à son nouveau maitre mais cela n'était que le début.

Aussi fit-il une chose étrange en cherchant à se saisir absolument d'une arme pour vraiment exécuter ce qu'Akira avait demandé. Oui, il était jeune mais apparemment Matsumoto l'avait pris très jeune sous son aile et lui avait enseigné convenablement les règles yakuza. Tout comme lui avec son père, Ryû était déjà un véritable yakuza.

" Arrête...pas besoin d'aller plus loin j'en aie largement assez vue. "

Akira fit signe à son homme de récupérer son arme qu'il s'était fait bêtement prendre. En fait ce dernier n'avait pas trop compris ce qu'il venait de se passer et s'était demandé ce que voulait ce gamin quand il s'était approché de lui. Trop hésitant il s'était fait surprendre par sa vivacité et puis plus d'arme. En effet Akira en avait largement assez vue pour déjà être sur qu'il serait prêt à donner sa vie pour son maitre. Ainsi le test pourrait dès lors continuer tranquillement. Peut être une sale façon de faire les choses, mais c'était comme ça qu'Akira jugeait une personne pour sa vraie valeur.

Encore fois les mots étaient faciles à cracher mais les actes beaucoup plus durs à réaliser. L'homme de main dont il s'était fait usurper son arme, s'exécuta comme l'avait demandé son supérieur non sans gène. Assez vexé de s'être fait prendre son arme par un gamin car c'est comme tel qu'il le considérait, l'homme lui attrapa violemment son arme et lui jeta un regard des plus furieux.

Il aurait aimé en faire plus mais la présence de son supérieur lui en empêchait. Pour Akira ce n'était aucunement un gamin, son visage en avait les traits mais dans sa tête il devait enfin être prêt pour la guerre. Car c'était bien ça qui l'attendait, une guerre non officielle face aux russes. Il devait avoir le mental suffisant pour ça, et il l'avait.

" A partir de maintenant chaque acte que tu feras, chaque action que tu entreprendras, chaque mot que tu cracheras, laissera une signature derrière lui, du nom de Bushido. Dès à présent, réfléchit avant d'agir et ne commet rien qui puisse porter préjudice à la famille. Reste aussi très vigilant, car ici tout ce qui est ou à des origines russes sont tes ennemis. "


Akira expliqua cela ainsi mais c'est en fait pour lui souhaiter la bienvenue dans le clan. Cela ne voulait pas dire non plus qu'il était totalement conquit par ce jeune homme et qui pouvait lui honorer la classe que lui donnait la lettre, non loin de là. Mais déjà c'était un bon début pour Ryû.

" Dis-moi Ryû tu as de la famille ici ? Une tante, une femme ou même une fille ? "

Cela aurait pu paraître étrange, mais oui, Akira venait de lancer ça comme ça même si cela n'avait pas vraiment de lien avec le reste. Aussi le japonais n'aimait pas se répéter, il ne disait qu'une seule fois les choses. Pour lui, ça devait être clair et même si finalement il ne connaissait encore que très peu ce garçon, Akira pensait qu'il allait retenir ce qu'il lui avait dit.



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Ryû Nakazawa
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MessageSujet: Re: 17319 Yens [Akira]   Lun 1 Nov - 23:28

Il aurait bien voulu lancer un: "adieu monde cruel, ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie...", mais cela aurait fait un peu trop. Il avait la responsabilité d'en finir avec sa vie, c'était l'ordre de l'Oyabun. Il avait dit qu'il devait presser la détente, c'était donc ce qu'il allait faire. Son doigt pressa doucement la détente.

" Arrête...pas besoin d'aller plus loin j'en aie largement assez vue. "

Ryû s'arrêta. Hein? Il ne voulait pas pas qu'il se tue? Bah pourtant c'était son ordre, non? L'opinel relacha la détente et baissa l'arme, toujours dans sa posture soumise et obligeante. Un homme s'approcha, celui à qui il avait pris l'arme et tendit le bras pour reprendre son pistolet. L'homme de main le fusilla du regard alors que Ryû lui adressait un sourire enfantin, chargé de joie et de malice. Il se laissa arracher l'arme des mains, enfin presque.

" A partir de maintenant chaque acte que tu feras, chaque action que tu entreprendras, chaque mot que tu cracheras, laissera une signature derrière lui, du nom de Bushido. Dès à présent, réfléchit avant d'agir et ne commets rien qui puisse porter préjudice à la famille. Reste aussi très vigilant, car ici tout ce qui est ou a des origines russes sont tes ennemis. "

Son attention pivota sur son maître, malgré son regard de nouveau tourné vers le sol, toujours agenouillé, toujours soumis. Il inclina plusieurs fois la tête pour confirmer qu'il avait bien entendu les dires de l'Oyabun et qu'il les acceptait. Dans cette ville, ceux qui tenteront de faire du mal à la famille seraient les russes alors... Il y ferait donc attention. Comme lui avait demandé Bushido.

" Dis-moi Ryû tu as de la famille ici ? Une tante, une femme ou même une fille ? "

- Ma famille biologique n'existe plus. Il n'y a que le Clan Bushido maintenant. C'est vous, ma vraie famille... Il y a Suzume aussi. C'est elle qui s'occupe de moi, à la maison. Matsumoto-sama lui a trouvé un travail sur le port. Elle n'est pas une yakuza et n'a pas de rapport direct avec la famille.

Que les autres se fichent de sa tronche, il s'en foutait royalement. Il n'était pas là pour faire le ménage ou la cuisine. Suzume était sa bouée de sauvetage, c'était la seule pensée qui le ratachait à la Terre ferme. Sans Suzume, il serait devenu fou depuis bien longtemps maintenant. C'était elle qui arrivait à le calmer. Après tout, il n'était encore qu'un gamin et il ne savait pas quoi faire quand il se retrouvait seul, il avait besoin de cette présence féminine. Suzume était quelqu'un d'important, il était peut-être particulièrement intelligent, mais il n'y connaissait rien en matière de corvée à la maison. Cuisiner, il n'avait jamais appris, pour être tout à fait franc, il était presque certain de pouvoir cuisiner si on le lui montrait, mais il n'avait jamais été tenté et puis il y avait toujours eu Suzume. Il avait répondu à son maître, parce que ce dernier avait posé une question. Il avait dit l'entière vérité, parce qu'il était loyal, honnête. Sa famille n'existait plus, elle était encore en vie, certainement encore à Nara, mais il avait juré fidélité à sa nouvelle famille, donc ses parents, il ne devait plus avoir de liens, c'était Matsumoto qui le lui avait dit et enseigné. Il n'y avait donc plus que les yakuza. Le tatouage dans son dos en était la preuve formelle. Il était un membre de la mafia japonaise, et il appartenait à une famille, c'était tout ce qui comptait. C'était eux leur famille et l'Oyabun en était le chef. Point final, cela en finissait là. Et puis il y avait Suzume. Elle était différente, elle était un récif sur lequel il pouvait s'accrocher dans la tempête de la vie. Ca aussi c'était important, elle ne faisait pas partie de la famille, mais elle était là, elle était différente.
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Akira Bushido
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MessageSujet: Re: 17319 Yens [Akira]   Sam 13 Nov - 19:51

Le jeune garçon acquiesça à tous ces dires, ce qui ne put que réjouir Akira. Enfin c'était chose normal, c'était comme ça et il suivait le bon chemin à prendre. Sa dernière question, même si elle était un peu hors sujet mais en fin de compte pas tant que ça. Car oui, Akira n'en avait peut être pas l'air mais tout ce qu'il disait au final se rejoignait. Il fallait savoir aussi que chaque information était précieuse quand bien même elle soit réelle bien sur. Donc sa question avait été posée et avait besoin d'une réponse fiable.

Ne pouvant vérifier la vérité pour l'instant, Akira se résiliait à croire que ce jeune homme était fidèle et n'oserait pas mentir face à son supérieur. Il énonça en effet le nom d'une jeune femme à qui il semblait particulièrement tenir. Il y mit même les détails et expliqua qui elle était pour lui. Certains des hommes auraient voulu lâcher un petit rire, c'était vraiment un gosse à leur yeux. Surtout celui qui s'était fait arracher son arme qui déjà n'aimait que très peu son comportement enfantin. Mais rien, personne ne bougea voyant que leur chef ne démordait pas de son sérieux habituel et de son visage toujours aussi neutre. Aussi décida-t-il d'ajouter.

" C'est bien. J'ignore ce qu'elle est vraiment pour toi, à quel point vous êtes intime tous les deux, mais n'oublie pas de faire attention à elle. Si elle n'est aucunement mêlé à nos affaires, alors ne la met pas en confidence quand il s'agira d'une affaire importante qui est lié à la famille. Protège-là en l'écartant de tous ça, c'est tout ce que je peux te conseiller. Après bien à toi d'en faire ce que tu désirs... "

Ce fut ces derniers mots sur le sujet. Akira lui laissait ce même conseil, chose qu'il faisait avec sa propre femme. Peut être que cette Suzume ne pourrait comprendre d'être mit à l'écart mais elle devait savoir que c'était la meilleure solution pour la préserver de la mort. Il avait déjà fait l'expérience avec sa femme autant que cela serve. Maintenant Akira voulait passer à autre chose. Rentrer encore plus dans le vif du sujet, voir à quel point serait-il prêt à agir.

Il semblait fiable et semblait aussi savoir comprendre ce qu'était le mot loyauté. Maintenant il restait à voir son efficacité en tant que yakuza. Quelle limite s'était-il fixé, comment faisait-il pour satisfaire un ordre. Tout ça devait être mit au clair. Le chef de la famille Bushido se mit une fois de plus à fouiller dans son bureau et cette fois-ci par contre il put enfin trouver ce dont il avait besoin. Finalement il arrivait à s'y retrouver.

" J'aimerais dire que ta venue tombe bien et au bon moment mais j'ai pour principe de ne rien laisser au hasard. Le hasard peut souvent vous arracher une victoire. Aussi je pense que ta venue devait se faire aujourd'hui pour que tu puisses résoudre une minime affaire qui gène la famille. "

Akira semblait penser, puis fixa Ryû un instant avant de se plonger sur la feuille qu'il cherchait quelques minutes plus tôt. Ce n'était qu'un petit bout de papier où étaient griffonnés quelques mots. Mais ces mêmes mots avaient une certaine importance quant à l'affaire qui allait bientôt lier la nouvelle recrue parmi les rangs.

Akira prit tranquillement son temps avant de reprendre. Rien ne pressait mais aussi pour voir peu à peu qui était la personne devant lui. Il en avait certes déjà pas mal vue mais chaque réaction, chaque manière compte, c'est tout un ensemble qui caractérise chaque personne et donc nous caractérise chacun.

" Voilà, en fait j'aimerais que tu t'occupes d'un mauvais payeur. C'est un dealer nouveau en ville qui vend sur une partie de notre territoire sans payer une taxe. Car oui, tu dois savoir que toute personne qui décide d'avoir un commerce légal ou illégal et fait de l'argent sur la partie qui appartient à la famille, ce doit de payer une taxe. C'est tout à fait normal. On lui a déjà rendu une première visite mais apparemment il n'a toujours pas compris puisque personne n'a touché cette taxe. Aussi j'aimerais que tu ailles récupérer cette taxe avec une petite majoration pour le retard engendré. "

Après avoir minutieusement inspecté le petit bout de papier depuis un certain moment, il glissa ce même objet vers Ryû.

" Dessus sont inscrits le nom et lieu où tu pourras le trouver. C'est un night-club où il traine la plupart du temps pour vendre sa marchandise. Sache qu'il ne t'a jamais vue. Donc voilà, Mitsuo va te fournir une arme et ce dont tu auras besoin. Il te conduira là-bas quand tu te sentiras prêt. Des questions ou quelques choses à ajouter ? "

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Ryû Nakazawa
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MessageSujet: Re: 17319 Yens [Akira]   Dim 14 Nov - 11:39

Devant les yeux d'Akira se tenait Ryû Nakazawa, surnommé l'Opinel. Ryû n'était pas ce qu'on laissait croire en le regardant. Un gamin un peu farfelu, les cheveux décolorés, perdu peut-être au milieu de tous ces adultes. Non, pas seulement. Agenouillé dans cette pièce silencieuse, se tenait le produit de longues années de dressage intensif, rigoureux, mais surtout discret. L'Oyabun Matsumoto de Kobe n'était peut-être pas le plus puissant Yakuza du pays, peut-être même pas du Kansaï, la région où se trouve Kobe, mais il avait quelque chose que personne n'avait pas: l'art de la persuasion et une patience infinie. Il avait repéré le petit génie alors que ce dernier avait seize ans, sortant du lycée. Il le prit sous son aile et transforma le garçon innocent en une machine à tuer. Si Ryû avait émit des protestations quant à l'assassinat et toutes les activités illégales des yakuza, Matsumoto, par la force de ses mots avait réussi à persuader le gamin. Depuis l'année de sa sortie du lycée, jusqu'à aujourd'hui, pendant ces huit longues années, le jeune japonais avait été conditionné, éduqué, élevé, pour n'obéir qu'aux ordres. Depuis toutes ses années, si Rypu voyait en Matsumoto un nouveau père et un homme à protéger coute que coute, l'Oyabun regardait le gamin comme un présent inestimable qu'il offrirait pour sur à celui en qui il avait une dette colossale. Jamais il n'aurait pu envoyé un homme de main banal, basique, normal, cela aurait fait très mauvais genre et peut-être que Bushido l'aurait mal pris, non, surement d'ailleurs. Alors que Ryû était différent, par sa gaité, par son innocence, par son génie enfui dans ce corps de gamin, il était un ange destructeur. Bushido n'avait aucune idée de ses capacités. Aveuglé par une loyauté éternelle, l'Opinel était le jeune homme parfait à envoyé, cela avait pris un peu plus de temps que Matsumoto le désirait, mais au moins il était certain que Bushido apprécierait le résultat. La dette était payée.

Ryû hocha la tête une seule fois prenant en compte les paroles de son oyabun. Il protègerait Suzume, c'était une promesse. Elle en savait bien plus qu'il n'y paraissait, mais elle aussi, avait été conditionnée par les mots de Matsumoto. Ce qui l'intéressait, c'était protéger Ryû et si ce dernier était un yakuza, un tueur ou pire encore, elle le ferait et tairait à jamais ce qu'elle savait. De la nouvelle famille yakuza pour laquelle Ryû travaillait, elle ne savait de toutes manières pas grand chose. Ryû ne dirait rien à Suzume, comme Bushido-sama venait de lui ordonner. Elle allait lui sourire, hausser les épaules et dire une phrase du genre: "je le savais déjà"... Suzume le connaissait trop bien, surement.

" J'aimerais dire que ta venue tombe bien et au bon moment mais j'ai pour principe de ne rien laisser au hasard. Le hasard peut souvent vous arracher une victoire. Aussi je pense que ta venue devait se faire aujourd'hui pour que tu puisses résoudre une minime affaire qui gène la famille. "

Si le premier test avait été pris au sérieux par Ryû qui aurait fait n'importe quoi pour satisfaire son nouvel oyabun, cette fois, le génie vit le rapprochement. Ne rien laisser au hasard, il était d'accord, les aléas étaient beaucoup trop nombreux pour laisser faire les choses telles qu'elles. Néanmoins, il semblait fort étonnant que cette minime affaire qui gênait la famille soit à résoudre pile poil le jour de son arrivée. Un nouveau test. Qu'importe, que cela soit un test ou une mission véritable, il ferait ce qu'on lui ordonnerait. Un sourire angélique traversa ses traits. Il allait pouvoir occuper ses mains qui depuis tout à l'heure commençaient à vouloir gigoter toutes seules. Encore agenouillé par terre, Ryû utilisait toute sa force de persuasion pour ne pas bouger, mais bientôt il craquerait. Et visiblement cette nouvelle affaire à résoudre était son ticket de sortie. Il avait hâte et perdit subitement patience, redressant la tête, son visage toujours illuminé par ce sourire de gamin espiègle.

" Voilà, en fait j'aimerais que tu t'occupes d'un mauvais payeur. C'est un dealer nouveau en ville qui vend sur une partie de notre territoire sans payer une taxe. Car oui, tu dois savoir que toute personne qui décide d'avoir un commerce légal ou illégal et fait de l'argent sur la partie qui appartient à la famille, ce doit de payer une taxe. C'est tout à fait normal. On lui a déjà rendu une première visite mais apparemment il n'a toujours pas compris puisque personne n'a touché cette taxe. Aussi j'aimerais que tu ailles récupérer cette taxe avec une petite majoration pour le retard engendré. "

Sans se presser, tout du moins sans montrer qu'il était horriblement pressé de sortir d'ici et de mettre fin à cette affaire, il saisit délicatement le morceau de papier, le lut. Pendant ce temps, Bushido expliqua encore quelques petits détails et lui demanda s'il avait des questions. Le regard de l'Opinel s'éleva encore, mais ne regardait toujours pas son oyabun droit dans les yeux, cela aurait été inconvenant. Sa bouche se déforma, réfléchissant. Il devait aller voir ce bonhomme, que visiblement Mitsuo connaissait, il devait récupérer la taxe plus un supplément et revenir. Des questions? Oui! Il inclina la tête une fois avant de demander, dans la plus grande innocence qui soit.

- C'est qui Mitsuo?

Quand il eut sa réponse, il sauta sur ses pieds, ramassant en même temps son katana à terre. Hum, en y réfléchissant, c'était pas vraiment un pays qui acceptait les longues armes blanches, il allait lui falloir autre chose pour se balader en ville, quelque chose de plus discret. L'Oyabun avait dit qu'il pourrait avoir une arme s'il voulait. D'accord, mais les armes à feu étaient tellement déplaisante, ça faisait du bruit, fallait des munitions et ce n'était pas pratique quand la personne à tuer était à portée de main, c'était très salissant en plus. Il trouverait bien un ou deux couteaux à dissimuler sur lui, mais ça, d'après l'oyabun, il l'aurait s'il le demandait à Mitsuo, donc mieux valait savoir c'était qui, Mitsuo. Il allait pouvoir s'occuper les mains, il était donc impatient d'aller rencontrer ce dealer pour négocier... ou pas...

- Je peux y aller maintenant?
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MessageSujet: Re: 17319 Yens [Akira]   Mar 21 Déc - 22:48

Ce n'était pas pour un temps, ce serait pour toujours. Ryu n'en savait rien mais dès lors qu'il aurait totalement fait ses preuves, la famille Bushido à pour principe de ne pas délaisser ses fidèles. C'était comme-ci il était enchainé à la famille sans vraiment l'être. Akira n'en disait jamais trop sur quelle importance un homme représentait à ses yeux mais il savait toujours leur montrer de la gratitude.

Malgré qu'il soit dur, ou pouvait même paraitre froid et impassible, il savait que sans eux, il ne pourrait pas bouger son empire. Tu m'es fidèle alors je serais t'accueillir dans mon royaume avec tout ce qu'il y aura avec. Akira ne s'occupait pas seulement de donner ses ordres comme à un pion qu'on pouvait bouger sans avoir grand intérêt. Non c'était plus que ça à ses yeux, il observait tout.

Et dans cet homme-là, le jeune Ryu qui semblait si fougueux et si jeune, devait dormir une âme violente. C'était ce qu'il lui fallait. Le chef de famille attendra bien sûr l'appel de son homme de main pour lui certifier que le test était passé, mais déjà il avait des plans pour lui. Ce genre d'homme on en a toujours besoin. Ceux sur qui l'on peut compter, avoir confiance et qui jamais nous trahira.

Jamais ne flanchera devant un policier ou même une scène de torture. Qui jamais n'appliquera son supérieur pour sauver sa vie, préférant donner la sienne pour sauver celle de son supérieur. Ca c'était un homme, un yakuza digne de porter ce nom, enfin un homme digne de rentrer dans la famille. Akira fit un signe de la main à l'un de ses hommes de se rapprocher.

" Je te présente Mitsuo, vois avec lui pour ce dont tu auras besoin. Tu n'as qu'à demander et il te le donnera tant que ça reste dans le raisonnable. "

Akira entendait par là que tant que ça restait des armes simples à porter et ou dissimuler. Pour les armes lourdes, ça devise était d'en fournir à ses hommes quand le moment était voulu. Genre de grandes interventions ou autre, là il y avait toujours des limites et s'il avait dit ça ce n'était pas contre Ryu. C'était juste qu'à chaque fois il le disait question à ne pas avoir à déblatérer sur la question plus tard.

Et puis il demanda à sortir, jeune et impatient mais peu importe tant qu'il remplirait son job, cela aillerait parfaitement au chef Bushido. Seulement avant que notre jeune homme puisse profiter de sa nouvelle vie au sein de la famille, Akira voulait ajouter une dernière chose. De nouveau son bureau se retrouva fouillé par son patron, il en sortit un portable, tout beau tout neuf.

" Une dernière chose, voilà ton nouveau téléphone, toutes les deux semaines tu en n'aura un nouveau. C'est une sécurité en plus mais cela n'empêche pas qu'on ne dit rien qui puisse concerner les affaires aux téléphones. "

Akira pivota sur son siège, se leva et se retourna pour une dernière fois observer ce jeune homme. Il savait qu'il allait le faire, qu'il allait réussir et ce parce qu'il venait de prouver tant de choses en quelques secondes. Demander aux gens que vous connaissez, à vos amis et vous verrez si vous en trouvez vous des hommes qui sont prêts à se coller une balle dans la tête seulement parce que son supérieur lui en à donner l'ordre.

S'il était prêt à mourir pour lui alors il serait prêt à tout. Rien n'empêche l'autre, tout de même, il est toujours bien d'être sur de soi avant vraiment de lui laisser sa place. Question de ne rien laisser au hasard. Il finit donc ce bref entretient avec son nouvel arrivant par cette dernière phrase. Chacun pouvait aller à ses occupations, car Akira avait encore beaucoup à faire.

" Tu peux y aller maintenant. "

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Ryû Nakazawa
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MessageSujet: Re: 17319 Yens [Akira]   Mar 4 Jan - 17:10

Le bonhomme s'approcha et Ryû lui offrit un grand sourire digne d'un gamin espiègle devant le bonhomme tout rouge dans les supermarchés et qui veut son cadeau de Noël. C'était lui Mitsuo. Il s'inclina respectueusement, visiblement l'homme était plus âgé, même s'ils étaient tous les deux des hommes de mains de Bushido. En fin de compte, Mitsuo restait tout de même le grand frère de Ryû. Le gamin attendit d'autres recommandations, mais aucune autre ne vint. Il regarda ensuite le bout de papier sur lequel était inscrit l'adresse et le nom du bonhomme, but de son expédition. Puis, il reposa le morceau de feuille sur le bureau. Il avait déjà retenu tout ce qu'il y avait à savoir, pas besoin qu'il se fasse prendre avec, si toutefois il était capturé, par l'autre camps ou par la police. Il retiendrait tout dans sa tête. Il se demandait s'il fallait dégommer le mauvais payeur ou bien simplement lui faire peur. Bah, l'Oyabun n'avait rien dit quant à la destinée de ce sous-fifre, donc il verrait sur place, et ajusterait la punition. Alors qu'il était tout à ses pensées, Bushido reprit la parole et le gamin redressa vivement la tête pour l'écouter. Il saisit le téléphone avec révérance et indiqua d'un signe de tête qu'il avait compris. Il reviendrait changer ce téléphone dans deux semaines, comme le chef yakuza venait de lui dire. Il ne donnerait le numéro à personne d'autres et se contenterait d'accepter les ordres sans ajouter quoi que ce soit aux paroles si cela concernaient les affaires.

" Tu peux y aller maintenant. "

Le gamin hyperactif se remit debout avec une si légère impulsion qu'on aurait cru qu'il ne pesait pas plus qu'une plume, il replaça le katana à la garde rouge à sa ceinture. Il avait prouvé sa loyauté à l'Oyabun, il n'y avait plus à craindre pour le chef, non? Il s'inclina pourtant, une fois de plus devant son chef incontesté et sortit de la pièce, entrainant Mitsuo par la manche comme un gamin entraine sa mère dans les magasins pour qu'elle lui paye des bonbons ou un nouveau jouet.

- Dis, dis, dis, j'peux avoir un couteau... grand comme ça? Oh, non, j'ai mieux... deux. Ca sera plus pratique.

Non, il ne voulait pas d'arme à feu, pas pour une mission comme ça, un couteau, ça suffirait amplement. Les petites frappes prenaient peur pour la moindre chose, et même si la ville était devenu l'Enfer sur Terre, il y avait toujours quelque chose pour laquelle les hommes se dégonflaient. Quoi que lui, on ne l'aurait jamais comme ça. Enfin, là n'était pas la question. Il irait les mains dans les poches à ce gugus qui ne payait pas. Il lui ferait cracher ce que l'Oyabun avait demandé et il rapporterait la preuve.


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